Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:50

Emission de radio du 9 octobre 2006

RDM en directe de 15 à 16 heures

COMMENT PARLER DE SEXUALITE AVEC VOTRE ENFANT


Beaucoup de parents appréhendent, cette conversation qui devrait commencer dès la petite enfance et se poursuivre jusque tard dans l'adolescence.

L'enfant a besoin d'obtenir une réponse pour se sentir exister.

- Si vous évitez le sujet, comment leur transmettre vos valeurs, vos croyances?
- Si l'enfant pose des questions, il est prêt à recevoir des réponses franches.
- L'enfant ne recherche pas un cours magistral de biologie, mais plutôt des bases, afin de se faire sa propre idée.
- Si vous attendez que votre enfant arrive à l'adolescence pour parler de sexualité il aura probablement déjà obtenu  des informations qui ne seront pas toujours les bonnes... 


Clarifiez vos propres valeurs sur la sexualité.
Il est important que vous sachiez exactement où vous vous situez, de façon à pouvoir transmettre un message clair à votre enfant.  Pensez à ce que vous aimeriez que votre enfant sache à propos du sexe et de la sexualité. Et n'oubliez pas de parler d'amour, de relations, de communication et d'intimité.


Tenez compte du stade de développement de l'enfant.
Employer des mots et parler de sujets qui sont adaptés au niveau de développement intellectuel de votre enfant. Soyez à l'écoute des indications de ce qu'il peut comprendre à partir de certaines questions qu'il pose.

Par exemple, les enfants d'âge préscolaire s'intéressent beaucoup aux renseignements factuels, mais pas nécessairement aux longues explications. Ils peuvent inventer des explications s'ils ne disposent pas de renseignements appropriés, c'est ce qu'on appelle la "pensée magique".

Les enfants un peu plus vieux comprennent ce qui est réel et ce qui est imaginaire, mais leur pensée est axée sur le moment présent "pensée concrète".

La préoccupation des préadolescents est d'avoir des amis, de faire partie d'un groupe et aussi de se sentir "normal"

L'adolescent plus âgé peut être préoccupé par les relations amoureuses et subir des pressions sociales différentes. 


Parlez de vos valeurs, mais sans faire de sermons. Vos enfants ont besoin de connaître votre point de vue, mais n'imposez pas vos valeurs, dites : "je pense que" - "parce que") Ne pas tenir tête afin de maintenir la communication avec le jeune. 

Ecoutez vraiment ce que votre enfant a à vous dire et respectez son avis, car le risque est d'obtenir un effet contraire par rejet, mais surtout, l'ado a besoin de sentir en capacité de penser par lui-même. 

Faites comprendre à votre enfant que vous l'aimez et que vous êtes toujours là pour l'aider, même s'il fait des choses que vous n'aimez pas. Vous avez le droit de vous sentir mal à l'aise, l'éducation que nous avons reçue en tant qu'adulte ne nous a pas toujours aidé et il n'est pas nécessaire d'être expert en sexualité pour transmettre l'essentiel des idées.

Les jeunes enfants se sentent à l'aise quand les réponses sont franches, en s'en tenant aux faits. N'hésitez pas à vouez votre inconfort, votre enfant appréciera votre honnêteté et saura que vous être prêt malgré tout à discuter avec lui d'un sujet important. De plus, entendre de ses parents qu'ils ne sont pas toujours à l'aise, ou qu'ils ne savent pas tout, permet à l'enfant de ne pas être parfait, d'avoir le droit à l'erreur, donc d'être "normal". 

L'enfant sent lorsque ses parents ne souhaitent pas répondre aux questions, lorsqu'ils repoussent ou éludent le sujet. L'enfant finit par arrêter d'en poser pour ne pas les gêner. Si vous ne savez pas comment répondre à une question, proposez à votre enfant de chercher ensemble la réponse, dans un livre spécialisé par exemple. Il n'est pas obligatoire non plus de répondre immédiatement à une question. (reconnaître la question importante, mais demander un peu plus de temps pour réfléchir à votre réponse et reprendre la discussion avec votre enfant plus tard quand vous aurez la réponse le rassure également.


Quelques trucs 
Encouragez les questions : «Ça, c'est une bonne question. Je suis contente que tu viennes me la poser. ».  Essayez de découvrir ce qu'il connait déjà. L'enfant y a sûrement déjà réfléchi, a entendu d'autres en parler et en a peut-être déjà parlé avec ses camarades. Reformulez sa demande ex. « D'où est-ce que je viens ? »  peut aussi signifier « Dans quelle ville suis-je né ? ».  Il n'est pas nécessaire de tout expliquer en même temps. Si l'enfant semble satisfait de votre réponse n'en dites pas plus.  Arrêtez-vous un moment après chaque explication pour permettre à l'enfant de bien comprendre ce que vous lui avez dit, et le laisser penser à d'autres questions éventuelles.

Certaines questions que posent les enfants et les adolescents sont parfois un moyen détourné de demander « Suis-je normal(e)?».  Faites en sorte de répondre également à ces questions déguisées.  Renseignez-vous auprès de lui sur ce qu'il sait déjà, de manière à donner une réponse qui remplit ses besoins.  N'attendez pas toujours que votre enfant vous pose la question. Certains ne poseront jamais de question, (mais ils ont besoin de la même information que les autres).   Servez-vous des situations de la vie de tous les jours pour aborder certains sujets : ex : « Mme X va avoir un bébé. T'es-tu déjà demandé de quelle façon ça commence, un bébé? ».  Une émissions de télé que vous regardez ensemble peut être l'occasion d'engager la discussion sur un sujet en particulier. Et ne culpabilisez pas si vous ne savez pas comment vous y prendre, achetez un livre sur la sexualité spécialement destiné aux enfant et lisez-le ensemble (il en existe même pour chaque tranche d'âge.

A partir de 6 ans employez les mots du dictionnaire pour désigner les parties du corps, de façon naturelle, ils comprendront que les seins, la vulve et le pénis ne sont pas des choses « sales » et qu'ils ont la permission d'en parler. Pour les très jeunes enfants vous pouvez employer les mots "zizi" et "zezette".  Expliquez les «parties privées» (parties du corps que couvre le maillot de bain).  Les enfants doivent savoir qu'eux seuls peuvent toucher leurs parties génitales, bien que leurs parents doivent les aider parfois pour la toilette.  Lire un livre avec votre enfant peut être un excellent moyen de susciter la discussion. 

Parlez de la masturbation quand cette question se présentera.  S'il se masturbe reconnaissez que c'est très agréable, mais que cette activité doit se faire en privé dans sa chambre quand il est seul. 

Les règles apparaissent généralement entre 12 et 15 ans. Chez certaines fillettes, elles apparaissent dès l'âge de huit ou neuf ans. Les menstruations s'établissent habituellement environ deux ans après que les seins aient commencé à se développer, par conséquent, les fillettes dont les seins se développent devraient être préparées en vue de leurs premières règles. Nous sommes au XXIème siècle et pourtant, lors des mes interventions en milieu scolaire, j'ai plusieurs fois rencontré des jeunes filles qui découvraient avec panique et même culpabilité du sang entre leurs jambes. Et n'oubliez pas d'expliquer que l'ovulation se fait deux semaines avant les règles et qu'une très jeune fille peut être enceinte avant d'avoir eu ses premières règles.

D'où je viens ? Comment j'ai été conçu(e) et/ou dans quel milieu suis-je né(e) ?
Les enfants adorent qu'on leur parle de la période où leur mère était enceinte et des événements qui sont survenus lors de leur naissance. Les enfants adoptés aiment aussi entendre parler de leur arrivée dans la vie de leurs parents.

De 3 à 7 ans, parlez de l'amour des parents qui permet de déposer une petite graine dans le ventre de Maman.  « Tu viens d'un tout petit oeuf dans mon utérus (L'utérus est un endroit spécial dans le corps de la mère où les bébés se forment et se développent, jusqu'à ce qu'ils soient prêts à naître).  N'oubliez pas que vous devrez peut-être tout expliquer de nouveau, les enfants ne comprennent pas toujours tout ce que leurs parents leur disent initialement. Chacun comprend à son rythme, ne forcez pas la compréhension s'il semble lointain...

A partir de 6 ans, soyez un peu plus scientifique :  les spermatozoïdes de l'homme, et l'ovule de la femme (un tout petit oeuf). Expliquez que les spermatozoïdes (une semence spéciale) sont fabriqués dans les testicules de l'homme, et sortent par son pénis (par le même tube que l'urine). Les ovules sont fabriqués dans les ovaires de la femme, qui sont situés dans son ventre. Pour que le spermatozoïde et l'ovule se joignent, l'homme introduit son pénis dans le vagin de la femme. Les spermatozoïdes qui sortent de son pénis remontent dans l'utérus et dans un tube spécial où ils rencontrent l'ovule. Un spermatozoïde se joint à l'ovule, et un nouveau bébé commence à se former! ».  Les livres spécialisés sont alors très utiles.

Ne pas oublier, quelque soit son âge, de parler de l'aspect émotionnel, de l'importance de la relation amoureuse et que c'est agréable, que les deux partenaires peuvent ressentir du plaisir mais pas plus, ne pas parler de la jouissance sexuelle adulte car il ne la comprendrait pas,  cet univers lui ferait peur. 

Mais dites bien que cette activité est réservée uniquement aux adultes consentants.  Que c'est une façon pour les adultes qui s'aiment de manifester leur amour.  Ne jamais parler de votre sexualité restez dans la généralité. Votre sexualité ne les regarde pas !
Et n'oubliez pas de parler des abus sexuels, son corps lui appartient, s'il a la moindre crainte il doit savoir dire NON !

Adolescence : l'entrée dans la vie amoureuse 
- L’adolescent parle plutôt à ses amis, a normalement trouvé la réponse à toutes les questions d'ordre général sur la sexualité. 
- Gêné d'aborder la question de la sexualité avec ses parents. 
- Reconnaitre à l'adolescent le droit à une vie amoureuse et sexuelle. Les parents ne le considèrent plus comme un enfant. 
- Respect de sa vie privée. Pas d?intrusion dans son intimité,. 
- Les conseils plutôt orientés vers la prévention (contraception, Sida?) et la

Les livres : attention, certains sont trop souvent stéréotypés, présentant les personnes uniquement sous l'aspect de la beauté, ou décrivant des positions différentes... Un conseil pour bien choisir un livre : vérifiez attentivement qu'il y ait un paragraphe sur le plaisir sexuel, que ce ne soit pas uniquement un livre d'anatomie !

Quelques suggestions :
" Et moi, d'où je viens ?" (Christian Bourgeois éditeur) Il met en scène un couple de 40-50 ans bien en chair et sympathique et une idée du plaisir sexuel, de l'excitation sexuelle et de l'orgasme. 
« Sais-tu comment naissent les enfants ?" (éditions Casterman) où la femme est sur l'homme. 
- La série de livre "question d'amour" de chez Nathan, reste très classique pour les 5-8 ans et les 8-11 ans et c'est seulement pour les 11-14 ans qu'est évoquée l'idée que l'amour peut se faire dans toutes sortes de positions. 
"Comment on fait les bébés" (Seuil) a une approche assez originale : les parents ne savent pas faire les bébés et ce sont leurs enfants qui le leur expliquent. Une page décrit en dessin "les parents au travail". Elle évoque merveilleusement une partie de plaisirs et de jeux dans un langage métaphorique accessible aux enfants. 
"Papa, maman, dites-moi pour de vrai", par Gérard Sévérin, Ed. Marabout. 
"Comment parler de sexe avec vos enfants", Catherine Gauthier, éd. M.A. (1990).. 
"Parlez-leur d'amour et de sexualité", Jocelyne Robert, éd. De l?Homme (1999). 
"L'Enfant et sa sexualité", Christiane Olivier, éd. Fayard (2001).
"Le livre du zizi"


 

Par A.C.C.S.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 22:47

"Célibat et sexualité"

Sujet de l'émission radiophonique du 23 octobre 2006 :

 

Définition du célibataire autrefois (sens officiel du terme)
Personne qui n'avait jamais connu le mariage (la vie de couple était le seul modèle valable).
• le célibat était très mal vu : il s'agissait soit d'un échec, soit d'un refus.
• Le célibat était ressenti négatif, comme une menace pour la société... et pour le culte des ancêtres, qui avait besoin de descendants.


Définition du célibataire aujourd’hui (considérer le mode de vie plutôt que l'état civil)


la majorité des “ solos ” ont connu la vie à deux.

• L'échec est celui du couple, ce n'est plus une mise en cause personnelle.

• L'identité passe par la position sociale plus que par le statut familial.

• La vie en solo gagne du terrain

• le célibat semble aujourd'hui positif

• Les valeurs liées jadis au célibat (individualisme, liberté...) sont devenues valeurs communes.

• le célibataire est souvent un pilier de la vie associative.


Les formes de célibat : 


Prolongé ou temporaire

·         Jeunes cadres qui privilégient leur carrière et songent à la vie sentimentale à partir de 30 ans.

·         L'étudiant qui passe ses journées en cours et ses soirées sur Internet, et qui ne songe à l'amour que le Week end.

·         l'étudiant en âge de se marier vivant chez ses parents.


Transitoire

·         Où alternent des périodes de solitude et de vie commune.

·         Ils profitent un certain temps de leur liberté retrouvée.

·         Le plus souvent souhaitent que cette période soit transitoire, mais au bout d'un certain temps, il est parfois difficile de recommencer une aventure… On arrive alors au célibat définitif...


Définitif ceux qu'on appelle les “solo” :


• les célibataires qui l’on toujours été,

• les veufs,

• les divorcés vivant seuls ou avec leurs enfants.


Célibataires en couple ou couples de célibataires
• Chacun son appartement
• ça peut commencer avec chacun sa télévision...
• et continuer par le libertinage.

Quelques chiffres de l’INSEE
Il y a presque 8 millions de célibataires en France, soit une personne sur 8.
• Le nombre de célibataires a ainsi doublé en trente ans ,.
• Il est passé de 6,1 % de la population en 1969 à 12,6 % en 1999.
• Mais il existe des différences selon le sexe et l’âge.

Qui sont les célibataires ?

Les femmes plus concernées que les hommes : 4,4 millions contre 3 millions d’hommes. les statistiques de l’INSEE ne prennent en compte que les personnes vivant seules au foyer : les mères célibataires avec enfant à charge ne sont pas décomptées.

Chez les jeunes, parité entre célibataires.

Mais ensuite, entre 30 et 40 ans, les hommes sont plus nombreux, avec un maximum à 40 ans, ou ces messieurs sont deux fois plus seuls que ces demoiselles.

Vers 50 ans, la parité hommes-femmes est à nouveau respectée. Puis le nombre global de célibataires augmente, et les femmes sont de plus en plus nombreuses à choisir (ou subir) la vie en solo. A noter que ce phénomène touche de manière générale tous les seniors : plus de la moitié des personnes seules ont plus de 60 ans.

 

Vivre en couple : pas tout de suite !

• Avant 30 ans, de plus en plus de jeunes quittent le foyer pour vivre seuls

• 16 % des 20-30 ans vivent en solo, soit deux fois plus qu’il y a 20 ans.

• Les JF quittent le foyer parental plus tôt puis se mettent en couple ensuite plus rapidement.



De plus en plus de séparations

• Entre 30 et 50 ans, hausse du nombre de ruptures.

• 1 sur 2 dans les grandes villes et 1/3 en Province contre 15 % il y a 40 ans

• divorcés ou séparés ne se remettent généralement pas en couple aussitôt.


Vivre plus vieux… seul

• Après 50 ans, l’augmentation de la durée de la vie cause de la solitude des seniors.
• Les femmes sont les plus touchées : 1) vivent plus longtemps que les hommes 2) sont souvent avec des conjoints plus âgés. 3) amélioration conditions de vie + progrès médicaux moins vite placées en institution.


Inégaux devant le célibat ?

Il semblerait que les femmes vivent mieux leur solitude que les hommes, ayant désormais acquis leur autonomie financière et professionnelle, et surtout la liberté de diriger leur vie.


Le célibat des hommes serait mieux accepté par la société, ou moins sujet à questionnement et commentaire. Car si bon nombre de femmes vivent seules, “c'est peut-être parce qu'elles ont un problème”, entend-on encore trop souvent...

 

Hommes et femmes vivent différemment le célibat depuis toujours

Le célibat a été organisé par l'Eglise et imposé aux prêtres. Qui, une fois cette condition remplie, étaient libres… Alors que les femmes qui devenaient nonnes étaient cloîtrées. De tout temps, une femme seule était considérée comme suspecte. Suspecte de péché de chair ! Il n'y a encore pas si longtemps, il paraissait inconcevable qu'une jeune fille demeure célibataire et vive seule.  Les marieuses avaient d'ailleurs pour charge de remédier à de telles situations. Une femme veuve et d'âge mûr devait montrer discrète, digne, et rester en marge de la société. Alors que les célibataires hommes bénéficiaient eux d'une totale liberté, et pouvaient même multiplier les maîtresses : ils ne s'attiraient alors que des louanges sur leur virilité !

Aujourd’hui

Les pièges du célibat


La solitude risque de se transformer en isolement. D'où la nécessité pour le célibataire d'avoir une vie active remplie d'activités (sociales, sportives, culturelles...) épanouissantes.  L’ennui : faire des efforts pour organiser des activités solitaires ou sociales, (apprendre un instrument de musique, une nouvelle langue), s'obliger à rencontrer d'autres personnes (faire du bénévolat), le célibataire qui s'ennuie risque de devenir ennuyeux.


Taux de suicide est plus élevé chez les célibataires.


Ils vivent moins longtemps.


L'absence totale d'activité sexuelle sur une longue période atrophie la fonction et rend difficile la reprise de la sexualité. Certains célibataires n'éprouvent aucun désir sexuel lorsqu'ils vivent seuls ou mettent carrément leur sexualité de côté. Heureusement, la majorité des gens continuent d'exercer leur fonction sexuelle en utilisant soit la masturbation, soit les rencontres sporadiques, soit encore en entretenant un ou plusieurs partenaires avec qui ils échangent des services d'ordre sexuel.


Certains se marient pour de mauvaises raisons : age, amis mariés et enfants, la 1ère qui passe ou au contraire en quête du partenaire trop idéal donc impossible.


Qui est le célibataire heureux ?


Celui (ou celle) qui a accepté le fait de vivre seul, ne cherche pas continuellement, voire obsessionnellement, à trouver l'âme sœur, ne croit pas qu'il faille nécessairement être à deux pour être heureux, se perçoit comme une personne à part entière et ne se considère pas comme une moitié à la recherche d’une autre moitié. 


Il (elle) est conscient(e) que certains de ses besoins nécessitent la présence d'une autre personne. Il (elle) ne devient jamais un dépendant affectif, même s'il peut éprouver des peines d'amour.

Être heureux seul demande une bonne estime de soi et une confiance en soi et en la vie. Il ou elle sait regarder objectivement les avantages et inconvénients de son choix, est conscient d’être la seule personne responsable de son bonheur ou de son malheur, est capable de s'adapter au changement et recherche le changement pour mettre de la nouveauté et du piquant dans sa vie.


La personne heureuse entretient une image, physique et émotive, positive d'elle-même.

Elle sait se faire des amis de qualité, se fie à ses propres jugements, capable de dire non à ce qui ne l'intéresse pas,  ne cherche pas à se faire aimer à tout prix, parce qu'il ou elle s'aime suffisamment et est ainsi mieux dans sa peau.


Le célibataire heureux s'investit dans des activités qui l'intéressent, et se rend compte que c'est la meilleure façon de rencontrer des gens qui partagent les mêmes goûts, donc une certaine compatibilité qui pourrait rendre plus facile le début d'une relation amicale ou amoureuse. Il invite et est invité, mais ne se sent pas obligé d'accepter toutes les invitations ni d'inviter n'importe qui pour meubler sa solitude.


Un célibataire heureux constitue un paradoxe car, étant heureux, il devient un candidat recherché pour former un couple. Lorsqu'il (elle) décidera de se mettre en ménage, saura aussi apprécier les multiples avantages de la vie à deux sans regretter le prix à payer pour être heureux. La personne heureuse vit au moment présent et s'organise pour se sentir bien là où elle est.  La personne heureuse sait qu'il n'existe aucun état idéal, qu'elle ne peut être à la fois mariée et célibataire.


Le célibataire heureux sait que le bonheur n'est pas le but du voyage, mais plutôt une façon de voyager.

Quelques bonnes raisons de bien vivre son célibat


• Prendre le temps de trouver la bonne personne en attendant de rencontrer quelqu'un qui ajoutera un plus à son bonheur plutôt que quelqu'un qui viendra combler sa solitude
• Privilégier la carrière

• Faire ce qu’on veut, quand on le veut, sans avoir à rendre des comptes

• Vivre pleinement sa sexualité

• Dépenser son argent comme on l’entend

• Vivre en toute sérénité sans se sentir responsable de qq d’autre

• Pouvoir garder les objets auxquels on tient

• Pas à faire de compromission

• Il n'est pas prêt à hypothéquer son bonheur et sa liberté pour former un couple à tout prix.


Célibat et sexualité


L’image trompeuse véhiculée par les médias à propos de notre sexualité a des conséquences graves. Elle nous fait vivre de fausses attentes, ce qui affecte notre estime de soi et nos relations de couples. L'absence de partenaires n'est pas obligatoirement synonyme d'abstinence. Dans l'ensemble, c'est vrai que les gens font l'amour plus qu'avant, mais pas tant que ça.


• 23 % des hommes et 32 % des femmes célibataires qui ont répondu à l'enquête n'avaient pas eu de relations sexuelles au cours de la dernière année.

• 45 % chez les femmes de plus de 40 ans. «


Masturbation solitaire


• Les couples se masturbent davantage que les célibataires. 85% des H et 45% des F

• Chez les célibataires, 60% des H et 40 % femmes.

 

Visionnement de films érotiques :


Jouets intimes ne sont utilisés que par 2 % de la population, et plutôt en couple.

Abstinence : choisie ou subie ?


Femmes célibataires :


Il y a celles qui n’envisagent la sexualité que dans le cadre d'une relation amoureuse.  Plus que le sexe, c'est souvent la tendresse qui manque aux femmes seules. Elles s'ennuient surtout de la vie au quotidien, partager avec quelqu'un, pouvoir rentrer le soir et raconter sa journée à un partenaire. Et si cette femme avait une forte libido en couple, le célibat risque d'être un enfer!


Certaines ont choisie l’abstinence parce qu’elles n’ont jamais vraiment "aimé ça”. Leur mère, leurs grand-mères leur ont enseigné le sens du “devoir conjugal” et surtout qu’elles n’avaient droit ni au désir ni au plaisir. D'ailleurs ne disait-on pas "une femme honnête n'a pas de plaisir" ? Ce sont des femmes-enfants, fixées dans une relation fusionnelle à la mère, et qui refusent d’accéder au statut de femme. Cependant, cela n’exclut pas le besoin d’affection masculine et ces femmes souffrent de solitude.


Il y a aussi les déçues de l’amour qui en veulent au “sexe masculin” sans distinction, et sont agressives, hostiles aux hommes.


Celles qui peuvent distinguer le sexe et l'amour. Certaines en profitent pour redécouvrir et explorer leur corps et leur sexualité. La masturbation, bien sûr, est une solution.


Hommes célibataires


Les hommes pratiquent rarement l'abstinence et se contentent de rencontres d’un soir. L’identité masculine passe en effet davantage par la sexualité,


Les nouvelles méthodes de rencontre


• Les “ clubs de rencontre ” existent depuis longtemps.

• Les agences matrimoniales dans les grandes villes du XIXe siècle, pour remplacer les “ marieurs ” de village.

• Speed-dating

• Internet.

• Les agences de rencontre sur Internet offrent souvent des services gratuits pour les femmes, parce que la demande masculine est plus forte.


L'esprit est le même : forcer le destin et espérer qu'une relation sentimentale puisse reposer sur des critères rationnels. Mais l'intérêt de ce type de rencontre est surtout psychologique. Elles permettent aux célibataires de reprendre confiance en eux, de rester “ dans le coup ”, de garder le désir de se remettre en couple, de tester la manière dont ils se présentent à l'autre... Il y a un côté ludique, voire une ritualisation de la rencontre qui exorcisent l'absence de spontanéité dont nous parlions tout à l'heure.

Un frein à la vraie rencontre


Une mauvaise image de l’homme ou de la femme, image déformée

• quête impossible de la vie de couple malgré nostalgie du couple d’autrefois.


Ces femmes qui attendent le Prince charmant ont souvent de l’homme une image monstrueuse. • «C’est un véritable dictateur auquel on ne peut se fier. • Pour d’autres, l’homme est clairement dévalorisé et affublé de toutes sortes d’intentions plus ou moins avouables. • Egoïste, il préfère les femmes jeunes car il ne « pense qu’à ça » et • n’assume pas ses responsabilités… • nombre de femmes divorcées ou séparées désirent avant tout un nouveau compagnon « gentil ». « A croire qu’elles ont toutes épousé des tyrans ! »


23 % des hommes et 11 % des femmes La majorité des gens trouve plus difficile de vivre seul qu'en couple. La solitude fait tellement peur que nombreux sont ceux et celles qui préfèrent poursuivre une relation insatisfaisante plutôt que de quitter leur partenaire. Nous croyons à tort que, sans partenaire, nous ne sommes pas des personnes à part entière et que notre bonheur dépend d'un être unique et spécial. C'est pourquoi nous partons à la recherche de l'âme sœur (appellation moderne du prince charmant ou de la princesse charmante). L'âme sœur est à la fois une illusion et un signe de dépendance affective. Le prince charmant et la princesse charmante

Beaucoup pensent souvent d'une femme célibataire qu'elle a certainement un problème. Mais peu pensent la même chose d'un homme. De la même manière, une femme qui multiplie les aventures est très sévèrement jugée, alors que l'on qualifiera avec indulgence un cavaleur “d'homme à femme”. Dans l'inconscient collectif, les femmes sont destinées à procréer, et dans cette union, l'homme apporte son capital génétique, alors que sa compagne apporte son capital santé pour bien porter et bien materner son enfant. Elle doit donc préserver ce capital en menant une vie irréprochable, conforme aux normes de moralité en vigueur.


Vivre seule est donc plus difficile à assumer pour une femme, en grande partie à cause du regard porté sur elle. Mais si elles parviennent à faire abstraction de ces jugements, les femmes vivent certainement beaucoup mieux leur solitude que les hommes car elles savent mieux en tirer parti, la positiver. Elles ont également une plus grande capacité à attendre et à réfléchir...

Le désir d'enfant change la donne entre hommes et femmes. Les hommes ont en effet cette chance de ne pas avoir d'horloge biologique; De plus en plus de femmes vivent seules. Beaucoup affirment qu’elles sont ainsi plus heureuses, plus libres. Pas si sûr car, en secret, elles attendent l’homme de leurs rêves. Beaucoup manifestent un vrai désarroi derrière lequel se cachent une nostalgie et une quête impossible de la vie de couple. Leur prétendu choix apparaît le plus souvent comme une rationalisation, une sorte de faux-semblant masquant une peur panique de souffrir, une quête d’idéal ou encore une mauvaise image de l’homme. D’ailleurs, beaucoup d’entre elles prennent conscience de cette problématique et n’hésitent pas à faire un travail sur elles-mêmes et à se remettre en question afin de vivre mieux.


Une mauvaise image de l’homme


Ces femmes qui attendent le Prince charmant ont souvent de l’homme une image monstrueuse. «C’est un véritable dictateur auquel on ne peut se fier. Pour d’autres, l’homme est clairement dévalorisé et affublé de toutes sortes d’intentions plus ou moins avouables. Egoïste, il préfère les femmes jeunes car il ne « pense qu’à ça » et n’assume pas ses responsabilités… Nombre de femmes divorcées ou séparées désirent avant tout un nouveau compagnon « gentil ». A croire qu’elles ont toutes épousé des tyrans ! 


Une mauvaise image de l'homme vient le plus souvent du regard de la mère. La façon dont celle-ci regarde son époux, et les hommes en général, ainsi que ses croyances transmises par sa propre mère, qui marquent à jamais l’inconscient de sa fille. Parfois, les propos sont trompeurs : "ton père est un homme formidable, il a réussi, il a une bonne situation". Mais la mère n’en pense pas moins et la fille le perçoit.  Cette mauvaise image perdure d’autant plus si les parents ne sont pas aussi des amants, si la mère ne porte pas un regard aimant sur son compagnon. Alors, la fille, en conformité avec l’idée consciente ou inconsciente qu’elle se fait des hommes, tombera toujours sur des « salauds ».



Par A.C.C.S.
- Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus