Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 21:08

 

C’EST  QUOI  L’AMOUR ?

 (Extrait d'une émission de radio animée par Sylvia DARVE)

C'est l'un des sujets les plus discutés                                                                                                   

§        par ceux qui le vivent, qui en souffrent et font une quête perpétuelle,

§        par les artistes qui écrivent l’amour, le déclame, le chante, l’illustre, le sculpte…

§        par les professionnels et les scientifiques qui l'étudient sous toutes ses formes (tous les psys, sociologues, neurologues, éthologues, ethnologues, sexologues, …)                        

§        Autrefois, on pensait qu’il était le fruit du hasard, d’un heureux hasard.                                 

§        Aujourd’hui, nous savons que le hasard a peu de place et que ça se passe d’abord dans la tête

Et contrairement aux idées reçues, le "coup de foudre" est plutôt rare.

 

Pourquoi ce sentiment si particulier pour une personne et pas une autre ?

Mais pour qu’une simple rencontre se transforme en attirance et en amour, il faut qu’il y ait une "révélation" : un regard, un geste, une façon d’être qui attire notre attention et provoque une émotion.

Pour que l’autre accroche notre regard, il doit porter en lui quelque chose qui nous ressemble ou qui correspond à notre attente.

Il faut un double miracle dans une rencontre pour qu’il y ait ce "choc amoureux".

  • d’une part être deux dans le même état d’esprit au même instant ;
  • d’autre part éprouver une affinité particulière l’un pour l’autre.

Comment peut-on être sur d’être amoureux ?

 

ASPECTS  PHYSIOLOGIQUES  DU  SENTIMENT  AMOUREUX

Nous connaissions déjà les manifestations perceptibles et les perturbations des émotions amoureuses (palpitations, gorge nouée, impatience, rougeurs, incapacité à se concentrer etc.)                                         Mais des neurologues, chercheurs universitaires britanniques, ont réussi à localiser et visualiser les manifestations cérébrales de l’amour, grâce au scanner à résonance magnétique (IRM).

 

Comment peut-on visualiser scientifiquement l’amour ? 

§        Les deux chercheurs ont recruté des volontaires dont la seule caractéristique devait être d’être "follement amoureux".                                                                                                       

§        Ils ont d’abord utilisé un détecteur de mensonges pour vérifier les émotions amoureuses des volontaires.

§        Puis ils ont scanne une première fois le cerveau de ces volontaires amoureux.                     

§        Ensuite, l’équipe a montré des photos de l’être aimé et celle d’un ami du même sexe que leur partenaire.

§        Alors que les photos d’amis n’ont provoqué aucun effet visible, la vue de leur conjoint follement aimé a activé quatre parties du cerveau inactives lors de l’examen précédent. 

Les chercheurs ont été surpris par la différence de réponse très marquée entre les deux types de réaction.

 

Ces zones du cerveau ne servent qu’à l’amour ?

Ces parties du cerveau sont les mêmes que celles qui sont actives dans les états d’euphorie générés par des substances psychoactives telles que la cocaïne.

D’autres recherches avaient identifié les zones du cerveau associées à la douleur, la peur ou la joie.

 

Certains pourraient vouloir vérifier la véracité de  l’amour de leur conjoint ? 

Pour ceux qui doutent des sentiments de leur partenaire, l’utilisation d’un IRM pourrait constituer un test d’amour… Cependant l’IRM est très chère, et pourrait remettre en cause la confiance et l’intimité.

 

On dit également que c’est une question d’hormones 

C’est un aspect biologique. Quand on tombe amoureux, il se crée une réaction chimique en chaîne de 5 hormones différentes, parmi les 250 substances qui sont présentes dans le cerveau des amoureux.

 

Dès la première rencontre, si vous êtes tous les deux disponibles et prêts à vous ouvrir à l'autre vous comprenez qu'il se passe quelque chose et ressentez une impression familière, comme si vous l'aviez toujours connu(e). Vous vous retrouvez un peu en elle et elle en vous.

 

§        1ere réaction chimique: l'organe voméronasal capte les phéromones de l'autre.                                       

§        C’est alors que la phényléthylamine envahit vos cerveaux.

§        Puis la dopamine se met en action et c'est l'amour passion.

§        Avec de l’oxytocine et des endorphines, cette passion se transformera avec les années en attachement, c.a.d. en amour qui dure même si les émotions sont beaucoup moins fortes.

 

Nous avons aussi évoqué les phéromones dans une autre émission

Les phéromones sont des molécules invisibles, inodores et volatiles produites par les glandes apocrines situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines.                                                           

Ces phéromones ne sont pas captées par la muqueuse olfactive mais par un second système de l'odorat, l'organe voméronasal.  On a longtemps cru que cet organe, très actif chez les animaux, ne fonctionnait pas chez l'homme.

 

Est-ce que ces phéromones sont les mêmes chez l’homme et la femme ?                                                                       

·        Chez l’homme, l'androsténol est un des composés de la sueur « fraîche »

·        Chez la femme, la copuline se trouve dans les sécrétions vaginales.

 

Ce sont les principales phéromones sexuelles. Elles auraient de réels effets attractifs ou répulsifs entre deux personnes selon qu'elles sont compatibles ou pas.                                                              

Si elle nous est agréable, l'odeur d'une personne, nous permet de nous sentir bien et en sécurité.

On ne tombe pas amoureux d'une personne que l'on ne peut pas « sentir ».

(L’efficacité des parfums aux phéromones n'a jamais été démontrée chez l'être humain.)

 

La phényléthylamine (PEA)

Appartient à la famille des amphétamines que l'organisme produit naturellement. Quand nous sommes très amoureux, nous produisons une grande quantité de phényléthylamine, ce qui entraîne des effets excitants semblables à ceux causés par certaines drogues ou par des sports extrêmes. 

  • Les amateurs de chocolat connaissent déjà les effets de cette hormone.
  • La PEA réduit l'appétit et provoque une certaine hyperactivité.                                       
  • On a observé que lorsque deux personnes sont amoureuses, la PEA atteint le même niveau. 

Ensuite, la PEA stimule le relâchement de la dopamine

 

3)   La dopamine     

§       Ce neurotransmetteur est un euphorisant qui agit sur plusieurs processus physiques et psychologiques.                                                                                                                     

§        La dopamine est entre autres intimement liée au système limbique, une zone du cerveau qui est le siège des émotions et des fonctions vitales comme la soif, la faim et la sexualité.               

§       La dopamine permet de renforcer certains comportements qui nous apportent du plaisir. Lorsqu’un événement est plus heureux que ce que l’on espère, la dopamine émet un signal de bonheur dont les effets euphorisants nous poussent à répéter l’expérience. On voudrait être toujours ensemble, on se téléphone dix fois par jour, on voudrait que ça dure toujours.


Et ça peut durer toujours ?
                                              

Non, car peu à peu, l'organisme s'habitue à la phényléthylamine et le sentiment d'allégresse s'atténue.

§        Les uns découvriront l’amour tendresse qui remplacera les émotions fortes de la passion, grâce à d'autres hormones, l'oxytocine et les endorphines.                       

§        Mais les « accros » à la PEA iront de conquête en conquête pour tenter de retrouver les effets euphorisants de la phényléthylamine.

 

4)    L'oxytocine                                  

§        l'oxytocine est libérée dans le cerveau et dans le système reproductif chaque fois que nous touchons quelqu'un que nous aimons. Les études avaient déjà démontré une augmentation de l'oxytocine pendant l'orgasme.                                                                                           

§        Chez la femme, on la remarque également pendant l'accouchement et l'allaitement.   

§        On sait désormais qu'elle augmente aussi notre sensibilité au toucher et nous porte au rapprochement et aux étreintes. C'est une sorte de « colle hormonale » qui nous garde ensemble longtemps, même après l'épuisement de la phényléthylamine.                                              

§        Cet effet est peut-être plus fort chez la femme à cause de son lien avec l'œstrogène, mais le toucher demeure, pour les deux partenaires, la meilleure façon de conserver le niveau d'oxytocine nécessaire pour faire durer le couple.                                                                                

§        On pense même que l'oxytocine pourrait avoir un effet sur le vieillissement. Une étude a démontré que les personnes qui faisaient l'amour trois fois par semaine dans une relation stable paraissaient dix ans plus jeune que leur âge!


5)   Après la passion, les endorphines

Après le sevrage de la phényléthylamine, le cerveau commence à produire d'autres hormones, les endorphines qui possèdent les mêmes propriétés que la morphine (calment, soulagent la douleur et réduisent l'anxiété).

Le sentiment de bien-être qu'elles procurent se traduit par une relation affective très forte que l'on ne veut pas interrompre.

Vous retrouvez à nouveau votre libre arbitre, pour vous exprimer, manger et dormir en paix. C'est l'amour attachement, l'harmonie complète. Un bonheur tranquille qui peut durer des années.

Les chercheurs ont recensé environ 250 substances différentes dans les cerveaux amoureux…

 

ASPECTS  PSYCHOLOGIQUES  DU  SENTIMENT  AMOUREUX

 

Les premiers temps d’une relation sont très importants. C’est le moment de la découverte de l’autre, de la recherche d’un mode de fonctionnement à deux, d’un nouvel équilibre.

 

Et la psychologie dans l’amour ?

Aventure d'un soir ou amour d'une vie, la rencontre est décisive. Au-delà de l’émotion, quand on rencontre l'autre on se raconte toujours une histoire...

§        Une rencontre, c'est toujours une part de soi qu'on retrouve dans l'autre.

§        Mais surtout, nous mettons en place des stratégies inconscientes  pour masquer la peur d'aimer.

§        Car s'engager, c'est renoncer à d'autres possibles  inconsciemment, on en veut à celui qu'on aime. Chacun à son insu développe une stratégie de fuite.

 

Nous avons donc tous les mêmes réactions ? 

Non, j’ai sélectionné 4 comportements plutôt pathologiques, mais très fréquents.

 

Ä  Ceux et celles qui partent battus d'avance 

Des doutes vous assaillent dans l'attente du prochain rendez-vous. Vous vous trouvez affreux, inintéressant, et l'autre a sûrement mieux à faire qu'à rappeler quelqu'un d'aussi insignifiant que vous.

Ce phénomène n'épargne personne, surtout ceux qui souffrent d'un manque de confiance en eux, c’est la peur de le décevoir. En l'absence de l'élu, le monologue intérieur s'accentue.

Pour y remédier : cultivez l'estime de soi. Il suffit de repérer les propos négatifs, de les refuser énergiquement et de faire la liste de vos qualités, de vos points et de ce qui vous rend unique. faites vous aider par vos amis, demandez-leur ce qu’ils aiment en vous, vous serez certainement surpris…


Ä  Ceux et celles qui idéalisent l’être aimé

L’autre est parfait, c’est la perle rare, l’être idéal. Vous êtes faits l'un pour l'autre. L'état amoureux idéalise l'être aimé. Au début d'une relation, on projette nos fantasmes de bonheur sur lui.

Ce n’est pas lui que vous aimez mais l'image que vous en avez. Il faut le savoir, après l'illusion vient la désillusion. Avec le train-train quotidien vous découvrirez qui il ou elle est vraiment.

Donc évitez l'éblouissement du tout début qui conduit à l’illusion ! Pour cela, faites la part entre la réalité et votre imagination. Quelles sont ses qualités et ses faiblesses ?  Sans pour autant pointer ses défauts pour les lui reprocher, prenez conscience des petits travers qu'il pourrait améliorer…

 

Ä  Ceux et celles qui s’oublient au profit de l’élu(e) de leur cœur

Vous êtes un dépendant amoureux si comme dans la chanson d’Edith Piaf, l’hymne à l’amour, vous êtes prêt(e) à tout pour gagner ses faveurs, même à plaquer vos amis, à changer toutes vos habitudes... Si vous laissez l'élu décider de tout. Si ses besoins  et ses désirs sont plus importants que les vôtres...

Le problème dans ce cas, c’est la difficulté d'être seul. Quand on fait tout pour s'adapter au désir de l'autre on risque surtout de le perdre. Car si cette dévotion peut sembler flatteuse, il va rapidement être submergé par l’obligation de tout décider sans pouvoir partager. Il va être déçu de découvrir que le ou la partenaire n’a pas de désir ou n’est pas capable de les exprimer. C’est le contraire de la vie, c’est étouffant et rapidement invivable. 

Pour y remédier : prenez le risque de déplaire pour plaire. Ce sont vos qualités qui lui ont plu. Donc cultivez votre personnalité. Dites vos désirs. Continuez vos activités et entraînez-vous à sortir sans lui ! Laissez-lui l’opportunité de vous désirer, d’avoir envie de vous plaire…

 

Ä  Ceux et celles qui ne vivent pas l’instant présent

·        A peine séduit(e) vous lui racontez votre vie en détail

·        ou le (la) comparez avec votre ex.

C’est une façon inconsciente de le (la) tester. Pire, toujours inconsciemment, c’est une façon de le (la) faire fuir et d’échapper ainsi à une nouvelle relation qui vous fait peur.

·        Ou bien, dès la rencontre, vous vous projeter dans le futur et faites des projets d’avenir sans avoir eu le temps de vous découvrir.

 Vivez le moment présent. Reprenez « contact » avec votre partenaire. Plongez-vous dans le monde des sensations : attrapez son regard. Ecoutez ce qu’il (elle) vous dit !

 

Même si ça n’a rien à voir avec l’amour, on dit que les hommes perdent facilement la faculté de réfléchir en présence d’une femme attirante,

Des scientifiques l’ont montré, la testostérone nuirait aux neurones ! Des chercheurs canadiens ont proposé à des étudiant(e)s deux possibilités :

  • Recevoir tout de suite une petite somme d'argent (de 15 à 35 Euros)
  • ou accepter de recevoir 50 à 75 Euros, mais dans les semaines ou les mois à venir.              

Le choix logique est d'accepter la plus grosse somme d'argent…

    Mais les scientifiques ont ajouté un paramètre : ils demandaient à certains de faire ce choix en admirant des photos de femmes ou d'hommes considérés comme attirants.

     

    Quels ont été les résultats ? 

    ·        Dès qu'ils aperçoivent une femme séduisante, les hommes ne sont plus capables de faire les bons choix ! Apparemment, les hommes auraient ainsi leurs capacités de réflexion court-circuitées par une femme qu'ils jugent attirante. Les scientifiques n'ont pas d'explication claire de ce phénomène.

    ·        Les femmes ne modifient pas leur choix (la plus grosse somme plus tard) après avoir vu un homme "attirant". Mais celles-ci ont d'autres réactions incontrôlables face à l'âme sœur…

     

    THEORIES  PSYCHANALYTIQUES  DU  SENTIMENT  AMOUREUX

    Voici 2 théories psychanalytiques

     

    Les théories de la passion de Freud 

    Freud a mis en évidence qu’on ne rencontre que ce qui existe déjà dans son propre inconscient. " Trouver l’objet sexuel (l’objet aimé) n’est, en somme, que le retrouver ", telle serait la loi du désir humain.

    En d’autres mots, on est attiré par l’autre parce qu’il entre en résonance avec le petit enfant qu’on était et qui demeure au fond de soi.

    Tout le monde porte en lui la nostalgie du premier amour, idéalisé, qu’est l’amour maternel.  En effet, l’amour du parent est le premier connu, inconsciemment on en ressent toujours la nostalgie. On souhaite alors le retrouver.

    En fait, l’être aimé ne correspond pas au père ou à la mère réels, mais aux images inconscientes qu’on s’en fait.

    L’espace amoureux n’est ni tout à fait réel ni tout à fait fantasmé, il est entre les deux, c’est-à-dire transitionnel. 

     

    Théorie triangulaire de l’amour de Sternberg

    Selon Sternberg, l’amour doit être constitué de trois pôles essentiels.

    On retrouve la passion, l’intimité puis l’engagement.

    S’il manque une de ces trois caractéristiques, ce n’est pas de l’amour. Ce sont alors relations différentes, comme l’amitié, en fonction de l’élément qui manque.

     

    La passion

    §        Est caractérisée par un désir physique, penser à l’autre et en avoir envie lorsqu’il est absent. Elle serait définie en termes d'éveil, de motivation.                                                                     

    §        Elle répondrait aux besoins d'estime de soi, d'affiliation, de domination ou de soumission, d'actualisation de soi.                                                                                                        

    §        Elle implique souvent des émotions très intenses.

     

    L’intimité implique un sentiment de confort et de tendresse dans la relation 

    §        Est un support mutuel, une proximité émotionnelle, de la communication, un partage de pensées et de croyances                                                                                                                   

    §        Des contacts physiques comme des marques de tendresse                                                 

    §        Et des relations sexuelles, mais elles ne sont pas nécessaires.

     

    L’engagement

    §        Comprend la présence de projets communs,                                                                      

    §        Le fait de vouloir rester avec l’autre et de s’y consacrer,                                                      

    §        Une progression du niveau d’engagement avec le temps, comme le mariage,

    §        Et puis, dans plusieurs sociétés, la fidélité.   

    Enfin, l'engagement serait la composante de la rencontre amoureuse qui fait intervenir le plus de rationalité. Elle impliquerait des choix délibérés, à savoir la décision d'aimer quelqu'un et ensuite de maintenir cet amour dans la relation avec la personne choisie.

     

    Conclusion

    La science comprend de mieux en mieux les mécanismes de l'amour, on peut l’observer et l’expliquer mais on ne peut pas encore vraiment le provoquer.

    • Le sentiment amoureux garde donc en grande partie sa part de mystère.
    • La mise au point du filtre d'amour n'est pas pour demain.
    • Boris Cyrulnik disait hier soir « l’amour est un joli moment délirant » (pathologique).

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 01:25

    LES NON-DITS ET LES SECRETS

     

    Tout d’abord qu’entend-on par secrets de famille ?

    Tout ce qui est secret ou non-dit ou oublié, fait partie de l’espace intérieur de tout un chacun et ne doit pas être considéré obligatoirement comme secret de famille générant pathologie.

    Mais parfois, des évènements psychiques graves sont passés sous silence et ont, même de manière déguisée, des répercussions sur l’entourage immédiat et/ou les générations suivantes.

    Leur gravité réside dans l'importance du secret, et dans l'insistance mise en œuvre pour le préserver.

     

    Y-a-t-il une différence entre les non-dits et les secrets ? 

    ·        Les secrets sont des non-dits.

    ·        Mais les non-dits ne sont pas forcement des secrets. Certaines personnes évitent de parler de ce qu’ils connaissent mal, pour ne pas montrer leur ignorance.

    ·        D’autres aussi évitent les sujets tabous socialement, culturellement, comme le sexe…

     

    Les non-dits, ou les secrets de famille, existent-ils dans toutes les familles ?

    ·        Nous avons tous, plus ou moins, des cadavres dans nos placards. Je ne connais pas de famille sans secret, petits ou grands.                                                                                                    

    ·        Et contrairement à ce qu’on croit, l'inavouable se cache souvent dans les beaux quartiers, car Il y a plus d'intérêts en jeu, de biens à protéger et une image à sauvegarder. Et parfois, les conventions sociales y sont généralement plus rigides.                                                              

    ·        Ce phénomène n'épargne pas non plus les gens célèbres. Ex. : -  A 20 ans, Louis Aragon apprit que sa sœur aînée était en réalité sa mère;   -  même chose pour l'acteur Jack Nicholson, sa sœur était en réalité sa mère et celle qu’il  appelait Maman était en réalité sa grand-mère.

     

    Y-a-t-il des risques à entretenir des secrets de famille ? 

    Les secrets de famille sont les maîtres silencieux de nos destins :

    • Ils peuvent engendrer de lourds conflits familiaux et individuels
    • Des troubles affectifs qui se transmettent de parents à enfants.
    • Ou une inhibition vis à vis de tout ce qui concerne le « savoir » et qui peut entrainer des échecs scolaires par exemple

    ·        Ou au contraire une recherche intellectuelle effrénée, sans que le sujet n’ait la moindre idée consciente qu’il est en train de chercher quelque chose qui concerne le secret.

    Pourquoi éprouve-t-on le besoin de cacher certaines choses ?

    Nous portons inconsciemment le lourd fardeau de la culpabilité, de la honte et de la souffrance

    • Tout ce qui peut entacher l’image qu’une famille a d’elle-même,
    • Tout ce qui n’aurait jamais dû exister, ce dont on n’est pas fier.
    • Parfois même, il s’agit d’un fait totalement anodin mais qui remet en cause nos valeurs profondes. Ex : une maman hospitalisée dont le nourrisson semble avoir beaucoup souffert de l’absence de sa mère, peut arriver à nier cette absence à cause de la culpabilité qu’elle engendre. Il lui est intolérable de se voir comme une mauvaise mère.

     

    Quels sont ces drames dont on ne parle pas ? Ils sont relatifs à la sexualité, à la morale, et à  tout ce qui touche à la filiation.

    • La mort, la maladie mentale, le handicap,
    • la sexualité,
    • les origines, la stérilité, le divorce,
    • les transgressions morales et/ou juridiques, mais aussi certaines positions politiques
    • les revers de fortune…

     

    Y-a-t-il des secrets plus lourds que d’autres ?

    ·        Le " secret des secrets ", c’est l’inceste.

    ·        Mais on dissimule aussi la double vie d’un père, ou l’homosexualité d’un proche

    ·        Certains parents qui n’acceptent pas leur stérilité ne diront pas à leur enfant qu’il est né par insémination artificielle, ou qu’il a été adopté.

    ·        Pour lui épargner de la souffrance, on ne dira pas à un enfant qu’il est adultérin.

    ·        On cachera l’existence d’un proche, interné en psychiatrie.

    ·        Autrefois, on rayait purement et simplement de l’arbre généalogique les enfants morts en bas âge.

     

    Les secrets ont-ils évolués avec le temps ? Avec le temps et l’évolution des mentalités, le contenu des secrets de famille a changé.

    ·        les filles mères que l’on montrait du doigt deviennent d’honorables mères célibataires qui ont courageusement décidé d’élever seules un enfant.

    ·        De même, ce n’est plus la syphilis qui l’emporte, mais le sida.

    ·        Il y a des secrets qui soulèvent d’autres questions et souffrances : comment a-t-il pu contracter la maladie ? était-il homosexuel, bisexuel, toxicomane ?

     

    On dit que les secrets de famille sont contagieux.

    Un secret de famille transpire par le biais d’attitudes étranges ou anxieuses des parents, les petites phrases équivoques. Des mots sont chuchotés évoquant un drame caché. 

    Ces comportements parlent à l’inconscient des enfants et leur indiquent qu’il y a du secret dans l’air… Mais aussi de la souffrance. D’ailleurs, les symptômes et conduites pathologiques des enfants, sont souvent des tentatives (inadaptées)  destinées à soigner les parents et mettre fin au malheur familial.

    Parfois, les membres d’une famille, qui ignorent un drame survenu autrefois par l’un des leurs, peuvent reproduire l’attitude des anciens en éludant certains sujets. Ils sentent d’une certaine façon, qu’il serait dangereux d’en parler, sans comprendre pourquoi, ils sont fidèle à une tradition familiale.

     

    Mais comment l’enfant peut-il prendre conscience qu’il y a un secret dans la famille ?     

     L’enfant apprend très vite à repérer le domaine à propos duquel il ne doit pas poser de question.

    ·        L'enfant évitera de questionner à ce propos, en faisant comme s'il ne se rendait compte de rien.      

    ·        Cette attitude l'amène à tordre sa personnalité.                                                                         

    ·        L’enfant peut être amené à penser que si ses parents refusent de répondre aux questions importantes, ils ne répondront peut être plus à rien, jusqu'à éteindre sa curiosité en général. Parfois sa méfiance s'étend aux enseignants. Ces enfants décrochent en cours de scolarité parce qu'ils ont perdu confiance en eux-mêmes et dans les adultes.

     

    Ceux qui en sont victimes, peuvent-ils avoir des réactions qui évoquent un secret de famille ?

    Celui qui doute être l’enfant de son père tressaille dès qu’on évoque le groupe sanguin ou la filiation.

    Un homme abusé sexuellement pendant son enfance peut devenir distant avec son fils qui atteint l'âge où il fut violenté.

     

    Quels sont les effets des secrets de famille sur la personnalité de l'enfant ?

    Les plus fréquents sont la perte de confiance en soi et les troubles de l'apprentissage.

    • D'abord, un enfant pressent qu'on lui cache quelque chose. Donc il imagine le pire.

    ·        Ensuite, un enfant à qui à qui l’on dit (pour éluder sa question) qu’’il a mal entendu, peut même finir par douter de ses yeux et de ses oreilles.

    • De plus, quand il est petit, il pense qu'il est responsable de la souffrance de son parent.
    • Et plus grand, il aura tendance à imaginer que son parent a commis un acte tellement honteux qu'il est impossible d’envisager en parler.

     

    On dit aussi que les secrets de famille peuvent se transmettent sur plusieurs générations.

    La souffrance se transmet en héritage. Mais la première génération, puis la seconde et enfin la troisième, ne laisseront pas le secret transpirer de la même manière.

     

    Quel est le comportement de la première génération ?

    Elle est porteuse du secret,

    • Elle est partagée entre l’envie de se taire et le besoin d’avouer.
    • Cette attitude ambivalente empoisonne les relations avec l’entourage et perturbe les enfants.

    Et la seconde génération ?

    Souvent, à la seconde génération le contenu du secret est ignoré : la " chose " est donc innommable 

    • Mais l’enfant pressent le mystère et se coupe psychiquement en deux.
    • Tandis qu’une part de lui a l’intuition de la dissimulation, l’autre essaie de se persuader du contraire (les parents n’ont pu mentir ou mal se comporter…).
    • Il n’est pas rare qu’apparaissent alors des troubles de la personnalité, voire des symptômes graves. 

    Heureusement, il arrive aussi que les effets du secret sur la seconde génération soient moins dramatiques.

     

    Quant à la troisième génération ?

    Le secret est encore plus toxique : d’innommable, il devient impensable.

    • D’où souvent des problèmes plus graves (délinquance, toxicomanie, voire schizophrénie). (Mais attention il n’y a pas relation de cause à effet, un jeune délinquant n’est pas forcément victime d’un secret de famille).                                                                                                
    • L’individu peut être est la proie d’émotions fortes, de dépression récurrente, d’angoisses rebelles, de pensées suicidaires, d’images obsédantes, de désirs qui lui semblent totalement étrangers…

      

    Tous les secrets sont-ils nuisibles ?

    Il y a des bons et des mauvais secrets.  Sur le plan individuel, pouvoir garder un secret est une très bonne chose. Cela montre qu'on est capable de distinguer ce qui se passe dans notre tête de ce qui se trame dans celle des autres.

    Les secrets sont aussi importants pour l'organisation sociale. Ils permettent de distinguer la sphère publique de la sphère privée.

    Mais les secrets de famille ne sont jamais bons quand nous sommes victime d'un secret qu’il faut taire


    Les mauvais secrets seraient donc ceux qui blessent d'abord la personne qui les cache ?

    ·        Il y a des événements tenus cachés à certains, mais partagés avec d'autres. Ex. : des hommes dissimulent la perte de leur emploi à leurs enfants tout en se confiant à leur femme,

    ·        Il y a aussi des événements tellement traumatisants que les gens ne peuvent se les avouer à eux-mêmes. Ils les ont enfouis profondément, jusqu'à perdre la possibilité de les évoquer.

    ·        Et puis, autour d'un secret pénible, l’adulte est toujours partagé. D'un côté, il pense qu'en parler aux enfants les perturberait. De l'autre, il voudrait s'en soulager. Cette oscillation entre l'interdiction qu'il s'impose et son désir de se confier fait que les secrets " suintent " toujours.

     

    Ne faudrait-il pas tout simplement briser la loi du silence ?

    Si la révélation du secret  peut laisser certains indifférents, elle peut être traumatisante pour les autres et permet rarement d’en guérir Ils auront alors besoin d’un accompagnement thérapeutique :

    ·        Reconnaître les symptômes, et les attitudes fabriquées pour prendre en charge les secrets honteux.

    ·        Prendre conscience que gérer les malheurs passés de sa famille sont inutiles et réaliser qu’il est temps d’utiliser ses ressources intérieures pour soi et prendre en main son destin.

    ·        Découvrir un regard nouveau sur soi-même, les autres et la vie en général et donner un autre sens à sa vie.

     

    Comment faut-il révéler un secret de famille à un enfant ?                                                   

     Un enfant ne comprend pas le monde tel qu'un adulte le perçoit.

    ·        Il ne s'agit pas de lui faire violence en lui assénant " notre vérité ".

    ·        Il n'est pas utile de livrer des détails morbides sur les circonstances d'un suicide, par exemple

    ·        Il est d'abord essentiel de le déculpabiliser,

    ·        lui dire qu'on peut être triste ou en colère pour des problèmes d'adulte

    ·        le plus facile est d'en parler au bébé. La question n'est pas de savoir si le bébé comprend ou non, mais c'est un moyen de se familiariser avec l'idée d'en parler à l'enfant.

    ·        Puis, au fur et à mesure que l'enfant grandit, il sera amené à poser des questions et les parents seront plus à l'aise pour lui répondre parce qu'ils auront commencé très tôt.

    ·        En revanche, il est totalement exclu d'en parler en son absence.

     

    Comment aider une personne à dévoiler un secret de famille ? 

    Ne pas tenter d'arracher des aveux à la façon policière

    Ne pas réunir la famille pour juger ou accuser la personne qui se tait, comme dans un tribunal.

    Poser des questions avec tact et douceur, lors d'un moment de calme, si possible en tête à tête.

    Le but est de mettre cette personne en confiance et de ne surtout pas la culpabiliser.

    Il n'est pas rare que certaines personnes apprécient de se libérer d'un secret de famille trop pesant. C'est aussi un soulagement pour elles !

     

    Conclusion

    Il ne faut pas en vouloir aux ainés d'avoir dissimulé un secret mais au contraire faire preuve de compassion envers eux, car ils en souffrent aussi.

     

     

     

     


    Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 01:06

    LA  SÉDUCTION

     

     Qu’est-ce que la séduction au sens large ?

    Séduction vient du latin seducere qui signifie "amener à l'écart pour obtenir des faveurs".

    La séduction fait partie intégrante de la relation humaine (mais aussi chez les animaux).

    C’est une prise de pouvoir sur l'autre et un bénéfice narcissique pour le séducteur, qu'elle conforte dans l'estime qu'il a de lui-même.

    Contrairement à la drague, la séduction n’est pas uniquement destinée à la quête sexuelle.

    C’est un processus par lequel un individu charme et attire une ou plusieurs personnes :

    • simplement pour le plaisir de plaire,
    • en vue d'en obtenir quelque chose, une faveur, l’attention des autres personnes
    • ou pour espérer des rapports sexuels

    Si l’on se place du point de vue religieux, la séduction est souvent suspecte, considérée comme une forme de tentation, une invitation à commettre un péché ou un acte immoral.

     

    Ici, c’est la séduction amoureuse qui nous intéresse

    • Il s’agit d'attirer l'attention par tous les moyens possibles avec des rituels universels que l’on retrouve aussi bien dans le monde animal que chez les humains. Chez l’humain, il s’agit de prendre le contrôle émotionnel d'une personne  pour s'assurer  une source de plaisir.
    • dans toutes les espèces, c'est le mâle qui essaye d’attirer l’attention de la femelle. D’ailleurs, chez  l’humain, ne dit-on pas « l’homme propose la femme dispose » ?                                      

     

    Pourquoi se séduit-on ?  La réponse est évidente :

     Chez les animaux,

    • Les mâles recherchent l’accouplement et les femelles recherchent la sécurité,
    • c’est la survie de l’espèce.

     

    Les hommes et les femmes   

    • doivent se plaire pour arriver à faire l'amour.                                         
    • Ce qui permet également d’assurer la survie de l'espèce.
    • Le couple doit se stabiliser et créer les meilleures conditions pour éduquer le petit humain, lequel est, de toutes les espèces animales, celui dont l'apprentissage à l'autonomie est le plus long.


    Quelles sont les grandes étapes de la séduction 

    1. Attirer l'attention de la personne que l'on veut séduire
    2. Le moment où les regards se croisent
    3. La parole
    4. Le premier contact physique
    5. Les comportements en miroir

    Après, on peut tomber amoureux…

     

    Ä   1ère étape : Comment fait-on pour attirer l'attention de la personne que l'on veut séduire ?

    • H. et F. le font de façon plus ou moins directe, en fonction des normes culturelles.
    • Les F. vont mettre en valeur leurs charmes physiques, en fait elles provoquent (décolleté…)
    • Les hommes, mettent en valeur leur puissance et leurs richesses, ils paradent comme les animaux

     

    Ä   2ème étape : c’est le moment où les regards se croisent.

    • Le regard est l'instrument de séduction le plus efficace de l'être humain. Ne dit-on pas que les amants se " dévorent des yeux ".                                              
    • L'échange de regards possède un effet instantané : il provoque l'attirance ou la répulsion.         
    • Quand c’est réussi, les pupilles se dilatent
    • commence alors un jeu de regards qui se cherchent et se fuient.
    • Si la femme sourit, ou fait virevolter sa chevelure…, l'homme a la permission d'avancer,        Si elle détourne le regard, n'insistez pas.

     

    Ä   3ème étape : la parole, comment aborder la conversation ? 

    Les premiers mots : C’est un test, qui dure maximum 4 mn, et qui va permettre ou non, d’apprivoiser l’autre, alors soyez simple.

    • Un simple " Bonjour " vous donne une chance sur deux que la conversation puisse continuer
    • " J'aimerais beaucoup faire votre connaissance ". Vous avez  82 % de chances qu'elle vous fasse comprendre qu'elle serait plutôt d’accord.                                                            
    • Si vos propos sont un peu plus précis du style « Vous aimez la musique (ou l'atmosphère) " vous avez 70 % de réussite possible.

     

    Puis engagez la conversation : ça passe ou ça casse.

    • cherchez un sujet qui puisse intéresser votre partenaire potentiel,                                              
    • Sachez que le contenu de la conversation n'a pas vraiment d'importance, au début.                    
    • Ce qui est important c’est le ton de votre voix, car votre voix vous révèle. Elle ne révèle pas seulement vos intentions, elle signe aussi votre milieu, votre éducation, vos humeurs.                  

     

         Y a-t-il des sujets à éviter ?

    • La nourriture
    • La politique
    • votre ex
    • Intéressez-vous à l’autre sans être intrusif

     

    Ä   4ème étape : Le premier contact physique

    Les anthropologues ont démontré depuis longtemps que c'est généralement la femme qui se hasarde au premier contact physique en effleurant du bout des doigts le bras, l'avant-bras ou le dessus des mains du soupirant.                                                                                                                            

    Elle le fait d'une façon la plus fortuite et " naïve " possible, mais, ne soyez pas dupe, elle le fait, la plupart du temps, de façon préméditée et calculée. C'est une manière de vous dire que vous l'intéressez.

     

    Ä   5ème étape : c’est quoi les comportements en miroir ?

    • Vous portez votre verre à la bouche elle aussi - vous vous penchez vers elle, elle se penche vers vous – vous lui prenez la main, elle l’enserre- vous l'invitez à souper, elle accepte…
    • L'homme a alors l'impression de mener le bal, car c'est lui qui, généralement, va chercher le premier baiser, qui exécute la première caresse,                                                                      
    • La femme observe tout ce que l'homme est prêt à faire pour elle,

     

    Ce rituel constitue ce que Desmond Morris appelle « la danse de l'amour », laquelle vise la synchronisation parfaite des corps et des âmes, manifeste dans la danse et l'acte d'amour, la danse sexuelle.                                                                                                 


    Qu’est-ce qui peut nous aider pour séduire ?

    Dans le monde animal et chez les humains, la musique et la nourriture ont toujours été des  alliées dans le processus et l'entretien de la séduction et ce, depuis la nuit des temps et partout.

     

    La sérénade ouvre les cœurs et la musique adoucit les mœurs.

    • Les musiciens et les mélomanes ont une longueur d'avance sur les autres séducteurs
    • Les animaux ont aussi leurs chants d’amour…

     

    L'offrande alimentaire ou le cadeau en échange de faveurs sexuelles est le procédé de séduction le plus universellement utilisé.

    • De tout temps, c'est l'homme qui a ramené le plus de nourriture (ou possédé le plus d'argent)
    • Les animaux font la même chose.

                                                                                                                                                        

    Y a-t-il des différences entre les hommes et les femmes ? 

    La séduction concerne les deux sexes, mais les stratégies sont différentes.

     

    Chez l’homme, c’est une démarche active, qui demande des efforts et des initiatives.

     Aujourd’hui encore, dans le jeu de la séduction, la femme  reste en apparence plutôt passive. La séduction active d’une femme est encore trop souvent mal acceptée par les hommes et comparée à une forme d'incitation à la débauche. Heureusement, les mentalités évoluent et certaines femmes osent enfin affirmer leur désir.

     

    Qu’est-ce qui séduit les femmes ?

    • Elles accordent de l'importance à la situation financière et sociale  de l'homme. Car il ne faut pas oublier, qu’elles ont besoin d’élever leurs enfants en toute sécurité.
    • Allons plus loin, aujourd’hui, la femme a besoin de paroles et d'une multitude de petites marques d'affection pour se sentir aimée et aimer en retour.

     

    Qu’est-ce qui plait aux hommes ?

    • Les hommes, même s’ils s’en défendent, sont d’abord attirés par le physique et parfois par la jeunesse. Il ne faut pas oublier que ce sont des indicateurs de fertilité.
    • Acceptons de dépasser ces premiers critères, L'homme d’aujourd’hui a besoin de sentir que sa partenaire a confiance en lui et qu'elle le valorise dans ses actions.

     

    On dit que la séduction stimule le désir...

    • Je désire ce que je n'ai pas… laissez donc une certaine dose d'incertitude et de mystère, d'indépendance et de jardin secret autour de vous pour être désiré. une femme qui montre, ses charmes, sans totalement dévoiler, est plus excitante qu'une femme complètement nue.           
    • Séduire veut dire entretenir le désir et non mettre l'accent sur la consommation du désir. Évidemment, un minimum de consommation est nécessaire, sinon cette forme de séduction devient frustration et source de colère. Le couple doit entretenir un certain équilibre entre la satisfaction et la frustration des désirs.

     

    Quelques trucs séduire une femme 

    • Présentez-vous sous le meilleur jour, mais sans tricher, sinon vous allez droit à la déception de votre partenaire quand elle découvrira qui vous êtes réellement.                                     
    • Jouez la carte de la sincérité et de la transparence.                                                                  
    • Écoutez-la, sans donner des conseils. Ce n’est pas une enfant qui a besoin d’un Papa,              
    • Regardez-la quand elle parle.                                                                                                  
    • développez votre sens de l'humour : " Une femme qui rit est près du lit " dit-on.                           
    • N’allez pas directement au " but ", elle ne se sentirait pas appréciée pour elle-même.                  
    • Parlez-lui de vos réussites et non des échecs. Sans mentir                                                       
    • Parlez-lui de vos projets. Ne pas avoir de projet est signe de dépression.                                    
    • Les célibataires endurcis paraissent toujours louches !  et N’évoquez pas vos difficultés sentimentales, ça ne présage rien de bon                                                                                
    • demandez-lui de parler d'elle, c’est une approche qui l'intéressera à coup sûr.                            
    • Surtout, gardez un peu de distance, pas d'invitations pressantes                                    
    • Montrez-lui qu'elle vous plait par allusions, mais après au moins une demi-heure de discussion. jamais directement,
    •  Si elle vous sourit et vous regarde dans les yeux, vous pourrez oser quelques gestes d'intimité : toucher son épaule ou effleurer ses cheveux. A ce stade-là, laissez le charme agir

     

    Quelques trucs pour séduire un homme  

    • Mettez toujours l'accent sur ce que vous aimez de lui et non sur ce que vous n'aimez pas.            
    • admirer ses " prouesses ".                                                                                                      
    • ne parlez pas de vos ex, surtout pas pour en dire du mal                                               
    • mais attention, si vous séduisez trop, vous risquez de plaire à un homme dépendant de vous.

     

    On parle souvent de la chimie de l’amour

    Les hormones interviennent dans le processus amoureux :

    Les phéromones produites par les glandes apocrines donnent une empreinte olfactive personnelle unique et possèdent le don d'attirer certaines personnes et d'en éloigner d'autres.

    Dans le règne animal, elles servent à indiquer la disponibilité des femelles prêtes à être fécondées à des partenaires potentiels, éventuellement situés à plus de dix kilomètres.

    Chez l'humain, la perception des phéromones est inconsciente. Mais les odeurs ont le pouvoir de déclencher des sensations érotiques intenses.

    • Des chercheurs ont fait l’expérience suivante : des sièges de salles d'attente, de cinémas ou de théâtres ont été aspergés d'une phéromone humaine mâle. Les femmes choisissaient majoritairement ces sièges alors que les hommes les évitaient systématiquement.
    • Au moment de l'ovulation, l'odorat des femmes est multiplié par dix. Elles sont cent fois plus sensibles que l'homme à l'exaltolide, un composé rappelant le musc sexuel masculin.

     

    La phényléthylamine est une substance chimique cérébrale qui déclenche des sensations d'euphorie. Le coup de foudre indique l'état d'un cerveau submergé d'amphétamines naturelles :

    Les endomorphines transforment la passion en attachement : les amoureux peuvent maintenant parler, manger et dormir en paix. Sécurité, stabilité et tranquillité sont maintenant au rendez-vous.

    Nos odeurs corporelles notamment celles qui sont le fait des gènes immunitaires CMH donnent à chacun une signature olfactive personnelle.

    • D'après un test effectué avec des tee-shirts portés deux nuits de suite par des hommes, les femmes préfèreraient ceux qui présentent des gènes et donc des odeurs différents des leurs.


    Pour conclure que peu-ton dire de la séduction ?

    Nous n’avons aucune garantie que l'autre restera, même avec la bague au doigt. Rien n'est jamais acquis. 

    Et puis, contrairement à la croyance populaire, l'amour ne vient pas à bout de toutes les difficultés, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous traversons tous des épreuves, parfois terribles, qui sont de véritables tue-l’amour.

    Alors pour garder un minimum de plaisir à être ensemble, il est important de continuer à se séduire mutuellement, pour satisfaire nos besoins d'attachement, nos projets conjugaux, nos besoins sexuels. L'amour a besoin de séduction et d’encouragement pour vivre, comme la plante a besoin d’eau.

     

    Le secret : nous devons considérer l'autre comme « un invité » dans notre vie, et faire en sorte que cet invité ait le désir de rester. Il faut donc en prendre soin et se préoccuper de son bien-être.

     

    Alors comment continuer à séduire sa compagne ?

    • Soyez séduisant
    • Remarquez les moindres améliorations physiques qu'elle fait pour se mettre en valeur.
    • Offrez-lui 12 fois une fleur pour des occasions différentes, plutôt qu’un bouquet de 12 roses.
    • Écrivez-lui des petits mots d'amour ; téléphonez-lui pour lui dire " Je t'aime " et raccrochez.
    • Utilisez des petits mots doux : chérie, mon amour, mon trésor …

     

    Et comment continuer à séduire son compagnon ?

    • Soyez coquette
    • Provoquez-le physiquement et dites-lui que son désir sexuel vous excite si c’est le cas
    • ne mettez pas ses compétences en doute.
    • Utilisez des mots doux (chéri, mon amour…)

     


    Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:20

    Sujet d'une émission de radio animée par Mme Darve

    Y A-T-IL UN AGE POUR LA SEXUALITE ?

     

    A quel âge commence la sexualité ? La sexualité n’a pas d’âge. Elle concerne chacun
    d’entre nous, de la naissance jusqu’à la mort. La sexualité et la manière dont elle est vécue ne sont pas les mêmes selon qu’on est enfant, adolescent, adulte ou âgé. 
     Elle dépend aussi de notre histoire personnelle.
    Et elle est fonction de la culture dans laquelle nous vivons.

    Qu’est-ce qu’on appelle sexualité de l’enfant ?  


    D’abord il ne faut  pas confondre la sexualité de l’enfant avec la génitalité de l’adulte.  Le plaisir sensuel et sexuel de l’enfant par le toucher est une découverte accidentelle. Le tout petit est curieux, mais comme il n'a pas la capacité d'explorer le monde il va naturellement se tourner vers son propre corps et va découvrir les sensations agréables que son propre corps lui procure.  Il suce tout ce qui passe à sa portée : doigts, orteils, objets, le sein de sa mère, etc., et cette activité lui procure un grand bien-être. On appelle cette période le stade oral.  L’éveil de la sensualité-sexualité se fait dès la naissance et même avant.


    Avant la naissance :

     Parents et médecins ont pu observer le futur bébé sucer son pouce ou tripoter son pénis en érection lors d’une échographie.


    A  la naissance  :


    Le nouveau-né fait l’expérience de la sensualité lors de la tétée, toutes les actions du bébé se concentrent en particulier sur la bouche.   Téter est un plaisir intense et sans doute l'une des premières manifestations de jouissance.  Et en plus, boire du lait chaud supprime la tension douloureuse de la faim.

     

    Et puis, il y a la toilette du bébé qui lui procure aussi du plaisir. Donc ne pas insister…   

    Vers 5 mois : le petit garçon attrape sa verge et joue avec.

     

    Vers 7-8 mois, dès qu'il se tient assis, le garçon caresse son sexe et la fille découvre sa vulve et  son clitoris. Mais c’est surtout, quand les dents apparaitront et qu’il sera sevré qu’il recherchera plus intensément ce plaisir, car à ce moment là, le besoin de plaisir va se séparer du besoin de nourriture.

     

    A partir de 2 ans : il apprend la propreté en contrôlant les sphincters. Il commence donc à dissocier le fait de faire pipi et le plaisir de se toucher. De plus, le fait de mettre moins souvent des couches laisse ses organes sexuels à portée de main…

    A partir de 3 ans : L’enfant commence à prendre conscience de la différence des sexes. Le petit garçon et la petite fille prennent plaisir à comparer leur sexe et celui des autres enfants. Il commence aussi à s'intéresser aux rôles respectifs de ses parents et à jouer au Papa et à la Maman ou bien au docteur.

     

    A partir de 6 ans : Commence ce qu’on appelle la période de latence. En apparence, les enfants ne s’intéressent plus à leur sexe. En fait, ils apprennent à être plus discrets ! Ils savent bien que les adultes ont un malaise par rapport à « ça ». Parce que, pour beaucoup, le sexe reste quelque chose de « sale ». Mais aussi parce que les adultes considèrent que la pratique sexuelle, c’est LEUR domaine. Les filles restent avec les filles, les garçons avec les garçons, ce qui ne les empêchent pas d’être amoureux, discrètement.  

     

    De 9 à 12 ans : la préadolescence : L’enfant est informé de sa puberté prochaine, il sait depuis longtemps comment on fait les bébés. La perspective des premières menstruations,  de la naissance des seins pour les filles, des premières éjaculations (parfois nocturnes) et de la pilosité pour les garçons, les plongent parfois dans l’angoisse.


    On remarque que l’enfant devient pudique et semble distant par rapport aux choses sexuelles.
    Il a besoin de références masculines et féminines auxquelles il peut s’identifier. (idoles – acteurs, chanteurs, etc.) – qu’il vénère et à qui il veut par-dessus tout ressembler. C’est une façon de se reconnaître et de se faire reconnaître, en tant que garçon ou fille.»


    L’adolescence est un période parfois difficile :


    Le jeune peut ressentir une forte attraction vers l’autre, c’est l’époque des premiers baisers et des premiers émois. L’orientation sexuelle peut être mal vécue quand l’attraction se fait sur une personne du même sexe. Les expériences homosexuelles sont fréquentes à l’adolescence et ne prête pas à conséquence. le « choix d’objet sexuel » n’est souvent pas encore fixé à cet âge...

    Les hormones éveillent la libido, cette tension sexuelle est intensifiée par l'imaginaire. 

    La masturbation, qui peut avoir commencé dès l’enfance ou la petite enfance, est généralement la principale activité sexuelle de l'adolescent.

    Mais les changements physiques sont parfois vécus dans l’angoisse, peur de l’inconnu, de la sexualité, de l’autre si différent, mais aussi crainte de quitter l’enfance douillette…

     

    17 ans, c’est l’âge moyen du 1er rapport sexuel, avec de très grands écarts possibles (12 ans, voire moins mais  d’’autres au contraire ne connaitrons leur 1er rapport sexuel que vers 30 ans, voire plus tard). Nous entrons dans la période de sexualité active, de génitalité qui pourra se poursuivre toute la vie.

     

    Le jeune a accès à une sexualité qui n’est pas seulement masturbatoire, cad. qui ne concernait que lui seul, même s’il se sert de son imaginaire érotique comme relation à l’autre. Il entre dans une relation sexuelle avec l’autre, avec toutes les difficultés inhérentes au manque de connaissance de son fonctionnement, de celui de l’autre, au besoin d’apprentissage (les sexologues parlent d’habileté), de confiance en soi etc. Ce qui n’exclue pas la masturbation qui est un autre plaisir, différent, et c’est très bien. Les couples se forment, avec des désirs qui ne sont pas toujours en phase. Les enfants naissent.                                             

     

    La sexualité de l’adulte évolue-t-elle ?  

    Elle évolue en fonction de notre disponibilité physique et  psychique, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Notre libido peut être sensible aux aléas de la vie : responsabilités professionnelles -  difficultés relationnelles – financières – affectives L’appétit sexuel tend à baisser également chez l’homme avec l’âge c’est le D.A.L.A. (déficit androgénique liée à l’âge)  

    On dit que le changement est important chez les femmes

     

    C’est vrai avec la maternité la jeune femme ressent souvent moins de désirs sexuels.  

    ·         Elle est très fatiguée par l’accouchement qui est un bouleversement physique important (au 19ème siècle beaucoup de femmes mourraient en couche).

    ·         Elle peut aussi souffrir du « baby blues » (dépression fréquente après l'accouchement) C’est un bouleversement hormonal et nous savons déjà combien ces brusques changements hormonaux que nous vivons chaque mois, durant ces années où nous sommes fécondes, peuvent influer sur notre moral et notre physique avec la fatigue que cela entraine (nous en avions parlé dans la première émission)                                          

    ·         Et puis tout simplement, cette Maman est soudain beaucoup moins disponible à cause de la dépendance du tout petit qui ne lui laisse pas de temps pour elle.

    ·         Elle est également épuisée par les réveils nocturnes pour nourrir le bébé.

    ·         Et puis s’ajoute une autre dimension peu consciente chez la femme : en ayant donné la vie, elle a d’une certaine façon accompli une partie de son destin de procréatrice, ce qui peut induire l’idée inconsciente que la sexualité n’est plus nécessaire (d’ailleurs, cette période de procréation est limitée pour les femmes, mais pas  pour les hommes).

    • Et puis, il y a aussi la pré-ménopause et la ménopause qui peuvent influencer la qualité de vie et la sexualité chez certaines femmes.

     

    On dit aussi que la ménopause marque la fin du désir sexuel de la femme

    1.   Il y a en effet certaines femmes qui ont subi une vie sexuelle sans plaisir et qui se servent de la  ménopause pour justifier le refus de continuer une vie sexuelle active. Ou d’autres qui considèrent qu’elles ont perdu leur "féminité" avec le fait de ne plus pouvoir procréer  et qui renoncent alors à leur sexualité.   
     

    2.   En revanche, il y a d’autres femmes qui se sentent soudain libérées de la crainte d’une grossesse et aussi des contraintes familiales, qui vont poursuivre une sexualité régulière et active. Et certaines s’y intéressant encore davantage qu’avant la ménopause.

     

    3.   Et on sait aussi que les composantes physiologiques de la pulsion sexuelle chez la femme sont liées à la sécrétion d’androgènes en petite quantité, par les surrénales (les androgènes sont des hormones mâles). Or, celles-ci ne sont pas modifiées par la ménopause. De plus, le taux résiduel d’œstrogènes retrouvé chez la femme ménopausée est considéré comme suffisant pour agir sur le désir sexuel.

    4.   Par contre, on sait aussi que la libido des femmes est intimement liée à la qualité de la relation affective qu’elles entretiennent avec leur partenaire.                      

    5.   Les sexologues Masters et Johnson ont constaté que les femmes après la ménopause conservaient une grande sensibilité clitoridienne et pouvaient accéder à l’orgasme, parfois plus facilement que les plus jeunes. (Étude sur la sexualité humaine publiée dans les années 60). Il n’en reste pas moins qu'après 50 ans, des désagréments liés à la ménopause peuvent entraver la sexualité.

     

    Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
    Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
    Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:14

    Sylvia Vasen-Darve

    Conseillère Conjugale et  sexothérapeute

    Intervenante principale

                          Membre de l'ANCCEF (Association Nationale des Conseillers Conjugaux et Familiaux)

                             Membre de la Fédération Nationale Couples et Famille (reconnue d'utilité publique)

     

    Mon parcours professionnel

                                                                              

    Après 15 ans de direction hôtelière, je commence des études universitaires "Tech. de Co" option relations humaines à l'Université de Bordeaux et je continue  une psychothérapie  (en entretiens individuels et en groupes) que j'avais interrompue depuis quelques années.                 

                                                                                                           

    Ces études terminées, je deviens déléguée médicale en milieu hospitalier  pendant six ans. Peu à peu, je suis déçue par la profession, car les contraintes économiques s'imposent au détriment de l'aspect relationnel de cette activité.       

                                                                                                                              

    Je retourne alors en Faculté  pour des études de Psychologie puis en Sciences de l'Education à l'Université de Bordeaux.

     

    Puis, j'accueille mes premiers patients en thérapie, en suivant des formations complémentaires à l'Association de Sexologie d'Aquitaine et une supervision individuelle.                            

                                                                                                                               

    J’entreprends ensuite une formation de Conseillère Conjugale et Familiale, pendant trois ans, à la "Fédération Nationale Couples et Familles", reconnue d'utilité publique. Ensuite, j'assure des consultations individuelles de Conseil Conjugal dans une association départementale de "Couples et Familles".                                                                                                                                          

    Et enfin, dans le but d'améliorer ma pratique, je suis une Formation Universitaire de Sexologie à Toulouse pendant deux ans.


    Depuis, je reçois en consultation de conseil conjugal et de sexothérapie dans le cadre de l'Association de Conseil Conjugal et de Sexologie à Preignan près de Auch dans le Gers (Midi-Pyrénées). J'interviens aussi dans les collèges et lycées du Gers dans le cadre de l'éducation affective et sexuelle et j'assure les consultations de Conseil Conjugal dans plusieurs "Centres de Planification et d'Education Familiale" du Gers (planning familial) gérés par la PMI du Conseil Général du Gers.

     

    Ma pratique de Conseillère Conjugale et Familiale  est supervisée par une psychanalyste -thérapeute de couples à Toulouse, en groupe Balint et ponctuellement par un psychothérapeute en séances individuelles.    

                  

     

    Par A.C.C.S. - Publié dans : Les intervenants
    Voir les 0 commentaires

    Présentation

    Créer un Blog

    Recherche

    Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus