Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:06

LES TROUBLES DE L’HUMEUR DU CYCLE FEMININ

Grandes variations des taux d’hormones féminines de façon cyclique
De la puberté à la ménopause

1) SYNDROME PREMENSTRUEL :
• 70 % des femmes se plaignent quelques jours avant les règles
• œdèmes avec prise de poids et seins douloureux, maux de tête, crises de larmes voire déprime…
• Stressées et irritables
Causes : excès œstradiol / à la progestérone : œstradiol = psychostimulant, progestérone = sédative
Précision : des chercheurs viennent de découvrir que pendant cette période, le centre émotionnel du cerveau a une activité cérébrale plus intense, (chez certaines femmes les plus chanceuses cela peut présenter l’avantage de stabiliser leurs émotions, même si leurs hormones n’en font qu’à leur tête).

2) ARRIVEE DES REGLES =
effondrement brutal des taux d’hormones féminines
• pénible pour certaines femmes :
• tendance à l’apathie, la somnolence.
• situation aggravée lorsque les règles sont (très) douloureuses (douleurs spasmodiques).


Comparaison avec un phénomène physiologique très similaire : l’hypoglycémie (chute du sucre dans le sang) = sensation de fatigue, vertiges = mauvaise humeur. Si le taux de sucre agit sur comportement, il est facile de comprendre que les taux d’hormones peuvent produire les mêmes réactions.


Conclusion     : les fluctuations d’humeur ont un fondement physiologique involontaire,
• très variables d’une femme à l’autre.
• Inconfort physiologique peut être aggravé voire révélé par le machisme


Les hommes aussi…
Les hommes ayant une production insuffisante de testostérone deviennent irritables et déprimés, dès qu’ils arrêtent le traitement hormonal substitutif. De la même manière, la reprise de testostérone de substitution améliore rapidement leur humeur.

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:05

LES PERVERSIONS SEXUELLES

Qu’est-ce qu’une perversion sexuelle ? Aujourd’hui, on parle de paraphilie plutôt que de perversion sexuelle. Attention de ne pas confondre les perversions sexuelles avec les pervers (psychopathes).
 

Les perversions sexuelles sont des comportements sexuels « déviants » par rapport à la sexualité commune admise par la société, on parle aussi de pratiques sexuelles atypiques.
Donc on peut dire que les paraphilies sont des fantaisies, impulsions, ou des comportements différents de ce qui fait partie de la norme établie.

Ces paraphilies (perversions sexuelles), regroupent :
     - les attirances sexuelles différentes de l’acte hétérosexuel classique 
     - et les comportements sexuels différents de la norme.

Il est donc difficile d'établir une limite entre la normalité et l'anormalité sexuelles. Car certaines paraphilies sont totalement innocentes, alors que d’autres sont à la limite du pathologique. Il faut surtout préciser que les déviances sexuelles (par rapport à la norme) font partie intégrante de chacun d’entre nous. On les retrouve dans beaucoup de fantasmes. Or, on sait que la majorité des êtres humains ont des fantasmes. Il y a donc des pratiques sexuelles différentes bien admises, mais où commence la perversion sexuelle ?

Les professionnels considèrent qu’il y a perversion sexuelle (paraphilie) : 

  - Lorsque le plaisir sexuel ne peut être obtenu que par cette pratique sexuelle déviante.
  - Avec un caractère répétitif qui s’étend sur une période d’au moins 6 mois
  - Mais aussi lorsqu’il y a une souffrance psychique consécutive à cette déviance
  - avec éventuellement une altération du fonctionnement social, professionnel ou autre.

En fait, l’élément central de la perversion « hard » n’est pas le sexe extrême lui-même, mais le manque de liberté qu’elle suscite. Il est ainsi l’esclave d’une sexualité basée sur un scénario imposé. C'est donc une dépendance.

Cette catégorisation se fait au regard de la norme sociale, qui elle-même peut évoluer. Autrefois, les fantaisies érotiques des préliminaires, et l’orgasme obtenu autrement que par le coït était considéré comme anormal et donc pervers. Heureusement on n’en est plus là. Ainsi, l’homosexualité n’est plus considérée comme une paraphilie selon la bible des psychologues et des psychiatres (DSM-IV).

Quelle différence y a-t-il entre perversion sexuelle et déviation sexuelle ?


Ce qui était qualifié avant de perversion, a été renommé, déviation sexuelle. Le terme de perversion étant un peu fort pour ce qui peut être simplement un petit écart ou une fantaisie dans sa sexualité. Le terme de perversion ayant une connotation d'agressivité et de cruauté, très négative. Le terme de perversion peut être conservé pour la pédophilie, et autres déviations, caractérisées par la cruauté et l'agressivité.

Où commence la perversion sexuelle ?


Il y a perversion et perversion… L’imaginaire érotique ignore bien souvent les limites de la normalité. La perversion soft consiste à réaliser des fantasmes, qui n’avaient jusqu’alors pas dépassé l’imaginaire sexuel. A titre individuel, certains hommes peuvent avoir une aventure homosexuelle "pour voir" sans pour autant devenir homosexuel (l’homosexualité n’est plus une perversion). En couple, des partenaires peuvent fréquenter une soirée échangiste pour finalement s’en détourner après une expérience.

Au sein du couple, ces perversions dites soft, peuvent-elles devenir dangereuses ?


C’est la peur de la routine qui conduit des couples à rechercher de nouvelles émotions, le passage à une perversion soft peut parfois donner plus de liberté à la sexualité. Le danger est que l’un des deux partenaires demande plus que l’autre et que le passage à l’acte heurte finalement la pudeur de l’un des amants. Le passage à l’acte réduit la sublimation nécessaire et détruit le jardin secret de l’un des partenaires.

Enfin, la perversion hard peut être réprimée par la loi morale, mais également pénale (pédophilie, sadisme avec partenaires non consentants, exhibitionnisme…).

Le fait d’accepter les perversions « soft » du partenaire, est-ce aussi de la perversion ?


Ce qui est dangereux c’est d’accepter de subir la perversion de l’autre sans en avoir réellement envie. Ainsi, les femmes qui acceptent les soirées échangistes de peur de perdre leur mari alors qu’elles n’en ont aucune envie.

Il faut préciser que le fantasme ou la simple attirance paraphilique n’est pas condamnable dans les sociétés modernes. C’est le passage à l’acte qui peut éventuellement être condamnable. Donc certaines perversions tombent sous le coup de la loi

Si ces pratiques impliquent un partenaire non consentant, c’est un viol, puni pénalement, même dans un couple marié . La notion de devoir conjugal n’existe plus. 

La pédophilie fait partie des interdits majeurs, comme l’inceste.
L’exhibitionnisme est condamné par l'article 222-32 du Code pénal à des peines pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 €uros d'amende..

Quelles sont les paraphilies les plus connues ?

Le bondage
: Cette pratique consiste à entraver son partenaire, à l’empêcher de se mouvoir, à l’attacher grâce à des cordes, des sangles, des chaînes.

Le fétichisme : Le fétichisme est l'attirance particulière voire exclusive pour une partie du corps, un vêtement, une image ou quelque chose qui permet d'assouvir son désir. Cela peut aller du latex, aux dessous féminins en passant par les talons aiguilles, le cuir, la dentelle, la fourrure, le pied etc…

J’ai connu un patient qui ne pouvait atteindre l’orgasme que si sa partenaire portait de grosses chaussettes de laine… Mais attention, un homme qui aime les sous vêtements de sa femme n'est pas forcement un fétichiste.....


Le frotteurisme : Fait de toucher ou de se frotter contre une personne non consentante (ex dans les transports en commun).

Le masochisme et le sadisme sexuel : L’objet de l’excitation est de subir ou d’infliger de la douleur et des humiliations à l’autre.

Il y a des nuances, ça peut être très « soft » si les partenaires sont réellement consentants. Mais cette pratique tombe sous le coup de la loi si le partenaire n’est pas consentant. C’est alors de la violence, voire de la torture infligée à l’autre.


La pédophilie : L’attirance sexuelle pour les enfants mais surtout le passage à l'acte et donc les viols qui en découlent font régulièrement la une des journaux. Chaque année des milliers d'enfants subissent des abus sexuels.

Le transvestisme fétichiste : L’excitation est alors pour un homme hétérosexuel de s’habiller plus ou moins complètement en femme et de s’imaginer en être une. Cette tendance peut être un simple fantasme ou cacher un problème d’identité de genre.

Mais il y a souvent en nous une part de voyeurisme, c’est souvent très excitant de voir son partenaire nu ou se déshabiller.


La zoophilie (terme ancien : bestialité) : attirance sexuelle pour les animaux. La pratique de la zoophilie remonte à l'antiquité, et il existe de nombreux dessins de cette période illustrant cette pratique. Le célèbre tableau de Michel Ange, Léda et le cygne montre Léda ayant un rapport avec un cygne. Ce thème a inspiré de nombreuses œuvres d'art.

En France, cette pratique n'est pas répréhensible par la loi, sauf les actes de cruauté ou de torture sur des animaux.


Dans d'autres pays, c'est un crime. Au Canada, par exemple elle est passible d'un emprisonnement maximal de 10 ans.

Enquête de Kinsey (1948 à 1954) aux EU. A cette époque, 8 % d'hommes et 4 % de femmes disent avoir eu des expériences sexuelles avec des animaux. Dans les campagnes ces pratiques étaient socialement admises. Mais dans les villes, cette activité était jugée dégradante.

A la campagne se sont plus les hommes qui utilisent le vagin des chèvres ou des juments, et à la ville ce sont plus les femmes qui aiment se faire lécher par leur chien.

La zoophilie existe donc dans le plus grand secret,

La gérontophilie : rapports sexuels avec des personnes agées. Condamnable si l'on considère que la personne âgée n'était pas capable d'un réel consentement

La nécrophilie : attrait érotique à l'égard des cadavres, condamnée si passage à l'acte. 

L'urophilie et la coprophilie : sont caractérisées par une forte excitation érotique éprouvée en souillant ou en étant souillé, par de l'urine ou des matières. Les urophiles et coprophiles peuvent être actifs ou passifs. Une variante de cette pratique consiste à uriner dans ses sous-vêtements et ses vêtements, parfois en public.

L'exhibitionnisme : Fait d’obtenir du plaisir en se montrant en public, le plus souvent en exposant ses organes génitaux ou alors lors d’une relation sexuelle. Ces deux cas sont illégaux en dehors du cadre privé. Mais attention, ceux qui aiment se promener nus chez eux ne sont pas obligatoirement des exhibitionnistes.

Le voyeurisme : L’obtention du plaisir sexuel se fait en regardant d’autres personnes, lors de leurs relations intimes ou nues ou en train de se déshabiller. Ces pratiques sont illégales si les personnes observées le sont à leur insu.

Petite anecdote d'un procès intenté par une dame âgée à l'encontre de ses jeunes voisins qui, disait-elle, ne cachaient pas leurs ébats amoureux devant la fenêtre ouverte de leur chambre. Mais l'enquête a pu démontrer que la maison du jeune couple était entièrement entourée de hautes haies et que la plaignante a fini par avouer qu'elle montait sur une chaise , posée sur la table de la cuisine, pour regarder les ébats du jeune couple par dessus la haie...


On voit aussi apparaître des perversions plus modernes

Perversion sur le Net : Des blogs sans tabou pour lecteurs avertis. Grâce à l’anonymat et à la liberté d’internet, de nombreux internautes se livrent à d’étonnants aveux concernant leurs fantasmes ou leurs pratiques sexuelles.  

Peut-on reconnaître un pervers hard ?


Il est très difficile d’identifier un pervers.

La plupart des vrais pervers sont des séducteurs charmants mais sans être réellement sympathiques, ils sont intelligents mais froids, ce que ressent l’autre ne l’intéresse pas… La perversion commence quand l’autre est amoureux. Le (la) pervers(e) commence à montrer son jeu dès lors qu’il sent sa (son) partenaire en son pouvoir. Il va alors tenter de la (le) dominer psychiquement en lui faisant croire qu’il détient le secret de son bonheur, de sa jouissance... En réalité le vrai pervers vise à détruire l’autre. Sa personnalité est extrêmement égocentrique, uniquement tournée vers son propre plaisir.

Peut-on guérir un pervers ?


C’est très difficile et ll faut distinguer ceux qui souffrent de leur paraphilie et ceux qui n’en souffrent pas.

Le vrai pervers (qui ne souffre pas en principe de sa paraphilie) peut mettre en sourdine son activité perverse face à la loi, par crainte de la sanction.

Pour ceux qui en souffrent, la psychiatrie et la psychothérapie ont toutes les peines à traiter un paraphilique hard, mais elle peut aider à changer une perversion hard en perversion soft si celui qui en souffre a réellement la volonté de changer.

La psychiatrie et la thérapie peuvent aussi aider la ou le partenaire du pervers en l’amenant à se libérer de la pulsion masochiste qui la (le) maintient auprès de son bourreau.

Conclusion


Pas de panique pour ceux qui font preuve d'une inventivité acrobatique et accessoirisée durant les rapports. Tout un chacun flirte avec des pratiques perverses, le plaisir sexuel n'est pas à enfermer dans des cases.

La perversion réelle est avérée quand l'individu ne peut se défaire d'un scénario immuable pour jouir et/ou fait souffrir sciemment son (sa) partenaire, ou l'utilise systématiquement comme un objet pour satisfaire ses pulsions sexuelles.


Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:03

LES DISPUTES

Pourquoi on se dispute ?

• L’agacement n’est pas facile à vivre et nous sommes plus perfectionnistes qu’avant, nous nous agaçons dès qu’un détail n’est pas parfait.

• D’abord, parce qu’on a du mal à comprendre que la personne qu’on aime soit celle qui nous énerve le plus ! Plus les gens sont proches, plus ils nous touchent et plus leurs différences nous tapent sur les nerfs

• Parce que nous en voulons toujours plus – plus de qualité de vie, de réalisation personnelle, de confort, bref plus de tout ! – les frustrations liées au quotidien nous exaspèrent aussi plus vite.

• Plus on vieillit ensemble, plus on s’accepte.

Quelles sont les causes de disputes les plus fréquentes ?


• L’éducation les enfants
• Les relations avec les parents et beaux-parents
• Le manque de partage des tâches ménagères
• Certaines petites manies répétitives de l’autre nous horripilent (tubes de dentifrice jamais rebouchés, pieds pas essuyés avant d’entrer, le linge sale qui traine, les bruits incongrus …)
• les activités politiques, syndicales ou autres… hors du foyer
• l’ordinateur et internet
• le sexe (seulement 6 % des cas) mais 20 % des personnes interrogées avouent éviter d’en parler
• La consommation abusive d’alcool et de tabac 

Peut-on vivre en couple sans se disputer ? Ce serait plus facile.

Pourquoi un couple serait-il uniquement caractérisé par l'ordre et l’harmonie perpétuelle ? La vie commune est faite de mouvements, de désaccords et d'accord, et aussi d’un minimum d'ordre pour la rendre apaisée. Car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Autrefois, on pensait que si un couple avait peu ou pas de disputes c'était bon signe car s'opposer, était dangereux pour le couple.

Aujourd’hui, tous les professionnels en relations humaines sont d’accord pour dire que :

- Ne jamais se disputer peut être révélateur d'une résignation.
- C’est une façon de dire : "Je ne crois plus à notre couple ». « Il n'y a plus rien à faire pour que les choses s'améliorent." Chacun continue de vivre sous le même toit mais la relation est réduite au minimum.
- Les disputes sont bénéfiques et les conflits font partie de la vie du couple

Les disputes seraient donc utiles ?


1) Elles servent à garder la relation vivante :

La vie est une lutte permanente. Une relation de couple doit être dynamique pour exister. Les disputes apportent une certaine animation salutaire pour le couple.

• En évitant les affrontements nous ne sommes pas dans une relation authentique, et nous risquons petit à petit de glisser vers une indifférence dangereuse pour la vie du couple.
• Par contre, en disant notre désaccord, nous prouvons à l'autre que notre relation compte beaucoup et que nous souhaitons qu'elle reste vivante.
• Le fait de demander là l’autre de faire un peu plus d'efforts ou de lui dire que son attitude vous énerve, c’est souvent une façon détournée de lui dire que vous cherchez à améliorer votre vie ensemble parce que cette relation est importante pour vous.

2) Elles servent aussi à aider chacun à exister : Les " orages " ont un sens.

• Une attitude agressive peut être un appel. Si l’un des partenaires se sent insignifiant, il va commencer une dispute pour prouver qu'il existe. C’est une façon de dire : " Regarde-moi ! Ecoute-moi ! J’existe ! Je voudrais que tu me reconnaisses comme une personne "
• Ou bien il peut avoir l’impression que certains de ses besoins ne sont pas compris ? Le dialogue est donc très important et la dispute est peut-être le seul moyen qu’il ait trouvé pour exprimer ce qui ne va pas.
• Nous savons que nos mots révèlent notre pensée intérieure, les disputes permettent donc de se révéler à soi-même avec ses côtés cachés. Le fait d’éviter d’entamer une dispute permet de ne pas se dévoiler et de garder ces émotions refoulées car ils craignent le rejet et la rupture de la relation.

3) Les disputes servent à crever l’abcès


• Plutôt que de garder tout sur le cœur et de nourrir son ressentiment et sa rancœur, "Le conflit qui éclate permet souvent de remettre les pendules à l'heure,
• Le couple, en effet, comme tout système, a besoin d'une soupape de sécurité pour son bon fonctionnement : les disputes !
• L’arbre cache parfois la forêt, et l'on profite parfois de la dispute en cours pour dire des choses qui n'ont plus rien à voir avec son motif initial mais qu’on avait enfouies au lieu de les exprimer librement au moment des faits"», C’est ainsi que pour une banale histoire de poulet mal cuit ou de facture impayée, on reproche à sa femme son manque de désir au lit, ou à son mari son avarice… ce n’est pas forcément idéal, mais au moins l’abcès est crevé. il faudra alors plusieurs séances pour tout résoudre !

4) S’opposer à l’autre permet de construire l’identité de chacun


• Chacun de nous s'identifie en se différenciant.
• C'est parce que quelqu'un nous résiste que nous existons.
• Pour avoir conscience d'être, il faut donc un autre à qui s'opposer.
• L'autre nous révèle à nous-mêmes.
• Si les querelles conjugales sont bien gérées, elles conduisent chacun à se responsabiliser, à remettre salutairement en question ses valeurs et ses motivations.

5) C’est grâce aux conflits que nous pouvons changer et donc faire évoluer notre relation 


•  Les conflits sont des facteurs d'équilibre et de changement dans le couple
• La plupart des gens préfère maintenir l'ordre établi parce que les habitudes sont rassurantes.
• Changer, c'est aller vers l'inconnu.
• Alors nous nous opposons fortement à toute nouveauté car notre sécurité affective est en jeu.
• Nous restons sur nos acquis, même s'ils sont décevants, par peur de l'inconnu.
• Les petites disputes du quotidien construisent l’intimité du couple

Se disputer c’est donc très utile !


• Se disputer, c'est savoir exprimer sa colère sans trop de violence verbale,
• C’est savoir écouter la colère de l'autre
• C’est savoir négocier pour consolider son couple tout en se réalisant soi-même.
• Se disputer, c'est comme faire l'amour : ça s'apprend !

Y-aurai-t-il un art de bien se disputer ? Quelques recommandations de base :

1) Déculpabilisez ! Un couple qui se dispute n'est pas forcément un couple qui va mal !

2) Mieux vaut réagir rapidement avec celui ou celle dont on partage la vie afin d’éviter d’accumuler les rancœurs et de laisser monter la mayonnaise.

3) Evitez d’aller trop loin dans vos propos, la colère nous pousse parfois à dire des choses qui dépassent notre pensée et qui risquent de blesser l’autre gravement et donc de rompre le dialogue. Cad. Essayer de garder la tête froide pour dire ce qu’on a à dire mais pas plus.

4) Expliquer la nature du problème mais en parlant de votre ressenti, plutôt que d’accuser l’autre, évitez la dynamique du klaxon (tu… tu… tu…) de Jacques Salomé, dites JE...

5) Evitez les sous-entendus culpabilisants

6) Laissez votre interlocuteur répondre et exposer ses arguments.

7) Le pouvoir doit être partagé !!!
• Trouvez un terrain d’entente qui corresponde à l’accord des deux partenaires.
• Il ne faut pas oublier que la plupart du temps, chacun est sincère dans ce qu’il ressent
• que les actes reprochés ne sont pas dus à la bêtise ou la méchanceté de votre partenaire (tous les conjoints ne sont pas des pervers narcissiques…)

8) Et si l’autre « n’entend pas » votre désaccord : dites simplement votre point de vue et changez de sujet sinon vous risquez d’entrer dans un réel conflit qui serait plus difficile à résoudre. « Lâcher la raquette » le premier est un signe d’intelligence qui désarme bien souvent l’adversaire. Ainsi, votre ressenti aura été entendu.
• Ne criez pas, ça ne ferait qu’aggraver le différent.

Mais que faire si la colère de notre partenaire est telle qu’il ne peut s’empêcher de hurler ?

Utilisez la technique de la messe basse, cad. baissez d’un ton. En baissant le niveau sonore de vos propos : il n’entendra plus rien et devra en faire autant. C’est très efficace… et on se comprend mieux à 35 décibels qu’à 90 ! Et que ceux qui n'élèvent jamais la voix pour se faire entendre nous jettent le premier rouleau à pâtisserie !

Comment éviter l’escalade


• quand la moutarde vous monte au nez, changez de pièce et pensez à autre chose.
• Dépistez les pensées assassines du style : « il lèche son couteau, c’est un vrai plouc, qu’est-ce que je fais avec lui ? »,
• Et un peu d’humour quand vous êtes calmé, c’est miraculeux pour ramener le beau temps : à condition d’éviter d'en profiter pour lui lancer des piques

Est-ce qu’il y a des erreurs à éviter pour éviter le pire ?


1 - Jamais de violence physique : ça va mieux en le disant et c’est largement efficace...

2 - Evitez les accessoires : Claquer une porte peut soulager mais casser la vaisselle de belle-maman ne servira qu'à enrichir le commerce.

3 - Ne cherchez pas des alliés extérieurs : la dispute lors d'un dîner entre copains est déconseillée. Tout le monde est mal à l'aise et l'autre se sent d'autant plus humilié.

4 – Ne pensez pas à la place de l'autre : pour savoir ce que pense l'autre, mieux vaut lui demander et écouter ses réponses.

5 - Ne cherchez pas à avoir forcément raison car les torts sont toujours partagés et le « jusqu’au-boutisme » ne sert qu’à vous ridiculiser dans votre mauvaise foi.

6 - N'abusez pas du "tu" : Il serait utopique de vouloir complètement le supprimer, mais essayez plutôt d'utiliser le "je". "J'ai été blessée par tes paroles. Je ne supporte plus ce comportement." Ca change tout !

7 - Tournez sept fois votre langue dans votre bouche : avant d'utiliser des injures mettant en cause le physique, la santé mentale, les performances sexuelles et, de manière générale, tout ce qui humilie et rabaisse.

8 - N'hésitez pas à vous excuser... mais n'abusez pas trop de ce procédé. Vous finiriez par ne plus être crédible dans vos regrets.

9 - Ne menacez pas l'autre de rétorsion : La scène de ménage doit être gratuite, sans conséquences. Elle sert à remettre les choses à plat.

Conclusion


• Les disputes ne doivent pas être une lutte de pouvoir, mais un partage des pouvoirs
• Reconnaître des vérités dans les paroles de l'autre, et laisser un peu de place à l'autre.
• renoncer un peu à soi est un signe de maturité.
• Négocier lors des disputes permet d’aboutir à un compromis
• Accepter l’idée que la différence de l'autre, n’est pas contre soi, mais un enrichissement pour soi,
• Ne pas adhérer systématiquement aux idées de l'autre,
• Savoir prendre du recul et dédramatiser (quitter la pièce pour se calmer…)
• Par contre, si les disputes deviennent le seul moyen de communication, elles sont plutôt un signe de mauvaise santé du couple. Dans ce cas il faut vite consulter un professionnel du couple avant qu’il ne soit trop tard.
• Mais les couples qui ne se disputent jamais sont encore plus louches.


Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:02

         "Parle-moi, j'ai des choses à te dire"

                                        Jacques Salomé

Malgré la tendresse, malgré l'affection et l'espérance, deux êtres qui ont fait un bout de chemin ensemble se retrouvent un jour face à face, incapables de communiquer, d'ouvrir leur coeur, de dévoiler leurs pensées, de se rendre accessibles.

Pourquoi et comment en sont-ils arrivés là ?

Est-il possible d'améliorer leur relation ?

Jacques Salomé... s'est interrogé sur la désintégration des couples. Dans son livre il identifie quelques modalités, quelques processus qui, dans leur ponctualité, n'ont rien de grave ou de dramatique mais qui, répétés et amplifiés, ajoutés les uns aux autres vont constituer, au long  des jours, une source renouvelée de pollutions relationnelles et faire obstacle à la communication entre deux partenaires.

Mais il ne se borne pas à expliquer l'échec. Il ranime l'espoir en réfléchissant sur des alternatives ouvertes pour développer l'intimité, la conscience et la spontanéïté, et créer un espace de négociation afin d'aller plus loin ensemble.

Même alors que tout semble s'écrouler, rien n'est jamais tout à fait perdu, soutient-il.

Jacques Salomé est diplômé en Psychiatrie Sociale. Il est membre fondateur de l'Association Française de Psychologie Humaniste, chargé de cours à l'Université de Lille III.


                                                         **************

 

                     
                        "La crise du milieu de la vie"                       

                        (Une deuxième chance)

                                Dr Françoise Millet-Bartoli

Doutes, remises en cause, envies de tout recommencer : le milieu de la vie est souvent une période de crise. Redoutée par beaucoup, c'est aussi l'occasion de faire le bilan et de  rebondir.

Quelles sont les principales manisfestations de cette crise ? Comment influe-t-elle sur la    santé, le moral ou la sexualité ? Comment faire face à l'éloignement des enfants et au vieillissement de ses propres parents ? Comment dépasser la routine dans son couple et au travail ? Comment  mettre à profit l'expérience acquise tout en développant sa créativité personnelle ?

En somme, comment trouver une nouvelle harmonie avec soi-même ?

Françoise Millet-Bartoli est Psychiatre, psychothérapeute, et enseigne à la faculté de    médecine de Toulouse.

                                                 ********************

                                    "C'est pour ton bien"

                              (Racines de la violence dans l'éducation de l'enfant)

                                          Alice Miller    (Psychanalyste)                                     

Ce livre intelligent et chaleureux dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle - qui a     pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéïssant - et montre comment, les adultes qui battent ont été des enfants battus, les adultes qui humilient ont été   des enfants humiliés... , et comment, surtout, à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou à celle que l'on fait subir à autrui, on trouve toujours le meurtre de l'âme enfantine. Cette "pédagogie noire", selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes du 18 et 19ème siècle, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents.

Un livre à mettre d'urgence entre toutes les mains... mais attention de ne pas tomber dans l'exces inverse car l'enfant roi, celui auquel les parents ne savent pas dire NON,  devient  rapidement un tyran voire un délinquant.

                                                

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Lectures recommandées
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 22:57

LE MANQUE DE DESIR SEXUEL CHEZ LA FEMME

 

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnait le droit à une sexualité épanouie. La santé sexuelle est reconnue comme partie intégrante du bien-être auquel chaque individu à droit.

 

Certaines femmes n'éprouvent que peu de désir sexuel voire aucun. Cette situation peut être temporaire ou se prolonger. Souvent, après une période variable de sexualité satisfaisante, elle voit son désir disparaître, brutalement ou progressivement.

 

Les unes consultent pour elles-mêmes, parce qu'elles n'aiment pas cette image d'elles sans désir ; d'autres, consultent pour sauver leur couple, ou pour faire plaisir à leur conjoint parce qu'elles culpabilisent de le rendre malheureux ou simplement pour ne pas le perdre.

 

Aucun plaisir de la vie n’a de norme quantitative.

 

Mais, dans un couple, il y a un minimum de partage et d'harmonie nécessaire à la poursuite de l'aventure. Cela signifie que celui des deux qui a le moins de désir doit apprendre à trouver ou à retrouver d’autres joies dans la relation sexuelle (le plaisir d’être dans les bras de l’autre, la tendresse partagée, etc.), et celui qui a le plus d’appétit sexuel doit apprendre à gérer la frustration. Entre beaucoup et très peu, il y a un juste milieu nécessaire au maintien du couple.

 

QUELQUES PISTES POUR COMPRENDRE LES ORIGINES POSSIBLES DES TROUBLES DU DESIR

 

Anorgasmie 

 

Certaine femme connaissent ou ont connu l’excitation et la volupté qui l’accompagne, mais ne savent pas parvenir à l’orgasme. La frustration, l’échec, l'impression de ne pas être normale, ou d’être incompétente… et puis, le fait d'être uniquement témmoin de la jouissance de l'autre, sans rien ressentir,  fait du jeu amoureux un mauvais moment à passer, voire une corvée.

 

On comprend que la femme déçue évite la relation sexuelle le plus souvent possible : le masochisme a ses limites ! Que ce soit à cause du comportement du partenaire, de son éjaculation trop rapide, par exemple, ou de sa propre incapacité à jouir, la femme n'a plus envie de relation sexuelle, elle investit ailleurs que dans la sexualité : le ménage, les enfants, la télé, le sport, le métier, le bénévolat…

  

Si une femme connaît l’orgasme mais n’y parvient pas avec son partenaire, quelles qu’en soient les raisons (inhibition personnelle, maladresses du partenaire…), ce n’est pas de l’anorgasmie. Elle peut alors se réfugier éventuellement dans la masturbation et être insatisfaite de la relation sexuelle.

 

Troubles du plaisir

 

Quand une femme n'a pas de plaisir sexuel et/ou pas d'orgasme (ce qui n’est pas la même chose), on a tendance à la qualifier de "frigide". Ce terme a une connotation péjorative, qui sous-entend la l’idée d'un corps de femme froide et rigide, ce qui est totalement faux.

 

En cas de troubles du plaisir ou d’anorgasmie, consultez un sexologue qui vous apportera des conseils de conduite mieux adaptée.

 

Mais il faut différencier un problème sexuel passager d’une réelle dysfonction sexuelle. 

 

Différents degrés des troubles du plaisir

 

·     La femme n'est pas émue par les caresses sur son corps, qui ne déclenchent pas les phénomènes de l'excitation sexuelle. Parfois même, ces caresses peuvent provoquer une tension musculaire plus qu'une détente.

 

·     L'étape des caresses sur le corps se déroule plutôt bien, mais dès que ces caresses deviennent sexuelles, elles ne sont plus agréables, pas excitantes, voire répugnantes.

 

·     Ou encore les étapes précédentes se passent bien (donc plaisir) mais malgré tout l'orgasme ne se déclenche pas. On parle alors d'anorgasmie.

 

Il y a un véritable trouble du plaisir uniquement si la relation se passe dans de bonnes conditions, dans un climat de confiance, avec des stimulations suffisantes et adéquates. Parfois ces bonnes conditions, pour diverses raisons, sont difficiles à mettre en œuvre par le couple. Il pourra alors se faire aider par un professionnel, un sexologue ou un thérapeute de couple.

 

Ä         Il ne faut pas oublier que la femme a un temps de réponse beaucoup plus long que l’homme pour atteindre l’orgasme. Prenez beaucoup de temps pour les préliminaires avant la pénétration.


Ä         De plus, les femmes possèdent plusieurs zones sexuelles érogènes, mais très peu de femmes (25 %) peuvent se passer de la stimulation clitoridienne pour obtenir l'orgasme. Cela signifie que les 3/4 des femmes ont besoin d’une stimulation clitoridienne pour atteindre l’orgasme. Donc, s’il n’y a pas de stimulation clitoridienne suffisante simultanément à la pénétration, ne pas avoir d’orgasme pendant cette pénétration n'est pas considéré comme un trouble du plaisir, .

 

Ä         Certaines femmes cherchent le plaisir surtout pour plaire à leur partenaire et très peu pour elle-même. Elles craignent que leur partenaire ait une mauvaise opinion d'elles ou les quitte si elles ne jouissent pas. Elles se retrouvent alors dans une angoisse de performance, et abordent la sexualité avec la peur de ne pas y arriver. Dans ces conditions, même si elles ont du plaisir, elles ne peuvent pas ou ont beaucoup de mal à atteindre l’orgasme, ce qui peut les conduire à faire semblant, ce qui va renforcer l’angoisse, l’insatisfaction puis la rancœur.

 

Souvent, c’est un événement particulier qui va déclencher la baisse du désir 

 

Une naissance, un deuil, le chômage, un bouleversement dans la vie quotidienne, etc. Si l'harmonie sexuelle n'est plus au rendez-vous, il faut réinventer la sexualité sur de nouvelles bases.

 

La baisse de libido chez la femme est très souvent une réponse fonctionnelle et normale d’une femme souffrant de stress, de fatigue ou de mauvaises relations avec son partenaire. Il faut donc impérativement distinguer l’inhibition d'adaptation qui est une réponse saine liée à un moment précis de la vie de la femme, d'une dysfonction sexuelle qui a toujours existé dans la vie de cette femme.

 

Demande excessive du partenaire

 

Nous l’avons vu, il n’y a pas de norme quantitative, chacun a son appétit sexuel qui peut être fluctuant en fonction des évènements de la vie, du travail, de la fatigue etc. Si elle est continuellement bousculée dans son rythme, la femme n'arrive pas à suivre la demande de son partenaire, et finit par être dégoûtée par les jeux sexuels. L’homme qui ne respecte pas le rythme de sa partenaire dans sa  vie quotidienne paralysera le désir.


L’appétit sexuel est variable d’une personne à l’autre. Beaucoup pensent que seules les femmes manquent de désir, ne dit-on pas que « les hommes ne pensent qu’à ça ! ». Je reçois aussi des femmes frustrées par le manque de libido de leur partenaire qui se satisfont d’une ou deux relations par mois, voire moins. Dans ce cas, les hommes ne comprennent pas la demande de leur compagne, certains trouvent même indécent qu’une femme ose exprimer des désirs (une femme honnête n’a pas de plaisir disait-on autrefois).
 

 

Et là encore, sous la contrainte (personnelle ou de son partenaire) toute stimulation sera inefficace.

 

La relation sexuelle ne se résume pas à quelques préliminaires et à la pénétration

 

« Faire l’amour », c’est aussi partager de la tendresse, de la douceur, un ensemble d’émotions, de regards et de mots acceptés par les deux, des jeux ludiques, un moment de fusion réciproque épanouissant…  Si ces conditions ne sont pas réunies, la femme se sent un objet sexuel et vite dégoutée de la sexualité.

 

Il est indispensable de savoir et d'accepter qu'il est possible d'avoir une sexualité heureuse sans pénétration à chaque fois. Caresses, câlins, baisers, tendresse, partage, amour, confiance, échanges...font partie de la sexualité et sont indissociables du désir.

 

C’est ainsi que les attentes mal ou jamais exprimées peuvent engendrer la diminution du désir : une femme qui n'est pas caressée comme elle le souhaite et qui ne l'a jamais exprimé à son partenaire risque petit à petit de ne plus le désirer.  Mais attention, votre partenaire ne peut pas deviner ce qui vous fait plaisir ni vos besoins ! L’amour ne rend pas devin. Seules quelques mères savent décoder les besoins de leur nourrisson et votre partenaire sexuel n’est pas votre mère.

 

Dans de bonnes conditions érotiques, si une femme n'éprouve pas de sensations voluptueuses, le plus souvent ce trouble est en lien avec des conflits intrapsychiques. Une psychothérapie est alors indiquée.

 

Le manque de soins corporels du partenaire

 

Les tenues négligées, une propreté douteuse, des mains auc ongles sales qui vous caressent, des odeurs corporelles ou buccales désagréables, sont autant de « tue l’amour ». Il faut plaire à l’autre pour lui donner envie. La séduction est l’un des premiers moteurs de notre désir.

 

Des douleurs pendant les rapports sexuels

 

Cela peut venir entre autres d’un manque de lubrification vaginale, de certaines infections gynécologiques ou de certaines positions...  Essayez un lubrifiant intime. Si les douleurs persistent consulter votre Gynécologue.

 

La dépression

 

Le premier signe de toute dépression, chez la femme comme chez l'homme est une diminution de la libido. Mais attention, de nombreux antidépresseurs et somnifères ont des effets négatifs sur la libido. La majorité diminue l'accès au plaisir, certains gênent la lubrification, d'autres encore présentent les deux inconvénients.  Donc, la libido déjà diminuée par la dépression est encore aggravée par les effets iatrogènes des traitements.   

 

Ä   Il faut bien sur soigner la dépression, sans entrer dans la dépendance, en complétant le traitement par un soutien psychologique auprès d’un professionnel du couple.

 

La maladie

 

La maladie et la fatigue qui l’accompagne diminuent souvent le désir séxuel.

 

Et certaines maladies comme l'hypertension, le diabete etc peuvent entraîner des problèmes sexuels auxquels s’ajoutent les effets secondaires des médicaments.

 

 

Les médicaments


Les femmes qui prennent des médicaments contre la dépression, l’hypertension, les maladies du cœur et même les antihistaminiques peuvent éprouver une perte de désir sexuel. Souvent, les femmes ne font pas le lien entre le médicament en cause et la diminution du désir sexuel. En parler avec son médecin.

 

 

Trop de stress tue le sexe 

 

Le stress de la vie quotidienne est le quotidien de beaucoup de femmes de 30 à 45 ans et peut même mener à la dépression. Or le premier signe est la baisse de la libido. Beaucoup de femmes actives, avec enfants en bas âge et une maison à tenir (double journée) ne comprennent pas d'où vient leur manque de goût pour les relations sexuelles, pourquoi elles ne jouissent plus qu'une fois sur trois. En fait, la fatigue à laquelle s’’ajoute éventuellement une dépression latente, face à de nombreuses obligations entraînent une perte de désir ou des difficultés à atteindre l'orgasme. Quant au stress, chacun est capable de s'adapter à un ou deux événements émotionnellement forts : un mariage, un deuil… Mais lorsqu'ils s'accumulent en quelques mois, il est impossible de faire face. Le stress devient alors la porte d'entrée vers la dépression. Pourtant, "l'état de stress ou de dépression à l'origine de la baisse de libido n'est presque jamais perçue par les femmes. Elles ne font pas le lien entre leur mode de vie trépidante et trop exigeante avec leurs difficultés sexuelles".

 

Ä        Vous n’êtes pas superwoman et ne le serez jamais quoi que vous fassiez. La perfection n’existe pas, Vous ne pouvez pas tout mener de front en même temps. Soyez donc un peu plus tolérante avec vous-même et mettez la barre moins haut, vous serez moins stressée, moins fatiguée et donc un peu plus disponible pour votre vie de couple.

 

Ä     « Lâcher » un peu vos enfants et partez en amoureux pour un week-end. Les enfants sont heureux quand ils voient leurs parents heureux, c’est nécessaire à leur construction, pour se projeter dans une vie future car ils ont besoin de modèles. Que peuvent-ils envisager pour leur avenir quand ils voient leur mère débordée, pas heureuse et leur père déçu de sa vie de couple ?

 

Ä          Rétablissez les priorités, le couple est une priorité ! Et n'oubliez pas que souvent, l'appétit vient en mangeant, à condition de prendre son temps et de mettre oeuvre les conditions nécessaires au rendez-vous amoureux.

 

Ä         Il est également indispensable de dégager du temps pour vous seule et pour votre couple en dehors des relations sexuelles. Vivez donc des moments particuliers en couple : activités de loisirs, sorties en amoureux etc.

 

Ä         Cherchez comment érotiser votre vie à travers votre corps : soins corporels, lingerie, tenues, … mais aussi faites de la danse, du sport, et pourquoi pas du théâtre. Et puis allez donc découvrir le « club du rire »  seule ou avec votre partenaire.

 

Où trouver un « club du rire » près de chez vous   http://clubderire.free.fr/clubdefrance.htm

 

Les problèmes de liens personnels dans le couple,

 

Un partenaire qui n'attire pas, avec qui on a des comptes à régler, qui n'a pas le même projet érotique, ne facilite pas la montée du désir. On ne parvient pas à désirer quand on en a gros sur le cœur !

 

Ä  La consultation avec un professionnel de la vie de couple pourra aider à faire le point (conseiller conjugal, thérapeute de couple si possible sexologue…)

 

La maternité

 

La fatigue de la grossesse, de l’accouchement et l’allaitement contribuent largement à la disparition du désir chez un grand nombre de femmes (mais certaines femmes voint monter leur libido pendant leur grossesse).

 

Puis s’ajoute le temps consacré au tout petit, les  réveils et biberons nocturnes, ne laissent pas de place à l’amant.

 

Et enfin, un phénomène dont on parle très peu : la libido est souvent motivée inconsciemment par le désir d’enfant. Alors lorsque l’enfant paraît, la libido disparaît… pour un certain nombre de femmes.

 

La baisse de la passion

 

La passion diminue inévitablement au fil des années (quelques mois à trois ans maximum). C’est une des raisons les plus fréquentes de la diminution du désir.


Peu à peu, l'excitation est plus difficile à obtenir rendant un ou les deux partenaires insatisfaits.
Frustration, culpabilité, colère, incompréhension, peuvent alors s'installer progressivement. Un statut quo dans le couple s'installe le plus souvent; le ou les partenaires finissent par s'accommoder (ou "faire semblant") de cette situation.

 

La routine

 

Faire l'amour au même endroit, dans sa chambre le plus souvent, de la même manière peut rendre la sexualité routinière et triste et entrainer une baisse du désir.

 

L’angoisse de performance

 

Les femmes aussi connaissent l’angoisse de performance sexuelle, on croit souvent qu’elles ne peuvent ressentir ce type d’inquiétude, car l’excitation féminine qui se manifeste par une lubrification vaginale étant nettement moins visible de l’extérieur. 51,93 % des femmes ont une appréhension à l’idée de ne pas être excitée lors de l’activité sexuelle !

 

MIEUX VIVRE SA SEXUALITE :

 

Une sexualité heureuse c’est un apprentissage

 

Apprentissage qui évolue tout au long de la vie. Le chemin du plaisir sexuel et de l'orgasme n'est pas inné. Chacun, homme et femme apprend son propre chemin du plaisir, c'est donc un apprentissage, qui passe souvent par la masturbation solitaire, puis dans la relation à l'autre. Pour partager le plaisir de son corps, il faut d’abord le connaître, savoir comment et à quoi il réagit.

 

Mieux se connaître, mieux connaître les réactions sexuelles (modifications du corps lors de l'excitation) peut participer à l'épanouissement érotique. Quelques connaissances, une bonne communication entre les partenaires et de la pratique, contribueront à une satisfaction partagée.

Bien sûr toutes ces réactions sexuelles ne pourront être mise en jeu que dans un climat de disponibilité, de sécurité et en accord avec son partenaire.

 

Ä         Chacun de nous a ses propres limites et ne peut donc pas tout accepter dans les rapports amoureux. Mais la pression sociale est forte (sujets d’actualité sur la sexualité, films érotiques ou pornographiques…) et là encore nous contraint à des pratiques sexuelles que tout le monde ne peut pas forcément accepter, même pour faire plaisir à son partenaire. Le respect doit exister chez les deux partenaires. Il n’y a aucun lien entre le sentiment amoureux et les pratiques sexuelles. Le chantage affectif ne peut mener qu’à la rancœur et au désamour.

 

Ä         Consultez un sexologue, il vous donnera son avis et pourra vous aider à créer ou recréer les conditions d'une sexualité satisfaisante.

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Dossiers
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