Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:13

Sexothérapeute & sexoanalyste

                                                              

                            Le sexothérapeute

 

C'est un professionnel de la relation d'aide, venant du milieu médical, psychologique ou social, ayant suivi un cursus universitaire de sexologie et d'autres formations en sexologie. La consultation est un temps d'écoute active, d'informations, de soutien, d'accompagnement, de conseils et de consignes thérapeutiques adaptées à chaque patient. L'application de ces consignes sera réservée à l'intimité, en dehors de la consultation.

                                                                                                       

                             Le sexoanalyste

 

C'est également un professionnel de la relation d'aide ayant suivi une   formation universitaire de sexologie, ainsi qu'une formation spécifique issue    de la  sexologie et de la psychanalyse. La sexoanalyse permet de décoder l'imaginaire du patient puis d'utiliser cet imaginaire comme expérience correctrice.

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Les consultations
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:10

Pierre DARVE

                                      Président de l'A.C.C.S.

                           Intervenant bénévole dans l'association

                  Membre agréé du SNPPsy (Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie)                    

                     Membre du CIFRES (Centre International de Formation et de Recherche en Sexualité) 
 

                       Mon parcours professionnel

 

 

Après avoir obtenu un Diplôme d'Etat d'Educateur Spécialisé en 1977 à  l'IRTS de Talence (33), je commence une carrière dans le secteur de l'enfance inadaptée.  

 

Ce métier m'amenant à me remettre en question, je débute une psychothérapie dès 1978, qui se poursuivra par une psychanalyse.

 

A partir de 1979, j'entreprends une formation de Gestalt-thérapie avec le Docteur Barry Austin GOODFIELD.  Cette formation va durer 5 ans et m'amènera à pratiquer la psychothérapie de groupe et à ouvrir une consultation de psychothérapeute dans un cabinet médical bordelais.

 

En 1990, je suis agréé par la Commission de titularisation du Syndicat  National des Praticiens de la Psychothérapie.

       

Je continue à me former : psychodrame psychanalytique au CIRCE à Bordeaux, stage au Collège Freudien de Psychanalyse de Paris etc.

     

En 1998, j'obtiens une Maîtrise en Sciences de l'Education et un Certificat Universitaire de Psychopathologie.

 

Titulaire de l'Association de Sexologie d'Aquitaine jusqu'en 1999, je participe à l'animation de groupes de supervision et de formations.

 

Et en 2003, je reprends un cycle de Formation Universitaire de Sexologie à Toulouse, suivi d'une formation au CIFRES (Centre International de Formation et de Recherche En Sexualité) afin d'obtenir une accréditation de l'Institut International de Sexoanalyse.

 

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Les intervenants
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:09

Association de Conseil Conjugal et de Sexologie du Gers

 

 

              A.C.C.S.      Association déclarée à la Préfecture de Auch sous le n° W322000293

                       

Buts de l'association :   

                                                     

Offrir à chacun, quelque soient ses revenus, la possibilité de bénéficier de consultations habituellement réservées à des personnes plutôt favorisées  et/ou dispensées dans les grandes agglomérations.     

                                      

·          Soutien, accompagnement et conseils destinés à des personnes seules, en couple ou en famille dans le désarroi,  que ce soit d'un point de vue personnel, professionnel ou familial, souffrant de conflits dans le couple, de difficultés sexuelles, de communication etc. L’accueil est assuré par des professionnels diplômés, en formation continue et en supervision.                                                                                                                                                

·          Aide et conseils pour l'éducation de vos enfants  par un Psychopédagogue diplômé d'une Maîtrise Universitaire en Sciences de l'Education.                                                                    

·          Sexothérapie et sexoanalyse                                                                                                    

·          Formation et stages de professionnels et de bénévoles aux techniques de l'écoute et de l'accompagnement.                                                                                                    

·         Animation de groupes de paroles ou de réflexion sur tous les thèmes concernant la vie du couple, de la famille etc.

 

Accueil uniquement sur rendez-vous au : 06 88 67 60 18.

A.C.C.S.
14 rue Voltaire
32810 Preignan (près de Auch)


Sylvia Vasen-Darve, Conseillère Conjugale et sexothérapeute de l'association, a animé une émission de radio sur R.D.M. en 2006 et 2007.



Durant plusieurs années, Madame Vasen-Darve est également intervenue dans les lycées et collèges du Gers dans le cadre de l'information et de l'éducation sexuelle, ainsi que dans certains centres de planification du gers (Centres de planning familial du Conseil Général du Gers).



 

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Page d'accueil
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:08

Extrait d'une émission de radio animée par Mme Darve

L’INFIDELITE

 “Tu ne commettras pas l’adultère”  est un des dix commandements reçus par Moïse .                           Jésus a dit : “Celui qui convoite une femme seulement du regard, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur".

Notons que selon cette morale, l’adultère du mari devient aussi répréhensible que celui de la femme, ce qui, dans les faits, n’était pas souvent le cas.   C’est l'alliance entre Dieu et l'humanité, ainsi l’union entre deux individus est sacrée.   Le couple est la base de l’idéal social. L’infidélité est donc brimée par la norme ou la morale.  


Le sentiment amoureux dans le couple est une notion récente
  


Autrefois, les critères de fondation d’un couple étaient essentiellement économiques  (organisation  de la société, transmission du patrimoine),

Au début du XX siècle, le sentiment amoureux entre les deux partenaires devient l’un des critères du couple.


Approche psychologique de la fidélité


Cette recherche de l’amour est souvent prise inconsciemment dans un schéma œdipien.  L’homme ou la femme va notamment quérir, inconsciemment, un compagnon ou une compagne qui possède un ou plusieurs traits en rapport avec l’image de la mère ou du père. Le sentiment amoureux nous place donc dans le risque imaginaire d’une relation incestueuse.


Pour l’homme : mise en place d’un clivage entre la maman (sa compagne) et la putain (sa maîtresse). C’est ainsi que certains hommes ne peuvent avoir une relation sexuelle réellement satisfaisante que dans les bras d’une maîtresse.


Pour la femme : cela peut aussi passer par un clivage équivalent père/amant à cause du risque imaginaire d’une relation incestueuse, comme pour l’homme.                                   

Mais elle peut également séparer de manière consciente la fonction maternelle et le plaisir : sachant qu’elle joue le rôle de la mère pour son partenaire, elle choisit d’être femme dans le plaisir érotique avec un amant.


Bases de la fidélité
dans l’enfance


L’instinct d’attachement à rapprocher du besoin d’être relié l’un à l’autre,  et à la pulsion d’agrippement que nous connaissons chez les animaux.


Bases de la fidélité à l’âge adulte


Un besoin irrésistible de contacts : physique, affectif, sexuel, psychique et spirituel. Mais aussi au besoin de sécurité et d’accomplissement qui aboutit au rêve de l’amour,  amour qui peut conduire à la spiritualité,  spiritualité qui inspire la fidélité.                         


La fidélité,
comportement naturel ? Inné ou acquis ?

Dans le règne animal, généralement, la pratique de l’amour libre l’emporte. Les mâles et les femelles de nombreuses espèces multiplient les “partenaires”. C’est souvent le passage obligé pour augmenter les chances de reproduction et la survie de l’espèce.


L’organisation de type « harem »,
un mâle entouré de plusieurs femelles, est également courante dans la nature. “On retrouve ce type de schéma chez les gorilles, avec un mâle dominant. La fidélité des femelles y est entière puisque que le mâle est seul.


Cependant, on peut observer des disparités chez certains animaux
Les couples de loups font ainsi preuve d’une fidélité absolue et s’accouplent pour la vie.

Chez les manchots empereurs, la monogamie est la règle d'or. Les mâles couvent les œufs

Le castor est fidèle à vie. A tel point que si le mâle  est stérile, sa compagne ne procréera jamais.  Les cigognes et les cygnes seraient fidèles et beaucoup d’oiseaux.

Chez les primates, les gibbons seraient monogames.

L’infidélité dans les traditions antiques :

Egypte ancienne  les femmes infidèles étaient punies de mort par noyade,

Selon les lois assyriennes, le mari avait le choix : tuer immédiatement les coupables, 

Les Hébreux punissaient la femme adultère (avec ou sans preuve), seule ou avec son amant, par lapidation.

Chez les Grecs, dans certaines cités, le mari tuait les coupables ou demander une indemnité. A  Athènes, seule la femme était réprimée, répudiée par son mari et mise au ban de la société.

A Rome, beaucoup de citoyens vivent avec une esclave qu'ils affranchissent : Divorces et répudiations vont bon train. La femme infidèle pouvait être mise à mort par le mari.   

La loi et l’infidélité en France

Autrefois l’infidélité féminine était un délit en toute circonstance. l’épouse adultère était soumise au fouet puis enfermée dans un couvent. L’amant fouetté risquait la  mort, les galères ou le bannissement. Raison officielle : l’infidélité féminine brouillait la filiation = le sang (la lignée) était souillé.  Mais il y avait  une raison moins noble: la femme était la propriété de l'homme.
                                                                                         
 

L’infidélité masculine ne l’était qu’au domicile conjugal, le mari adultère n’était pas réprimé pénalement !

Puis le code napoléonien adoucit l’inégalité des sexes : Le mari risque une amende, 
 tandis que la femme et son “complice” encourent la prison.  L'adultère est donc une infraction punie par le Code pénal, jusqu'en 1975.


Depuis la loi de 1975 , les époux se doivent toujours fidélité (article 212 de notre Code Civil, l'adultère reste une faute).  Les époux adultères sont maintenant égaux devant la loi, au profit des séparations amiables. Depuis les femmes n'ont plus peur d'être répudiées, elles ont conquis les mêmes droits que les hommes : le droit de travailler, de voter et le droit au plaisir. Le sexe a pris le pouvoir, dans le couple.


Depuis la loi du 3 décembre 2001 Les enfants nés d'une liaison extraconjugale bénéficient de la même part d'héritage que celle des enfants légitimes - naturels ou adoptés.


Il y a deux sortes d'infidélité :

L’accident de parcours

La liaison installée


Les hommes et les femmes sont-ils différents face à l’infidélité ?



En 2001, 24% des femmes étaient infidèles (10 % en 91)
   et 20 % des femmes fidèles n’excluaient pas la possibilité d’une aventure…  alors que 39 % des hommes avouaient être infidèles.

 
Les femmes :

L’autonomie sexuelle des femmes dépend beaucoup de leur autonomie financière.

Elles ont aussi bien souvent besoin d'aimer et d'être aimées pour faire l'amour.  

Les femmes, cherchent autant le plaisir charnel qu'une écoute et un regard attentif.

Le regard des femmes à l’égard de l’infidélité féminine a beaucoup changé. En 1999, 38 % d’entre elles ne trouvaient plus choquant qu’une femme "trompe" son conjoint  (liaison durable ou amants occasionnels).                      

Elles cèdent plus facilement au  Prince charmant.

Encouragées par la vengeance : un mari trompeur devient parfois, un mari trompé.

Avoir un amant, c’est faire les quatre cent coups, retrouver l’adolescence,

Pour se sentir vivante et sexy dans les bras d’un amant qui fait rire, enfin !

Comme elles s’impliquent davantage dans une aventure extraconjugale. L’infidélité les amène à s’interroger sur le sens du bonheur... Elles sont parfois tentées de tout remettre en cause,

La femme a besoin d’être rassurée sur son charme

 
Les hommes

Semblent avoir plus de facilités à différencier sexualité et sentiments.

Certains spécialistes soutiennent la théorie du gène : l’homme aurait un besoin inné de disséminer son patrimoine génétique.

Les hommes, ont besoin d’être rassurés sur leurs performances sexuelles pour se sentit exister

L’homme a besoin d’être perpétuellement rassuré dans sa singularité. Se sent aimé quand cette femme le regarde comme quelqu’un d’unique et de particulier.

La testostérone, commande le désir et le renouvelle sans cesse. Au moment de sa sécrétion par les testicules (plusieurs fois par jour), l’homme se sent animé d’une pulsion à laquelle il "doit" répondre pour accéder à un bon équilibre physique et psychologique.

Le véritable Casanova ne désire pas vraiment la femme, il veut juste être désiré par la femme, il ne veut pas aimer. Anxieux sur ses capacités à être aimé, il ne se met jamais à la place de l'autre.

L’infidélité naîtrait souvent, en même temps que la paternité : lorsque la femme devient mère, elle ne s’intéresse plus qu’à son bébé, et en "oublie" son conjoint.

S’il a été amené à douter de l’amour maternel, il doutera, plus tard de l’amour de sa partenaire quotidienne. il n’aura alors même pas le sentiment de la tromper. Comment pourrait-il, en effet, se vivre comme infidèle, alors qu’il n’a pas l’impression d’être réellement désiré ?

Amour et sexe sont souvent dissociés chez l’homme, « la madone et la putain »

Pour aimer, il lui faut élever la personne qu’il a en face de lui,   mais pour la désirer sexuellement, parfois il peut avoir besoin de la rabaisser au rang d’objet.


Le Démon de midi


Le "démon de midi" s’empare d’hommes et de femmes au milieu de leur vie, à l’heure où le  compte à rebours a commencé.

Les quinquagénaires H et F sont de plus en plus nombreux à être possédés par ce démon-là
Le divorce de ces quinquagénaires a presque doublé en dix ans.

 
Pourquoi certains hommes fréquentent-ils les prostituées ?  


Les messieurs fréquentaient les bordels dit on en raison des réticences de leurs compagnes à se prêter à certaines caresses. C’est de moins en moins vrai.  Ainsi, ces hommes protègent la prétendue pureté de leur maman (et de son substitut, la compagne qu’ils rendent mère), encore mieux qu’avec une maîtresse.  Sans se sentir en dette, la rémunération de la dame autorise, des fantasmes inavouables et à tout lui demander – y compris de la tendresse – sans culpabilité.  Avec une prostituée, un homme n’a pas besoin de faire des efforts ni de séduire, C’est une dissociation totale entre le sexe et le relationnel. »

 La polygamie de nos jours

En 1985 à Singapour, le Premier ministre encourageait la polygamie, afin d’augmenter le nombre de naissances. Dans certains pays d’Afrique, la polygamie est à la fois un signe extérieur de richesse, et le symbole de la puissance sexuelle. L’Islam permet à l’homme d’avoir jusqu’à quatre épouses et des concubines. Mais, comme dans les sociétés judéo-chrétiennes, les sociétés musulmanes sont très rigoureuses face à l’infidélité conjugale de la femme. Depuis la prise de pouvoir par les Talibans, tout dévoilement public d’une partie de son corps par la femme est assimilé à de l’infidélité et puni de mort…  

 Où commence l’infidélité ?

Au moment où l’on passe à l’acte ? Ou bien au moment où l’on est attiré par une autre personne ?

Qui se dit fidèle ne prétend pas qu’il n’a pas eu de tentations, mais qu’il y a résisté.

A quoi donc a-t-il été fidèle ? A son partenaire ? A son sens de la morale ?

L’échangisme accorde les corps et se joue des sentiments. Pratiqué en couple selon des règles strictes, il a finalement peu de rapport avec l’infidélité


Conclusion : Parler de l’infidélité, oblige à définir la fidélité. Cette notion est différente selon l’histoire psychique de chacun et la culture dans laquelle nous vivons. Notre culture judéo-chrétienne est marquée par les valeurs religieuses et morales.

Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 23:07

L’HOMOSEXUALITÉ


Le regard de la science sur l’homosexualité

L’homosexualité a toujours existé, dans toutes les sociétés, et à travers toutes les époques. Les enquêtes montrent que près de 5 % des êtres humains sont attirés par des personnes du même sexe, dont 3 % d’homosexualité exclusive. L’enquête de Kinsey montre qu’un homme sur deux - a eu - ou a eu envie – au moins une fois dans sa vie - d’avoir une relation homosexuelle. Selon une récente enquête new-yorkaise, un homme sur dix se disant hétérosexuel aurait eu une relation homosexuelle dans l’année, 70 % étaient mariés.

Certains peuvent avoir une aventure homosexuelle par curiosité, sans devenir homosexuel.

Des anthropologues américains ont étudié le comportement sexuel de 76 sociétés tribales et ont remarqué que certaines formes d'homosexualité et de bisexualité étaient bien acceptées chez 49 d’entre elles (c.a.d. les 2/3 de ces sociétés tribales) .


Les animaux aussi

L’homosexualité a souvent été observée chez les animaux dès l’antiquité : Les bonobos bisexuels, manchots et pingouins mâles ont été observés dans des zoos, dont certains « adoptaient » des cailloux en guise d’œuf… des vaches qui se comportent comme des taureaux… Les chercheurs ont observé plus de 450 espèces vertébrées (dauphins, orques, pieuvres, lamantins, girafes…) ainsi que des insectes… La proportion d'animaux homosexuels, dans toutes les catégories, est à peu près la même que chez les êtres humains.

Ils ont également observé des viols et de la pédophilie chez les animaux.

Grèce antique :


Homosexualité de type pédérastique, où un amant adulte aime un enfant de naissance libre encore impubère : il s'agit d'un rite social de passage, où l'enfant élevé par les femmes s'émancipe pour devenir un homme. Une fois pubère, l'adolescent ne peut plus poursuivre cette relation.

Les Grecs connaissaient aussi l'homosexualité entre adultes et la considéraient assez favorablement car plusieurs tyrans furent tués, et la démocratie installée dans plusieurs villes, par des amants homosexuels jaloux. Les homosexuels ont donc joui d'une réputation de courage et d'amour de la liberté. Ils font d'ailleurs partie des meilleurs guerriers, et le célèbre bataillon sacré de Thèbes, par exemple, composé uniquement de couples d'hommes amants, s'est couvert de gloire pendant plus de 30 ans


Rome antique :

Les Romains sont bisexuels. Leur règle de comportement moral et social, très contraignante, suppose qu'un homme libre doit être "actif", c'est-à-dire être celui qui pénètre : la passivité chez un citoyen libre est infamante, fait perdre tout honneur à celui qui s'est fait pénétrer. On ne peut pénétrer, en dehors de sa femme, aucune femme libre, célibataire ou mariée, et aucun homme libre : si deux hommes libres ont des rapports, le passif est sévèrement puni (en théorie). Si un adulte a des rapports avec un jeune citoyen non pubère, il sera puni (et là l'indulgence est rare). Donc, à la disposition des maîtres il reste tous les esclaves et tous ceux qui ne sont pas Romains, hommes et femmes, enfants, adolescents ou adultes… Ce que résume le philosophe Sénèque : "la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l'affranchi, un service".


L'homosexualité : innée ou acquise ?

Pas de preuve… Les études sont souvent soutenues par des groupes aux intérêts contraires. Des associations homosexuelles cherchent ainsi à montrer que les gays ne sont pas responsables de leur homosexualité puisqu'elle serait innée. Par contre, certains mouvements conservateurs (surtout chez les américains) se servent de ces études pour tenter de prouver que les homosexuels sont des handicapés. Diverses études cherchent à démontrer le caractère inné de l’homosexualité : explications anatomique, génétique ou hormonale, elles essaient d'affirmer que l'on naît avec une orientation hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle, indépendante de notre éducation et de notre environnement. Réalisées sur un nombre faible de patients, ces études n'ont pas apporté la moindre preuve du caractère constitutionnel de l'homosexualité. A chaque fois que des chercheurs ont tenté de les refaire, ils n'ont jamais réussi à obtenir les mêmes résultats.

Comment se constitue notre orientation sexuelle

La sexualité va se construire peu à peu, en fonction de l'entourage familial et social de l'enfant, de l'adolescent puis de l'adulte, Chacun va intégrer, à sa façon, dans son projet de vie, des expériences sensorielles, sensuelles et émotionnelles. Ces expériences vont lui permettre de découvrir ce qu'il est. En fait, les adultes se retrouvent dans une grande variété de comportements qui vont de l'hétérosexualité exclusive à l'homosexualité totale.

Les humains sont en majorité bisexuels (dans des proportions diverses) : théorie développée par Freud dans ses « trois essais sur la théorie de la sexualité » (1905).  Selon lui, chacun naît bisexuel. Peu à peu, les orientations sexuelles apparaissent, par des processus complexes où la socialisation est le point essentiel. Pourtant, malgré la survenue de ces préférences sexuelles, chacun oscille toute sa vie entre des sentiments hétérosexuels et homosexuels, poursuit Freud (1911).

Certains adultes ne passent jamais à l'acte malgré leurs désirs : des hétéros n'ont ainsi jamais de sexualité homo, comme certains homos n'ont jamais d'expérience hétéro. D'autres l'ont tenté, mais n'y ont pas trouvé des motifs suffisants pour persévérer ; d'autres, enfin, continueront toute leur vie à être bisexuels, au gré des rencontres.

Enfin, il faut rappeler qu’un nombre non négligeable d'individus, quelque soit leur orientation sexuelle, n'établissent pas de rapports sexuels avec une autre personne et qu'il existe donc des hétéros, des homos et des bis vivant une chasteté absolue (ou ne pratiquant que la masturbation).

Pour les adolescents, c’est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, on a souvent le sentiment qu'il faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient que l'on appartient à tel ou tel groupe. Toute expérience n'est pas forcément définitive, ni un engagement pour l'avenir. Eprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l'on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n'est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels. Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps.


Homosexualité et psychanalyse

La psychanalyse interprète l'homosexualité en éclairant les aspects inconscients du comportement sexuel, notamment les identifications qui vont déterminer les choix d'objet sexuel». De nombreux facteurs physiques et psychiques orienteront la recherche amoureuse. Pour un même sujet, des identifications à des traits des parents ou d'un autre adulte viendront baliser son parcours amoureux, donnant une certaine cohérence à ses choix.

Les sexualités sont plus ou moins liées à deux pôles psychiques :

Le pôle narcissique, qu'on peut définir par la dose d'amour que le sujet doit capitaliser pour lui-même, et le pôle œdipien qui met en jeu le don d'amour à un autre que soi-même.
Une sexualité évoluant de manière privilégiée sur le mode œdipien aboutit à une constitution bisexuelle de l'individu :
     - La composante hétérosexuelle est en principe consciente,
     - La composante homosexuelle, est en partie refoulée et en partie sublimée.
Le déséquilibre de ces deux composantes homo et hétéro peut faire que l'homosexualité dite latente devienne manifeste dans le comportement, mais elle est la plupart du temps vécue avec culpabilité ; c'est l'un des tableaux cliniques de la névrose. Elle est considérée comme une économie narcissique, On est dans « le même ». 

Jacques Lacan a beaucoup apporté à la compréhension de l'homosexualité et du fonctionnement narcissique en échafaudant la théorie du « stade du miroir » comme formateur du « Je » et la problématique phallique. Le phallus est un objet imaginaire de l'enfant, supposé manquer à la mère. Du rapport qu'entretiendra l'enfant, garçon et fille, à cet objet supposé "manquer" à sa mère, dépendra l'identité sexuelle. La place accordée à la parole du père par le couple mère-enfant imprimera plus ou moins sa marque sur le phallus imaginaire l'attribuant plus ou moins au père. Ce qui va constituer l'identité sexuelle. Accordant une certaine valeur à ce père, la petite fille va chercher de son côté ce qui plus tard avec un homme pourra lui procurer de la jouissance sexuelle, quant au petit garçon il cherchera à s'identifier à celui qui peut donner aux femmes jouissance, enfants…

Le véritable but de la cure psychanalytique n'est pas de tenter de changer un choix sexuel, car "analyser" c'est trouver un équilibre.

Le regard des autres

L’entourage montre souvent des signes d'hostilité. L'absence au collège ou au lycée d'espaces de discussion et d'informations suffisantes autour de la sexualité, donnent souvent l'impression à l’adolescent ayant une attirance homosexuelle d'être seul au monde.

Dans certains milieux, l'homophobie est quotidienne et lancinante. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l'homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d'âge.

Des associations permettent aujourd'hui de soutenir et de conseiller ceux qui font le choix d'en parler et leur entourage.

Etre parent d’un enfant homosexuel

L'homosexualité d'un enfant ou d'un proche n'est pas toujours facile à assumer. Les mentalités ont certes évolué ces dernières années et permis des avancées considérables dont le PACS est un exemple. Mais le chemin à parcourir vers l'acceptation de cette différence est souvent long, semé d'appréhensions et d'idées préconçues...

Parfois on s'en doutait un peu sans vouloir l'admettre. Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec. Pour d'autres parents ou proches, cette révélation fait l'effet d'une bombe. "Je suis sous le choc", "C'est contre nature", "Moi qui rêvais d'avoir des petits-enfants", "Mon enfant ne sera jamais heureux", "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?". Les préjugés sont tenaces, les amalgames vite faits, souvent seulement par manque d'information.

Pour lui, comme pour vos autres enfants, le meilleur discours de prévention que vous pouvez lui tenir doit être fait d'information et de tolérance. Faire le deuil d'un scénario de vie. Certains parents réagissent très mal à l'homosexualité de leur enfant. Ils peuvent se montrer agressifs, se sentir responsables ou encore malheureux d'avoir à faire le deuil d'une certaine image de lui et des projections qu'ils avaient fait dans l'avenir. C'est vrai, il lui sera sans doute plus difficile d'avoir des enfants. Mais le reste ne change pas. Son homosexualité ne retire rien à sa personnalité, à sa capacité d'aimer, de donner. Ce sera toujours votre enfant et en vous livrant sa vérité, il vous témoigne une grande marque de respect et de confiance. A vous maintenant de respecter sa façon de vivre, ses choix. L'essentiel n'est-il pas son bonheur ?

L'aider à s’assumer. Compréhension et amour le rendront plus fort pour affronter l'extérieur, l'homophobie irrationnelle de certains, les moqueries, les histoires "drôles"…
Si maintenant, sur cette route souvent longue vers l'acceptation, vous avez des doutes, des inquiétudes, sachez qu'il existe des associations, espaces d'écoute et de dialogue, qui permettent à des homosexuels, à leurs parents et à leurs proches, d'échanger leurs expériences et d'apprendre à mieux se connaître, pour mieux respecter leurs différences.


Des images de l'homosexualité souvent caricaturales

Etre homosexuel ne veut pas dire être travesti, pédophile ou pervers, ni avoir forcément l'allure d'une folle exubérante pour un gai et d'un camionneur pour une lesbienne. Contrairement à ce que certains croient, les homosexuels vivent de grandes et belles histoires d'amour, comme les autres. Les relations homosexuelles se nouent entre adultes consentants, pas forcément dans des lieux de rencontre décadents, comme on a tendance à les présenter en agitant de surcroît l'épouvantail du sida. Les homosexuels ont certes payé un lourd tribut à cette épidémie, mais ils ont été aussi les premiers à se mobiliser.


Les couples homosexuels sont des parents comme les autres !

Les enfants de parents homosexuels n’ont pas de problèmes psychologiques particuliers. C’est ce que vient de démontrer l’une des premières études françaises sur le sujet. Les enfants élevés par des parents de même sexe ont un développement comportemental et psychologique identique à celui de couples hétérosexuels. Ils seraient même plus actifs que la moyenne, bien que plus timides.

Une étude sur 58 enfants. Les enfants de parents homosexuels sont-ils moins équilibrés que ceux de parents hétérosexuels ? Si de nombreuses études anglo-saxonnes ont été menées sur le sujet, les scientifiques français n’ont pas semblé s’y intéresser. Le sujet de la thèse soutenue en octobre 2000 par un jeune pédopsychiatre vient combler cette lacune.

En effet, le docteur Stéphane Nadaud, du centre hospitalo-universitaire de Bordeaux, a mené une étude sur 35 filles et 23 garçons, âgés de 4 à 16 ans. Tous ces enfants avaient des parents qui se déclaraient homosexuels, recrutés grâce à l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL). Dans 80 % des cas, le parent légal était une femme et vivait en couple avec un partenaire du même sexe, depuis sept ans en moyenne. Le mode de conception de ces enfants variait énormément : 64 % à l’occasion d’un rapport sexuel, 22 % après insémination et 2 % après appel à une mère porteuse. En outre, 12 % avaient été adoptés. Aucune différence avec la population générale. Afin d’évaluer le développement psychologique de ces enfants, le Dr Nadaud a envoyé aux parents plusieurs questionnaires. L’un d’eux permettait d’évaluer les profils psychologiques et comportementaux de chaque enfant. Résultat : les enfants de parents homosexuels ne sont pas différents de la population générale. Ceux nés après une insémination artificielle semblaient même plus équilibrés. Petit détail : ceux qui avaient au préalable vécu avec des parents hétérosexuels (59 % des enfants) avaient en moyenne un score un peu moins bon au questionnaire que ceux qui avaient toujours connu des parents du même sexe. Pour le Dr Nadaud, cela est peut-être lié au traumatisme de la séparation de ses deux premiers parents.

Des parents plus anxieux. L’un des questionnaires transmis par le pédopsychiatre concernait le tempérament de ces enfants. D’après les résultats, ceux-ci semblaient plus actifs et plus à même d’exprimer leurs émotions. Néanmoins, ils semblaient plus timides et moins sociables que la population générale. Selon l’auteur, ces enfants pourraient avoir plus de difficultés avec les autres, du fait des éventuelles critiques, concernant leur environnement familial, qu’ils subissaient.

Selon l’auteur, les réponses aux différents questionnaires sont fiables, les parents n’étant pas enclins à sous estimer les difficultés de leurs enfants. Au contraire, ceux-ci sont même plus anxieux pour leur progéniture que les autres parents : 41 % des enfants bénéficient ainsi d’un suivi psychologique.


Parler ou se taire ?

Se taire, se cacher et mentir semblent être la seule alternative pour se protéger des réactions négatives - réelles ou supposées - de l'entourage. Mais lassé(e)s du mensonge, certains jeunes homosexuel(le)s se posent la question du "coming out" c'est-à-dire d'informer leur entourage de leur préférence affective et sexuelle. Il faut toutefois prendre le temps d'évaluer son entourage et ne pas se précipiter. L'annonce faite à la fin d'un repas où toute la famille est réunie n'est pas forcément la meilleure méthode.

Il est préférable de repérer parmi ses proches une personne de confiance qui sera la première à qui on se confiera. Outre une "répétition générale", ceci permettra également d'avoir un ou une allié(e) lors de l'annonce au reste de la famille. Mais attention, il n'est pas facile de savoir comment les autres vont réagir. Même s'ils tiennent régulièrement des propos hostiles aux homosexuels, ils réagiront peut-être différemment face à l'homosexualité d'une personne qui leur est proche, montrant de l'affection et de la compréhension.

A l'inverse, on peut être tolérant avec des amis homosexuels et ne pas accepter l'homosexualité de son enfant. Les réactions peuvent être particulièrement violentes. Même si les cas de rejet, de mise à la porte sont rares, ils existent. Il ne faut pas oublier que si, pour soi, l'acceptation de son homosexualité a été un chemin difficile à parcourir, pour les parents aussi cela peut être une épreuve douloureuse, voire violente. Ils devront eux aussi faire leur chemin vers l'acceptation en passant par des phases de culpabilité ou de déni. Eux aussi ont besoin de temps.


Trouver à qui parler

Il est important dans toutes ces situations de pouvoir en parler, de trouver un interlocuteur qui ne vous jugera pas, qui vous respectera en tant qu'individu et qui vous écoutera en toute confidentialité. Des associations sont à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Ils vous informeront sur la sexualité et les maladies sexuellement transmissibles, vous donneront des adresses pour obtenir une aide ou rencontrer d'autres personnes partageant des sentiments similaires.

C'est aussi le rôle des psychologues, des psychanalystes, des psychothérapeutes et des conseillers conjugaux. Pas besoin d'être malade pour aller les voir. Ils peuvent être très utiles pour avoir quelqu'un à qui parler, à la condition qu'ils respectent une règle fondamentale : le non-jugement. Pour éviter les mauvaises expériences, il est préférable de demander l'adresse d'une personne de confiance à son médecin généraliste, à l'infirmière scolaire ou une association spécialisée. Dans tous les cas, si le psy ne vous convient pas, vous devez en changer. Il n'y aucune obligation de continuer à le voir. Vous devez pouvoir choisir la personne qui vous aidera le mieux à avancer dans votre réflexion.


Conclusion :

• Le comportement homosexuel est universel et a toujours existé, tant chez les humains que chez les animaux.
• Les humains sont en majorité bisexuels
• Du point de vue médical, homo et bisexualités ne sont pas des maladies, mais des variantes comportementales, au même titre que l'hétérosexualité.
• Assumer son homosexualité, c’est "faire le deuil" d’un mode de vie socialement reconnu

 

Par A.C.C.S. - Publié dans : Emissions de Radio
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