Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:02

         "Parle-moi, j'ai des choses à te dire"

                                        Jacques Salomé

Malgré la tendresse, malgré l'affection et l'espérance, deux êtres qui ont fait un bout de chemin ensemble se retrouvent un jour face à face, incapables de communiquer, d'ouvrir leur coeur, de dévoiler leurs pensées, de se rendre accessibles.

Pourquoi et comment en sont-ils arrivés là ?

Est-il possible d'améliorer leur relation ?

Jacques Salomé... s'est interrogé sur la désintégration des couples. Dans son livre il identifie quelques modalités, quelques processus qui, dans leur ponctualité, n'ont rien de grave ou de dramatique mais qui, répétés et amplifiés, ajoutés les uns aux autres vont constituer, au long  des jours, une source renouvelée de pollutions relationnelles et faire obstacle à la communication entre deux partenaires.

Mais il ne se borne pas à expliquer l'échec. Il ranime l'espoir en réfléchissant sur des alternatives ouvertes pour développer l'intimité, la conscience et la spontanéïté, et créer un espace de négociation afin d'aller plus loin ensemble.

Même alors que tout semble s'écrouler, rien n'est jamais tout à fait perdu, soutient-il.

Jacques Salomé est diplômé en Psychiatrie Sociale. Il est membre fondateur de l'Association Française de Psychologie Humaniste, chargé de cours à l'Université de Lille III.


                                                         **************

 

                     
                        "La crise du milieu de la vie"                       

                        (Une deuxième chance)

                                Dr Françoise Millet-Bartoli

Doutes, remises en cause, envies de tout recommencer : le milieu de la vie est souvent une période de crise. Redoutée par beaucoup, c'est aussi l'occasion de faire le bilan et de  rebondir.

Quelles sont les principales manisfestations de cette crise ? Comment influe-t-elle sur la    santé, le moral ou la sexualité ? Comment faire face à l'éloignement des enfants et au vieillissement de ses propres parents ? Comment dépasser la routine dans son couple et au travail ? Comment  mettre à profit l'expérience acquise tout en développant sa créativité personnelle ?

En somme, comment trouver une nouvelle harmonie avec soi-même ?

Françoise Millet-Bartoli est Psychiatre, psychothérapeute, et enseigne à la faculté de    médecine de Toulouse.

                                                 ********************

                                    "C'est pour ton bien"

                              (Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant)

                                          Alice Miller    (Psychanalyste)                                     

Ce livre intelligent et chaleureux dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle - qui a     pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéïssant - et montre comment, les adultes qui battent ont été des enfants battus, les adultes qui humilient ont été   des enfants humiliés... , et comment, surtout, à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou à celle que l'on fait subir à autrui, on trouve toujours le meurtre de l'âme enfantine. Cette "pédagogie noire", selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes du 18 et 19ème siècle, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents.

Un livre à mettre d'urgence entre toutes les mains... mais attention de ne pas tomber dans l'exces inverse car l'enfant roi, celui auquel les parents ne savent pas dire NON,  devient  rapidement un tyran voire un délinquant.

                                                

 

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:57

LE MANQUE DE DESIR SEXUEL CHEZ LA FEMME

 

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnait le droit à une sexualité épanouie. La santé sexuelle est reconnue comme partie intégrante du bien-être auquel chaque individu à droit.

 

Certaines femmes n'éprouvent que peu de désir sexuel voire aucun. Cette situation peut être temporaire ou se prolonger. Souvent, après une période variable de sexualité satisfaisante, elle voit son désir disparaître, brutalement ou progressivement.

 

Les unes consultent pour elles-mêmes, parce qu'elles n'aiment pas cette image d'elles sans désir ; d'autres, consultent pour sauver leur couple, ou pour faire plaisir à leur conjoint parce qu'elles culpabilisent de le rendre malheureux ou simplement pour ne pas le perdre.

 

Aucun plaisir de la vie n’a de norme quantitative.

 

Mais, dans un couple, il y a un minimum de partage et d'harmonie nécessaire à la poursuite de l'aventure. Cela signifie que celui des deux qui a le moins de désir doit apprendre à trouver ou à retrouver d’autres joies dans la relation sexuelle (le plaisir d’être dans les bras de l’autre, la tendresse partagée, etc.), et celui qui a le plus d’appétit sexuel doit apprendre à gérer la frustration. Entre beaucoup et très peu, il y a un juste milieu nécessaire au maintien du couple.

 

QUELQUES PISTES POUR COMPRENDRE LES ORIGINES POSSIBLES DES TROUBLES DU DESIR

 

Anorgasmie 

 

Certaine femme connaissent ou ont connu l’excitation et la volupté qui l’accompagne, mais ne savent pas parvenir à l’orgasme. La frustration, l’échec, l'impression de ne pas être normale, ou d’être incompétente… et puis, le fait d'être uniquement témmoin de la jouissance de l'autre, sans rien ressentir,  fait du jeu amoureux un mauvais moment à passer, voire une corvée.

 

On comprend que la femme déçue évite la relation sexuelle le plus souvent possible : le masochisme a ses limites ! Que ce soit à cause du comportement du partenaire, de son éjaculation trop rapide, par exemple, ou de sa propre incapacité à jouir, la femme n'a plus envie de relation sexuelle, elle investit ailleurs que dans la sexualité : le ménage, les enfants, la télé, le sport, le métier, le bénévolat…

  

Si une femme connaît l’orgasme mais n’y parvient pas avec son partenaire, quelles qu’en soient les raisons (inhibition personnelle, maladresses du partenaire…), ce n’est pas de l’anorgasmie. Elle peut alors se réfugier éventuellement dans la masturbation et être insatisfaite de la relation sexuelle.

 

Troubles du plaisir

 

Quand une femme n'a pas de plaisir sexuel et/ou pas d'orgasme (ce qui n’est pas la même chose), on a tendance à la qualifier de "frigide". Ce terme a une connotation péjorative, qui sous-entend la l’idée d'un corps de femme froide et rigide, ce qui est totalement faux.

 

En cas de troubles du plaisir ou d’anorgasmie, consultez un sexologue qui vous apportera des conseils de conduite mieux adaptée.

 

Mais il faut différencier un problème sexuel passager d’une réelle dysfonction sexuelle. 

 

Différents degrés des troubles du plaisir

 

·     La femme n'est pas émue par les caresses sur son corps, qui ne déclenchent pas les phénomènes de l'excitation sexuelle. Parfois même, ces caresses peuvent provoquer une tension musculaire plus qu'une détente.

 

·     L'étape des caresses sur le corps se déroule plutôt bien, mais dès que ces caresses deviennent sexuelles, elles ne sont plus agréables, pas excitantes, voire répugnantes.

 

·     Ou encore les étapes précédentes se passent bien (donc plaisir) mais malgré tout l'orgasme ne se déclenche pas. On parle alors d'anorgasmie.

 

Il y a un véritable trouble du plaisir uniquement si la relation se passe dans de bonnes conditions, dans un climat de confiance, avec des stimulations suffisantes et adéquates. Parfois ces bonnes conditions, pour diverses raisons, sont difficiles à mettre en œuvre par le couple. Il pourra alors se faire aider par un professionnel, un sexologue ou un thérapeute de couple.

 

Ä         Il ne faut pas oublier que la femme a un temps de réponse beaucoup plus long que l’homme pour atteindre l’orgasme. Prenez beaucoup de temps pour les préliminaires avant la pénétration.


Ä         De plus, les femmes possèdent plusieurs zones sexuelles érogènes, mais très peu de femmes (25 %) peuvent se passer de la stimulation clitoridienne pour obtenir l'orgasme. Cela signifie que les 3/4 des femmes ont besoin d’une stimulation clitoridienne pour atteindre l’orgasme. Donc, s’il n’y a pas de stimulation clitoridienne suffisante simultanément à la pénétration, ne pas avoir d’orgasme pendant cette pénétration n'est pas considéré comme un trouble du plaisir, .

 

Ä         Certaines femmes cherchent le plaisir surtout pour plaire à leur partenaire et très peu pour elle-même. Elles craignent que leur partenaire ait une mauvaise opinion d'elles ou les quitte si elles ne jouissent pas. Elles se retrouvent alors dans une angoisse de performance, et abordent la sexualité avec la peur de ne pas y arriver. Dans ces conditions, même si elles ont du plaisir, elles ne peuvent pas ou ont beaucoup de mal à atteindre l’orgasme, ce qui peut les conduire à faire semblant, ce qui va renforcer l’angoisse, l’insatisfaction puis la rancœur.

 

Souvent, c’est un événement particulier qui va déclencher la baisse du désir 

 

Une naissance, un deuil, le chômage, un bouleversement dans la vie quotidienne, etc. Si l'harmonie sexuelle n'est plus au rendez-vous, il faut réinventer la sexualité sur de nouvelles bases.

 

La baisse de libido chez la femme est très souvent une réponse fonctionnelle et normale d’une femme souffrant de stress, de fatigue ou de mauvaises relations avec son partenaire. Il faut donc impérativement distinguer l’inhibition d'adaptation qui est une réponse saine liée à un moment précis de la vie de la femme, d'une dysfonction sexuelle qui a toujours existé dans la vie de cette femme.

 

Demande excessive du partenaire

 

Nous l’avons vu, il n’y a pas de norme quantitative, chacun a son appétit sexuel qui peut être fluctuant en fonction des évènements de la vie, du travail, de la fatigue etc. Si elle est continuellement bousculée dans son rythme, la femme n'arrive pas à suivre la demande de son partenaire, et finit par être dégoûtée par les jeux sexuels. L’homme qui ne respecte pas le rythme de sa partenaire dans sa  vie quotidienne paralysera le désir.


L’appétit sexuel est variable d’une personne à l’autre. Beaucoup pensent que seules les femmes manquent de désir, ne dit-on pas que « les hommes ne pensent qu’à ça ! ». Je reçois aussi des femmes frustrées par le manque de libido de leur partenaire qui se satisfont d’une ou deux relations par mois, voire moins. Dans ce cas, les hommes ne comprennent pas la demande de leur compagne, certains trouvent même indécent qu’une femme ose exprimer des désirs (une femme honnête n’a pas de plaisir disait-on autrefois).
 

 

Et là encore, sous la contrainte (personnelle ou de son partenaire) toute stimulation sera inefficace.

 

La relation sexuelle ne se résume pas à quelques préliminaires et à la pénétration

 

« Faire l’amour », c’est aussi partager de la tendresse, de la douceur, un ensemble d’émotions, de regards et de mots acceptés par les deux, des jeux ludiques, un moment de fusion réciproque épanouissant…  Si ces conditions ne sont pas réunies, la femme se sent un objet sexuel et vite dégoutée de la sexualité.

 

Il est indispensable de savoir et d'accepter qu'il est possible d'avoir une sexualité heureuse sans pénétration à chaque fois. Caresses, câlins, baisers, tendresse, partage, amour, confiance, échanges...font partie de la sexualité et sont indissociables du désir.

 

C’est ainsi que les attentes mal ou jamais exprimées peuvent engendrer la diminution du désir : une femme qui n'est pas caressée comme elle le souhaite et qui ne l'a jamais exprimé à son partenaire risque petit à petit de ne plus le désirer.  Mais attention, votre partenaire ne peut pas deviner ce qui vous fait plaisir ni vos besoins ! L’amour ne rend pas devin. Seules quelques mères savent décoder les besoins de leur nourrisson et votre partenaire sexuel n’est pas votre mère.

 

Dans de bonnes conditions érotiques, si une femme n'éprouve pas de sensations voluptueuses, le plus souvent ce trouble est en lien avec des conflits intrapsychiques. Une psychothérapie est alors indiquée.

 

Le manque de soins corporels du partenaire

 

Les tenues négligées, une propreté douteuse, des mains auc ongles sales qui vous caressent, des odeurs corporelles ou buccales désagréables, sont autant de « tue l’amour ». Il faut plaire à l’autre pour lui donner envie. La séduction est l’un des premiers moteurs de notre désir.

 

Des douleurs pendant les rapports sexuels

 

Cela peut venir entre autres d’un manque de lubrification vaginale, de certaines infections gynécologiques ou de certaines positions...  Essayez un lubrifiant intime. Si les douleurs persistent consulter votre Gynécologue.

 

La dépression

 

Le premier signe de toute dépression, chez la femme comme chez l'homme est une diminution de la libido. Mais attention, de nombreux antidépresseurs et somnifères ont des effets négatifs sur la libido. La majorité diminue l'accès au plaisir, certains gênent la lubrification, d'autres encore présentent les deux inconvénients.  Donc, la libido déjà diminuée par la dépression est encore aggravée par les effets iatrogènes des traitements.   

 

Ä   Il faut bien sur soigner la dépression, sans entrer dans la dépendance, en complétant le traitement par un soutien psychologique auprès d’un professionnel du couple.

 

La maladie

 

La maladie et la fatigue qui l’accompagne diminuent souvent le désir séxuel.

 

Et certaines maladies comme l'hypertension, le diabete etc peuvent entraîner des problèmes sexuels auxquels s’ajoutent les effets secondaires des médicaments.

 

 

Les médicaments


Les femmes qui prennent des médicaments contre la dépression, l’hypertension, les maladies du cœur et même les antihistaminiques peuvent éprouver une perte de désir sexuel. Souvent, les femmes ne font pas le lien entre le médicament en cause et la diminution du désir sexuel. En parler avec son médecin.

 

 

Trop de stress tue le sexe 

 

Le stress de la vie quotidienne est le quotidien de beaucoup de femmes de 30 à 45 ans et peut même mener à la dépression. Or le premier signe est la baisse de la libido. Beaucoup de femmes actives, avec enfants en bas âge et une maison à tenir (double journée) ne comprennent pas d'où vient leur manque de goût pour les relations sexuelles, pourquoi elles ne jouissent plus qu'une fois sur trois. En fait, la fatigue à laquelle s’’ajoute éventuellement une dépression latente, face à de nombreuses obligations entraînent une perte de désir ou des difficultés à atteindre l'orgasme. Quant au stress, chacun est capable de s'adapter à un ou deux événements émotionnellement forts : un mariage, un deuil… Mais lorsqu'ils s'accumulent en quelques mois, il est impossible de faire face. Le stress devient alors la porte d'entrée vers la dépression. Pourtant, "l'état de stress ou de dépression à l'origine de la baisse de libido n'est presque jamais perçue par les femmes. Elles ne font pas le lien entre leur mode de vie trépidante et trop exigeante avec leurs difficultés sexuelles".

 

Ä        Vous n’êtes pas superwoman et ne le serez jamais quoi que vous fassiez. La perfection n’existe pas, Vous ne pouvez pas tout mener de front en même temps. Soyez donc un peu plus tolérante avec vous-même et mettez la barre moins haut, vous serez moins stressée, moins fatiguée et donc un peu plus disponible pour votre vie de couple.

 

Ä     « Lâcher » un peu vos enfants et partez en amoureux pour un week-end. Les enfants sont heureux quand ils voient leurs parents heureux, c’est nécessaire à leur construction, pour se projeter dans une vie future car ils ont besoin de modèles. Que peuvent-ils envisager pour leur avenir quand ils voient leur mère débordée, pas heureuse et leur père déçu de sa vie de couple ?

 

Ä          Rétablissez les priorités, le couple est une priorité ! Et n'oubliez pas que souvent, l'appétit vient en mangeant, à condition de prendre son temps et de mettre oeuvre les conditions nécessaires au rendez-vous amoureux.

 

Ä         Il est également indispensable de dégager du temps pour vous seule et pour votre couple en dehors des relations sexuelles. Vivez donc des moments particuliers en couple : activités de loisirs, sorties en amoureux etc.

 

Ä         Cherchez comment érotiser votre vie à travers votre corps : soins corporels, lingerie, tenues, … mais aussi faites de la danse, du sport, et pourquoi pas du théâtre. Et puis allez donc découvrir le « club du rire »  seule ou avec votre partenaire.

 

Où trouver un « club du rire » près de chez vous   http://clubderire.free.fr/clubdefrance.htm

 

Les problèmes de liens personnels dans le couple,

 

Un partenaire qui n'attire pas, avec qui on a des comptes à régler, qui n'a pas le même projet érotique, ne facilite pas la montée du désir. On ne parvient pas à désirer quand on en a gros sur le cœur !

 

Ä  La consultation avec un professionnel de la vie de couple pourra aider à faire le point (conseiller conjugal, thérapeute de couple si possible sexologue…)

 

La maternité

 

La fatigue de la grossesse, de l’accouchement et l’allaitement contribuent largement à la disparition du désir chez un grand nombre de femmes (mais certaines femmes voint monter leur libido pendant leur grossesse).

 

Puis s’ajoute le temps consacré au tout petit, les  réveils et biberons nocturnes, ne laissent pas de place à l’amant.

 

Et enfin, un phénomène dont on parle très peu : la libido est souvent motivée inconsciemment par le désir d’enfant. Alors lorsque l’enfant paraît, la libido disparaît… pour un certain nombre de femmes.

 

La baisse de la passion

 

La passion diminue inévitablement au fil des années (quelques mois à trois ans maximum). C’est une des raisons les plus fréquentes de la diminution du désir.


Peu à peu, l'excitation est plus difficile à obtenir rendant un ou les deux partenaires insatisfaits.
Frustration, culpabilité, colère, incompréhension, peuvent alors s'installer progressivement. Un statut quo dans le couple s'installe le plus souvent; le ou les partenaires finissent par s'accommoder (ou "faire semblant") de cette situation.

 

La routine

 

Faire l'amour au même endroit, dans sa chambre le plus souvent, de la même manière peut rendre la sexualité routinière et triste et entrainer une baisse du désir.

 

L’angoisse de performance

 

Les femmes aussi connaissent l’angoisse de performance sexuelle, on croit souvent qu’elles ne peuvent ressentir ce type d’inquiétude, car l’excitation féminine qui se manifeste par une lubrification vaginale étant nettement moins visible de l’extérieur. 51,93 % des femmes ont une appréhension à l’idée de ne pas être excitée lors de l’activité sexuelle !

 

MIEUX VIVRE SA SEXUALITE :

 

Une sexualité heureuse c’est un apprentissage

 

Apprentissage qui évolue tout au long de la vie. Le chemin du plaisir sexuel et de l'orgasme n'est pas inné. Chacun, homme et femme apprend son propre chemin du plaisir, c'est donc un apprentissage, qui passe souvent par la masturbation solitaire, puis dans la relation à l'autre. Pour partager le plaisir de son corps, il faut d’abord le connaître, savoir comment et à quoi il réagit.

 

Mieux se connaître, mieux connaître les réactions sexuelles (modifications du corps lors de l'excitation) peut participer à l'épanouissement érotique. Quelques connaissances, une bonne communication entre les partenaires et de la pratique, contribueront à une satisfaction partagée.

Bien sûr toutes ces réactions sexuelles ne pourront être mise en jeu que dans un climat de disponibilité, de sécurité et en accord avec son partenaire.

 

Ä         Chacun de nous a ses propres limites et ne peut donc pas tout accepter dans les rapports amoureux. Mais la pression sociale est forte (sujets d’actualité sur la sexualité, films érotiques ou pornographiques…) et là encore nous contraint à des pratiques sexuelles que tout le monde ne peut pas forcément accepter, même pour faire plaisir à son partenaire. Le respect doit exister chez les deux partenaires. Il n’y a aucun lien entre le sentiment amoureux et les pratiques sexuelles. Le chantage affectif ne peut mener qu’à la rancœur et au désamour.

 

Ä         Consultez un sexologue, il vous donnera son avis et pourra vous aider à créer ou recréer les conditions d'une sexualité satisfaisante.

 

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:56

LA PREMIERE RELATION SEXUELLE,

ÇA SE PREPARE !

 

Un grand nombre d'adolescents québécois vivent leur première expérience sexuelle avant la fin de leurs études secondaires. Un peu plus précoces que leurs parents, ils ne sont toutefois pas mieux préparés. Voici un article... à glisser sous leur oreiller!

 

Faire l'amour pour la première fois constitue un événement important et marquant dans la vie d'une personne. Pourtant, même les garçons et les filles d'aujourd'hui sont encore mal préparés à vivre cette nouvelle expérience.

Exposés de plus en plus jeunes à des images sensuelles et suggestives (télé, cinéma, publicité, mode, etc.), les enfants et les adolescents sont maintenant aux prises avec un paradoxe. D'un côté on leur montre implicitement (une image publicitaire vaut mille mots) que plaire et être sexuellement actifs sont nécessaires pour être quelqu'un et faire sa place mais, de l'autre côté, l'école, les parents et l'Église demeurent la plupart du temps silencieux et inquiets lorsqu'il s'agit de sexualité. En effet, ces derniers se questionnent face à cette érotisation affichée, ce qui les rendra tantôt ambivalents à l'égard de la sexualité, tantôt moralisateurs, parfois même répressifs quand ce ne sera pas, pour certains, d'ignorer tous les cadres et d'être trop  permissifs.

La réalité d’aujourd’hui


D'ici la fin du secondaire, la majorité des adolescents auront déjà eu leur première relation sexuelle et 17 ans serait l'âge moyen de la «première fois», à peine plus tôt que leurs parents. Toutefois, rares seront les jeunes qui bénéficieront d'une éducation sexuelle et affective positive qui dépassera le stade de la prévention ou de la mécanique sexuelle.


Pourtant, les jeunes ont besoin de connaître l'opinion des adultes en matière de sexualité et de relation affective. Ils ont besoin de poser des questions franches aux adultes pour comprendre concrètement l'information qu'ils reçoivent. D'ailleurs, se faire accepter et aimer de ses parents et être appréciés des adultes est une préoccupation pour les jeunes, même s'ils réclament haut et fort leur liberté ! Ainsi, vivre sa sexualité sans approbation peut provoquer certains malaises intérieurs.


Comme il existe peu de modèles sexuels et relationnels adéquats dans notre société, les jeunes ont parfois recours à la pornographie qui est de plus en plus accessible (Internet par exemple). Elle expose des scènes explicites souvent exagérées et dépourvues d'affectivité, scènes qui s'écartent le plus souvent de la réalité. De plus, les femmes y sont souvent considérées comme des objets au service des hommes. Soulignons ici que les contes et les romans à l'eau de rose ne donnent pas non plus une vision réaliste des rapports homme / femme et de la sexualité en général.

 

Savoir se préparer

La première relation sexuelle, qu'elle soit bonne ou mauvaise, peut influencer la vie sexuelle et affective future d'une personne. Une première fois est une expérience humaine significative et peut affecter autant l'estime des garçons que des filles. Ainsi, faire l'amour parce que tout le monde semble l'avoir fait, pour faire plaisir, pour conquérir ou pour garder son partenaire n'est pas un gage de réussite.

La meilleure façon d'éviter les déceptions et de se préparer à vivre cette expérience est de choisir la personne avec qui nous désirons porter les souvenirs qui en découleront.

L'âge de la première relation sexuelle est une question personnelle. Toutefois, les études tendent à démontrer que les jeunes qui ont eu des rapports sexuels autour de 12 ou 13 ans regrettent de ne pas avoir attendu plus tard et de ne pas s'être suffisamment préparés. Se préparer ne signifie pas qu'il faille seulement «savoir comment faire les choses». Un certain degré de maturité et de connaissance de soi est nécessaire pour bien vivre et partager ce moment d'intimité dans le respect. Une sexualité précoce peut d'ailleurs indiquer certaines carences affectives (besoin excessif d'amour et de reconnaissance) compensées dans la sexualité. Dans le cas de deux partenaires qui se connaissent depuis un certain temps et qui ont pris le temps d'expérimenter graduellement les préludes amoureux (baisers, caresses), ils seront mieux préparés que les autres aux caresses buccogénitales et à la pénétration vaginale dans un contexte de respect mutuel. Dans le cas de deux nouveaux partenaires qui se connaissent peu, ils ont tout à découvrir en même temps et ils seront davantage soumis au stress de performance que les autres, ce qui pourra leur rendre l'expérience moins satisfaisante.


Perception différente selon le sexe


Il faut dire que faire l'amour la première fois pour un garçon ou pour une fille renvoie à des expériences très différentes. En effet, des études indiquent que les filles réagissent plus négativement que les garçons à cette première expérience à cause de la peur, de la culpabilité et du malaise (Sorenso, 1993). L'histoire nous démontre que l'éducation des filles, en général, a réprimé leur intérêt pour la sexualité et pour toute forme d'initiative et a ainsi découragé l'exploration de leurs organes sexuels. Les normes religieuses et les propos tenus sur la question de la virginité et sur le fait d'être une fille de bonne réputation les ont maintenues dans l'ignorance face à leurs sensations génitales. Comme l'histoire se répète, malgré des apparences de filles matures et libérées, plusieurs jeunes filles n'ont encore jamais touché ni même regardé leurs organes génitaux. Ainsi, l'expérience de la masturbation et de l'orgasme n'a pas suscité le même intérêt comparativement aux garçons. D'ailleurs, on est beaucoup plus permissif face à la sexualité d'un garçon, et pour celui-ci la relation sexuelle est souvent vue comme un acte valorisant et viril. Quant aux filles, elles sont peu préparées à devenir sexuellement actives et s'attendent parfois encore à ce que les garçons orchestrent le déroulement du rapport sexuel.


En contrepartie, il semble que l'éducation des garçons réprime toujours leur sensibilité et leur émotivité. Les garçons seraient moins dorlotés, caressés, bercés que les filles par leurs parents. De plus, pour les différencier des filles, on leur a le plus souvent appris à ne pas pleurer, à retenir leurs émotions et leurs besoins de chaleur et de réconfort (Germain et Langis, 1994). Ainsi, les garçons sont moins préparés à accorder de l'attention à l'aspect affectif du rapport sexuel. Centrés sur la performance, ils sont souvent déçus mais n'en parlent pas.


Les attentes souvent démesurées, de part et d'autre, font que garçons et filles espèrent que les choses se passeront facilement; ce qui n'est pas toujours le cas. Pourtant, faire l'amour selon les règles de l'art est le résultat d'un apprentissage adéquat et n'a rien d'inné.

 

Quoi faire?


Du côté des filles


Les filles doivent d'abord apprendre à s'estimer en se comparant à des modèles accessibles et réalistes (il faut leur en offrir !) et en travaillant la confiance en soi plutôt que la simple beauté extérieure et le fait d'être désirable. Elles doivent apprendre à connaître leur corps, à regarder leurs organes génitaux tout en se familiarisant avec leurs sécrétions vaginales qui varient pendant le cycle. Ensuite (si ce n'est déjà fait), elles pourront apprivoiser leurs sensations génitales par le biais de la masturbation. Étape qu'une bonne partie des garçons ont déjà franchie au même âge.


Les filles doivent donc apprendre comment réagit leur propre corps et se responsabiliser à l'égard de leur plaisir lors des rapports sexuels. Ce qui implique qu'elles doivent prendre une part active dans la sexualité en exprimant leurs besoins, leurs limites, leurs préférences et en prenant des initiatives sans se sentir jugées. Elles doivent aussi apprendre qu'elles peuvent refuser un rapport sexuel et qu'elles n'ont pas à se plier à ce que les garçons attendent d'elles. D'ailleurs les filles doivent savoir que ce premier rapport sexuel ne leur apportera sans doute pas l'orgasme. Il faudra plusieurs rapports sexuels avant que la jeune fille puisse maîtriser ses réactions sexuelles avec un partenaire et atteindre l'orgasme, en plus d'apprécier la pénétration (Germain et Langis, 1994).


Du côté des garçons


Même si les garçons vivent les premiers rapports sexuels avec beaucoup moins de culpabilité que les filles, ils n'en demeurent pas moins nerveux face à cette expérience. Ils doivent eux aussi affronter leurs parts de déception: éjaculation trop rapide, douleur et anorgasmie de leur partenaire, maladresses, difficultés érectiles, etc. On est souvent loin du beau Roméo dans toute sa splendeur ! Ils connaîtront toutefois le plaisir et l'orgasme plus facilement que les filles. Ce qui ne veut pas dire qu'ils seront plus satisfaits de ce premier rapport sexuel. Les garçons doivent aussi apprendre à se connaître et à maîtriser leurs élans, car certains vivent l'étape de la première pénétration vaginale avec hâte et parfois comme un exploit (enfin, j'aurai franchi cette étape !). Ainsi, le stress et tous les mythes entourant la performance sexuelle des hommes pourront rendre la pénétration brutale pour la fille, d'autant plus que la pornographie sert souvent de modèle.


On doit, comme adulte, apprendre aux jeunes garçons à faire la part des choses entre la fiction et la réalité. Ils doivent apprendre le respect du rythme et du corps féminins, sachant qu'il n'y a pas que la lubrification vaginale qui signale l'excitation chez ces dernières et qui autorise la pénétration. Les baisers, les caresses, une atmosphère détendue favoriseront chez les deux partenaires le bon déroulement du rapport sexuel.


Les attentes de chacun


La sexualité implique deux êtres humains et la volonté et les préférences de chacun doivent êtres tenues en considération. Les composantes affectives font partie intégrante de la sexualité humaine et ne peuvent être négligées. La première fois, les filles ont besoin de se sentir en confiance avec leur partenaire (celui d'un soir comme celui qui est stable), car elles anticipent souvent la douleur d'une première pénétration et les suites d'un rapport non protégé. Elles espèrent donc un partenaire respectueux et attentif. Quant aux garçons, ils ont besoin de se détendre et de sentir que tout ne dépend pas d'eux seuls afin de contrer les effets négatifs du stress de performance. Ils espèrent donc une fille compréhensive et qui saura les guider lors des caresses. Évidemment, la contraception est essentielle, le condom indispensable et il concerne autant les garçons que les filles puisque leur vie en dépend.


Le rôle des adultes


Il appartient aux adultes de transmettre ce sens du respect et des responsabilités aussi bien aux garçons qu'aux filles. Il faut permettre que cette intimité entre deux êtres qui s'attirent puisse être vue comme une étape importante de leur développement personnel et affectif plutôt qu'une chose qu'on doit accomplir pour se montrer important et pour faire comme les autres !


 

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:54

Consultations de psychopédagogie (aide & conseils pour l’éducation des enfants)

 

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Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:52

Conseiller(e) Conjugal(e) et Familial(e)

                                 Profession méconnue

                                                                                                   

A mi-chemin entre le champ social et le champ psychologique, la profession de Conseiller Conjugal et Familial est réglementée par le Code de la Santé et les Ministères des Affaires Sociales et du Travail.

 

Le titre de "Conseiller Conjugal et Familial" est donc un titre protégé comme ceux des Psychologues, professions médicales et paramédicales.

 

Le Conseiller Conjugal et Familial, ayant la formation exigée par la loi, peut exercer ses fonctions sous forme d'entretiens, d'informations et de  soutien sur l'ensemble des questions liées

 

  - aux relations affectives et sexuelles (dans le respect de l'orientation sexuelle de chacun)

  - aux difficultés de communication et à la solitude

  - aux ruptures, séparations, divorces

  - aux maltraitances et violences

  - au désir d'enfant (adoption, stérilité...)

  - à la contraception et  l'IVG

  - aux IST (Infections Sexuellement Transmissibles)

  - et de façon générale aux questions relationnelles

 

Le Conseiller Conjugal et Familial peut exercer :

 

- En secteur hospitalier et para-médical (centres de planification et d'Education Familiale  appelés familièrement "Planning   Familial", d'orthogénie, de PMI...)

 

- Dans le secteur juridique (médiation familiale, enquêtes sociales...)

- Dans des établissements publics (Mairies, Maisons de retraite, Centres sociaux,Education Nationale...) 

 

- Dans les associations spécialisées (établissements d'information, de consultation, centres de prévention, droit des femmes, maltraitance, centres d'écoute téléphonique...)

 

 - Et en cabinet libéral

Le Conseiller Conjugal et Familial est un professionnel de la relation d'aide.

Il a un rôle clé d'écoute et d'information transdisciplinaire.

Ses compétences sont centrées sur la personne et l'interpersonnel, principalement dans sa vie relationnelle, affective, sexuelle, conjugale et familiale. 

S'il peut informer et éventuellement orienter vers d'autres spécialistes, sa tâche principale est de "tenir conseil" avec la personne consultante afin de l'aider à prendre sa propre décision, à trouver son chemin et à construire son projet de vie, grace à une reflexion sur tous les aspects de la vie relationnelle, une meilleure compréhension de soi et une action responsable.

Le nom de "Conseil Conjugal" est lié à ses origines anglo-saxonnes   de "Counselling", c'est à dire "tenir conseil".  Le Ministère des Affaires Sociales étudie la possibilité de renommer plus justement cette activité.

Le Conseiller Conjugal accueille la personne seule, le couple ou la famille.      Mais il peut également animer des groupes de parole.                                  

Le Conseiller Conjugal et Familial est tenu au secret professionnel.

                                                                                         

Formation des Conseillers Conjugaux et Familiaux

                                                                                                                                                                          

La formation au Conseil Conjugal et Familial est réservée aux professionnels    de la santé (physique ou psychologique), du social et de l'enseignement, ayant plusieurs années d'expériences. Cette formation est dispensée sur trois ans environ, par quelques organismes agréés par l'Etat, privés ou publics (dont     une Université).  La liste de  ces organismes est publiée au journal officiel.         

                                                                                                      

L'enseignement porte notamment sur la psychologie, la sociologie, le droit    de la famille, la sexologie, la santé, la physiologie, la communication etc.  Cette formation est ponctuée de stages professionnels dans les services   sociaux et les centres de consultations de Conseil Conjugal. Les futurs CCF sont également formés aux techniques de l'écoute, de la communication et de l'animation de groupes.

 

C'est aussi une formation très "impliquante", qui amène une profonde  reflexion personnelle c'est à dire un véritable travail sur soi.                                         

                                                                                           

L'activité de CCF s'accompagne obligatoirement

.  D’une supervision et analyse  des pratiques

.  Et d'une formation continue. 

                                                                            

 

Par A.C.C.S.
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