Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:08

L’INFIDELITE

 “Tu ne commettras pas l’adultère”  est un des dix commandements reçus par Moïse . Jésus a dit : “Celui qui convoite une femme seulement du regard, a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur". Notons que selon cette morale, l’adultère du mari devient aussi répréhensible que celui de la femme, ce qui, dans les faits, n’était pas souvent le cas.   C’est l'alliance entre Dieu et l'humanité, ainsi l’union entre deux individus est sacrée.   Le couple est la base de l’idéal social. L’infidélité est donc brimée par la norme ou la morale.  


Le sentiment amoureux dans le couple est une notion récente
  


Autrefois, les critères de fondation d’un couple étaient essentiellement économiques  (organisation  de la société, transmission du patrimoine),

Au début du XX siècle, l’amour entre les deux partenaires devient l’un des critères du couple.


Approche psychologique de la fidélité



Cette recherche de l’amour est souvent prise inconsciemment dans un schéma œdipien.  L’homme ou la femme va notamment quérir, inconsciemment, un compagnon ou une compagne qui possède un ou plusieurs traits en rapport avec l’image de la mère ou du père. Le sentiment amoureux nous place donc dans le risque imaginaire d’une relation incestueuse.


Pour l’homme : mise en place d’un clivage entre la maman (sa compagne) et la putain (sa maîtresse). C’est ainsi que certains hommes ne peuvent avoir une relation sexuelle réellement satisfaisante que dans les bras d’une maîtresse.


Pour la femme : cela peut aussi passer par un clivage équivalent père/amant à cause du risque imaginaire d’une relation incestueuse, comme pour l’homme.                                   

Mais elle peut également séparer de manière consciente la fonction maternelle et le plaisir : sachant qu’elle joue le rôle de la mère pour son partenaire, elle choisit d’être femme dans le plaisir érotique avec un amant.


Bases de la fidélité
dans l’enfance


L’instinct d’attachement à rapprocher du besoin d’être relié l’un à l’autre,  et à la pulsion d’agrippement que nous connaissons chez les animaux.


Bases de la fidélité à l’âge adulte


Un besoin irrésistible de contacts : physique, affectif, sexuel, psychique et spirituel. Mais aussi au besoin de sécurité et d’accomplissement qui aboutit au rêve de l’amour,  amour qui peut conduire à la spiritualité,  spiritualité qui inspire la fidélité.                         


La fidélité,
comportement naturel ? Inné ou acquis ?

Dans le règne animal, généralement, la pratique de l’amour libre l’emporte. Les mâles et les femelles de nombreuses espèces multiplient les “partenaires”. C’est souvent le passage obligé pour augmenter les chances de reproduction et la survie de l’espèce.


L’organisation de type « harem »,
un mâle entouré de plusieurs femelles, est également courante dans la nature. “On retrouve ce type de schéma chez les gorilles, avec un mâle dominant. La fidélité des femelles y est entière puisque que le mâle est seul.


Cependant, on peut observer des disparités chez certains animaux
Les couples de loups font ainsi preuve d’une fidélité absolue et s’accouplent pour la vie.

Chez les manchots empereurs, la monogamie est la règle d'or. Les mâles couvent les œufs

Le castor est fidèle à vie. A tel point que si le mâle  est stérile, sa compagne ne procréera jamais.  Les cigognes et les cygnes seraient fidèles et beaucoup d’oiseaux.

Chez les primates, les gibbons seraient monogames.

L’infidélité dans les traditions antiques :

Egypte ancienne  les femmes infidèles étaient punies de mort par noyade,

Selon les lois assyriennes, le mari avait le choix : tuer immédiatement les coupables, 

Les Hébreux punissaient la femme adultère (avec ou sans preuve), seule ou avec son amant, par lapidation.

Chez les Grecs, dans certaines cités, le mari tuait les coupables ou demander une indemnité. A  Athènes, seule la femme était réprimée, répudiée par son mari et mise au ban de la société.

A Rome, beaucoup de citoyens vivent avec une esclave qu'ils affranchissent : Divorces et répudiations vont bon train. La femme infidèle pouvait être mise à mort par le mari.   

La loi et l’infidélité en France

Autrefois l’infidélité féminine était un délit en toute circonstance. l’épouse adultère était soumise au fouet puis enfermée dans un couvent. L’amant fouetté risquait la  mort, les galères ou le bannissement. Raison officielle : l’infidélité féminine brouillait la filiation = le sang (la lignée) était souillé.  Mais il y avait  une raison moins noble: la femme était la propriété de l'homme.
                                                                                         
 

L’infidélité masculine ne l’était qu’au domicile conjugal, le mari adultère n’était pas réprimé pénalement !

Puis le code napoléonien adoucit l’inégalité des sexes : Le mari risque une amende, 
 tandis que la femme et son “complice” encourent la prison.  L'adultère est donc une infraction punie par le Code pénal, jusqu'en 1975.


Depuis la loi de 1975 , les époux se doivent toujours fidélité (article 212 de notre Code Civil, l'adultère reste une faute).  Les époux adultères sont maintenant égaux devant la loi, au profit des séparations amiables. Depuis les femmes n'ont plus peur d'être répudiées, elles ont conquis les mêmes droits que les hommes : le droit de travailler, de voter et le droit au plaisir. Le sexe a pris le pouvoir, dans le couple.


Depuis la loi du 3 décembre 2001 Les enfants nés d'une liaison extraconjugale bénéficient de la même part d'héritage que celle des enfants légitimes - naturels ou adoptés.


Il y a deux sortes d'infidélité :

L’accident de parcours

La liaison installée


Les hommes et les femmes sont-ils différents face à l’infidélité ?



En 2001, 24% des femmes étaient infidèles (10 % en 91)
   et 20 % des femmes fidèles n’excluaient pas la possibilité d’une aventure…  alors que 39 % des hommes avouaient être infidèles.

 
Les femmes :

L’autonomie sexuelle des femmes dépend beaucoup de leur autonomie financière.

Elles ont aussi bien souvent besoin d'aimer et d'être aimées pour faire l'amour.  

Les femmes, cherchent autant le plaisir charnel qu'une écoute et un regard attentif.

Le regard des femmes à l’égard de l’infidélité féminine a beaucoup changé. En 1999, 38 % d’entre elles ne trouvaient plus choquant qu’une femme "trompe" son conjoint  (liaison durable ou amants occasionnels).                      

Elles cèdent plus facilement au  Prince charmant.

Encouragées par la vengeance : un mari trompeur devient parfois, un mari trompé.

Avoir un amant, c’est faire les quatre cent coups, retrouver l’adolescence,

Pour se sentir vivante et sexy dans les bras d’un amant qui fait rire, enfin !

Comme elles s’impliquent davantage dans une aventure extraconjugale. L’infidélité les amène à s’interroger sur le sens du bonheur... Elles sont parfois tentées de tout remettre en cause,

La femme a besoin d’être rassurée sur son charme

 
Les hommes

Semblent avoir plus de facilités à différencier sexualité et sentiments.

Certains spécialistes soutiennent la théorie du gène : l’homme aurait un besoin inné de disséminer son patrimoine génétique.

Les hommes, ont besoin d’être rassurés sur leurs performances sexuelles pour se sentit exister

L’homme a besoin d’être perpétuellement rassuré dans sa singularité. Se sent aimé quand cette femme le regarde comme quelqu’un d’unique et de particulier.

La testostérone, commande le désir et le renouvelle sans cesse. Au moment de sa sécrétion par les testicules (plusieurs fois par jour), l’homme se sent animé d’une pulsion à laquelle il "doit" répondre pour accéder à un bon équilibre physique et psychologique.

Le véritable Casanova ne désire pas vraiment la femme, il veut juste être désiré par la femme, il ne veut pas aimer. Anxieux sur ses capacités à être aimé, il ne se met jamais à la place de l'autre.

L’infidélité naîtrait souvent, en même temps que la paternité : lorsque la femme devient mère, elle ne s’intéresse plus qu’à son bébé, et en "oublie" son conjoint.

S’il a été amené à douter de l’amour maternel, il doutera, plus tard de l’amour de sa partenaire quotidienne. il n’aura alors même pas le sentiment de la tromper. Comment pourrait-il, en effet, se vivre comme infidèle, alors qu’il n’a pas l’impression d’être réellement désiré ?

Amour et sexe sont souvent dissociés chez l’homme, « la madone et la putain »

Pour aimer, il lui faut élever la personne qu’il a en face de lui,   mais pour la désirer sexuellement, parfois il peut avoir besoin de la rabaisser au rang d’objet.


Le Démon de midi


Le "démon de midi" s’empare d’hommes et de femmes au milieu de leur vie, à l’heure où le  compte à rebours a commencé.

Les quinquagénaires H et F sont de plus en plus nombreux à être possédés par ce démon-là
Le divorce de ces quinquagénaires a presque doublé en dix ans.

 
Pourquoi certains hommes fréquentent-ils les prostituées ?  


Les messieurs fréquentaient les bordels dit on en raison des réticences de leurs compagnes à se prêter à certaines caresses. C’est de moins en moins vrai.  Ainsi, ces hommes protègent la prétendue pureté de leur maman (et de son substitut, la compagne qu’ils rendent mère), encore mieux qu’avec une maîtresse.  Sans se sentir en dette, la rémunération de la dame autorise, des fantasmes inavouables et à tout lui demander – y compris de la tendresse – sans culpabilité.  Avec une prostituée, un homme n’a pas besoin de faire des efforts ni de séduire, C’est une dissociation totale entre le sexe et le relationnel. »

 
La polygamie de nos jours

En 1985 à Singapour, le Premier ministre encourageait la polygamie, afin d’augmenter le nombre de naissances. Dans certains pays d’Afrique, la polygamie est à la fois un signe extérieur de richesse, et le symbole de la puissance sexuelle. L’Islam permet à l’homme d’avoir jusqu’à quatre épouses et des concubines. Mais, comme dans les sociétés judéo-chrétiennes, les sociétés musulmanes sont très rigoureuses face à l’infidélité conjugale de la femme. Depuis la prise de pouvoir par les Talibans, tout dévoilement public d’une partie de son corps par la femme est assimilé à de l’infidélité et puni de mort…  

 

Où commence l’infidélité ?


Au moment où l’on passe à l’acte ? Ou bien au moment où l’on est attiré par une autre personne ?

Qui se dit fidèle ne prétend pas qu’il n’a pas eu de tentations, mais qu’il y a résisté.

A quoi donc a-t-il été fidèle ? A son partenaire ? A son sens de la morale ?

L’échangisme accorde les corps et se joue des sentiments. Pratiqué en couple selon des règles strictes, il a finalement peu de rapport avec l’infidélité


Conclusion : Parler de l’infidélité, oblige à définir la fidélité. Cette notion est différente selon l’histoire psychique de chacun et la culture dans laquelle nous vivons. Notre culture judéo-chrétienne est marquée par les valeurs religieuses et morales.

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:07

L’HOMOSEXUALITÉ


Le regard de la science sur l’homosexualité

L’homosexualité a toujours existé, dans toutes les sociétés, et à travers toutes les époques. Les enquêtes montrent que près de 5 % des êtres humains sont attirés par des personnes du même sexe, dont 3 % d’homosexualité exclusive. L’enquête de Kinsey montre qu’un homme sur deux - a eu - ou a eu envie – au moins une fois dans sa vie - d’avoir une relation homosexuelle. Selon une récente enquête new-yorkaise, un homme sur dix se disant hétérosexuel aurait eu une relation homosexuelle dans l’année, 70 % étaient mariés.

Certains peuvent avoir une aventure homosexuelle par curiosité, sans devenir homosexuel.

Des anthropologues américains ont étudié le comportement sexuel de 76 sociétés tribales et ont remarqué que certaines formes d'homosexualité et de bisexualité étaient bien acceptées chez 49 d’entre elles (c.a.d. les 2/3 de ces sociétés tribales) .


Les animaux aussi

L’homosexualité a souvent été observée chez les animaux dès l’antiquité : Les bonobos bisexuels, manchots et pingouins mâles ont été observés dans des zoos, dont certains « adoptaient » des cailloux en guise d’œuf… des vaches qui se comportent comme des taureaux… Les chercheurs ont observé plus de 450 espèces vertébrées (dauphins, orques, pieuvres, lamantins, girafes…) ainsi que des insectes… La proportion d'animaux homosexuels, dans toutes les catégories, est à peu près la même que chez les êtres humains.

Ils ont également observé des viols et de la pédophilie chez les animaux.


Grèce antique :

Homosexualité de type pédérastique, où un amant adulte aime un enfant de naissance libre encore impubère : il s'agit d'un rite social de passage, où l'enfant élevé par les femmes s'émancipe pour devenir un homme. Une fois pubère, l'adolescent ne peut plus poursuivre cette relation.

Les Grecs connaissaient aussi l'homosexualité entre adultes et la considéraient assez favorablement car plusieurs tyrans furent tués, et la démocratie installée dans plusieurs villes, par des amants homosexuels jaloux. Les homosexuels ont donc joui d'une réputation de courage et d'amour de la liberté. Ils font d'ailleurs partie des meilleurs guerriers, et le célèbre bataillon sacré de Thèbes, par exemple, composé uniquement de couples d'hommes amants, s'est couvert de gloire pendant plus de 30 ans


Rome antique :

Les Romains sont bisexuels. Leur règle de comportement moral et social, très contraignante, suppose qu'un homme libre doit être "actif", c'est-à-dire être celui qui pénètre : la passivité chez un citoyen libre est infamante, fait perdre tout honneur à celui qui s'est fait pénétrer. On ne peut pénétrer, en dehors de sa femme, aucune femme libre, célibataire ou mariée, et aucun homme libre : si deux hommes libres ont des rapports, le passif est sévèrement puni (en théorie). Si un adulte a des rapports avec un jeune citoyen non pubère, il sera puni (et là l'indulgence est rare). Donc, à la disposition des maîtres il reste tous les esclaves et tous ceux qui ne sont pas Romains, hommes et femmes, enfants, adolescents ou adultes… Ce que résume le philosophe Sénèque : "la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l'affranchi, un service".


L'homosexualité : innée ou acquise ?

Pas de preuve… Les études sont souvent soutenues par des groupes aux intérêts contraires. Des associations homosexuelles cherchent ainsi à montrer que les gays ne sont pas responsables de leur homosexualité puisqu'elle serait innée. Par contre, certains mouvements conservateurs (surtout chez les américains) se servent de ces études pour tenter de prouver que les homosexuels sont des handicapés. Diverses études cherchent à démontrer le caractère inné de l’homosexualité : explications anatomique, génétique ou hormonale, elles essaient d'affirmer que l'on naît avec une orientation hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle, indépendante de notre éducation et de notre environnement. Réalisées sur un nombre faible de patients, ces études n'ont pas apporté la moindre preuve du caractère constitutionnel de l'homosexualité. A chaque fois que des chercheurs ont tenté de les refaire, ils n'ont jamais réussi à obtenir les mêmes résultats.

Comment se constitue notre orientation sexuelle

La sexualité va se construire peu à peu, en fonction de l'entourage familial et social de l'enfant, de l'adolescent puis de l'adulte, Chacun va intégrer, à sa façon, dans son projet de vie, des expériences sensorielles, sensuelles et émotionnelles. Ces expériences vont lui permettre de découvrir ce qu'il est. En fait, les adultes se retrouvent dans une grande variété de comportements qui vont de l'hétérosexualité exclusive à l'homosexualité totale.

Les humains sont en majorité bisexuels (dans des proportions diverses) : théorie développée par Freud dans ses « trois essais sur la théorie de la sexualité » (1905). Selon lui, chacun naît bisexuel. Peu à peu, les orientations sexuelles apparaissent, par des processus complexes où la socialisation est le point essentiel. Pourtant, malgré la survenue de ces préférences sexuelles, chacun oscille toute sa vie entre des sentiments hétérosexuels et homosexuels, poursuit Freud (1911).

Certains adultes ne passent jamais à l'acte malgré leurs désirs : des hétéros n'ont ainsi jamais de sexualité homo, comme certains homos n'ont jamais d'expérience hétéro. D'autres l'ont tenté, mais n'y ont pas trouvé des motifs suffisants pour persévérer ; d'autres, enfin, continueront toute leur vie à être bisexuels, au gré des rencontres.

Enfin, il faut rappeler qu’un nombre non négligeable d'individus, quelque soit leur orientation sexuelle, n'établissent pas de rapports sexuels avec une autre personne et qu'il existe donc des hétéros, des homos et des bis vivant une chasteté absolue (ou ne pratiquant que la masturbation).

Pour les adolescents, c’est souvent difficile à vivre et beaucoup de jeunes cherchent à savoir à quelle catégorie ils appartiennent. Homo ou hétéro, on a souvent le sentiment qu'il faut choisir son camp et on recherche alors en soi les signes, les preuves qui démontreraient que l'on appartient à tel ou tel groupe. Toute expérience n'est pas forcément définitive, ni un engagement pour l'avenir. Eprouver une affection particulière pour sa meilleure amie quand on est une fille ne signifie pas obligatoirement que l'on est lesbienne. Se masturber entre copains en regardant des films pornos n'est pas une pratique réservée exclusivement aux homosexuels. Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps.


Homosexualité et psychanalyse

La psychanalyse interprète l'homosexualité en éclairant les aspects inconscients du comportement sexuel, notamment les identifications qui vont déterminer les choix d'objet sexuel». De nombreux facteurs physiques et psychiques orienteront la recherche amoureuse. Pour un même sujet, des identifications à des traits des parents ou d'un autre adulte viendront baliser son parcours amoureux, donnant une certaine cohérence à ses choix.

Les sexualités sont plus ou moins liées à deux pôles psychiques :

Le pôle narcissique, qu'on peut définir par la dose d'amour que le sujet doit capitaliser pour lui-même, et le pôle œdipien qui met en jeu le don d'amour à un autre que soi-même.
Une sexualité évoluant de manière privilégiée sur le mode œdipien aboutit à une constitution bisexuelle de l'individu :
     - La composante hétérosexuelle est en principe consciente,
     - La composante homosexuelle, est en partie refoulée et en partie sublimée.
Le déséquilibre de ces deux composantes homo et hétéro peut faire que l'homosexualité dite latente devienne manifeste dans le comportement, mais elle est la plupart du temps vécue avec culpabilité ; c'est l'un des tableaux cliniques de la névrose. Elle est considérée comme une économie narcissique, On est dans « le même ». 

Jacques Lacan a beaucoup apporté à la compréhension de l'homosexualité et du fonctionnement narcissique en échafaudant la théorie du « stade du miroir » comme formateur du « Je » et la problématique phallique. Le phallus est un objet imaginaire de l'enfant, supposé manquer à la mère. Du rapport qu'entretiendra l'enfant, garçon et fille, à cet objet supposé "manquer" à sa mère, dépendra l'identité sexuelle. La place accordée à la parole du père par le couple mère-enfant imprimera plus ou moins sa marque sur le phallus imaginaire l'attribuant plus ou moins au père. Ce qui va constituer l'identité sexuelle. Accordant une certaine valeur à ce père, la petite fille va chercher de son côté ce qui plus tard avec un homme pourra lui procurer de la jouissance sexuelle, quant au petit garçon il cherchera à s'identifier à celui qui peut donner aux femmes jouissance, enfants…

Le véritable but de la cure psychanalytique n'est pas de tenter de changer un choix sexuel, car "analyser" c'est trouver un équilibre.

Le regard des autres

L’entourage montre souvent des signes d'hostilité. L'absence au collège ou au lycée d'espaces de discussion et d'informations suffisantes autour de la sexualité, donnent souvent l'impression à l’adolescent ayant une attirance homosexuelle d'être seul au monde.

Dans certains milieux, l'homophobie est quotidienne et lancinante. Même si elle est invisible, il ne faut pas oublier que l'homosexualité est présente dans tous les milieux, dans toutes les régions, dans toutes les classes d'âge.

Des associations permettent aujourd'hui de soutenir et de conseiller ceux qui font le choix d'en parler et leur entourage.

Etre parent d’un enfant homosexuel

L'homosexualité d'un enfant ou d'un proche n'est pas toujours facile à assumer. Les mentalités ont certes évolué ces dernières années et permis des avancées considérables dont le PACS est un exemple. Mais le chemin à parcourir vers l'acceptation de cette différence est souvent long, semé d'appréhensions et d'idées préconçues...

Parfois on s'en doutait un peu sans vouloir l'admettre. Les parents peuvent ressentir un sentiment d’échec. Pour d'autres parents ou proches, cette révélation fait l'effet d'une bombe. "Je suis sous le choc", "C'est contre nature", "Moi qui rêvais d'avoir des petits-enfants", "Mon enfant ne sera jamais heureux", "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?". Les préjugés sont tenaces, les amalgames vite faits, souvent seulement par manque d'information.

Pour lui, comme pour vos autres enfants, le meilleur discours de prévention que vous pouvez lui tenir doit être fait d'information et de tolérance. Faire le deuil d'un scénario de vie. Certains parents réagissent très mal à l'homosexualité de leur enfant. Ils peuvent se montrer agressifs, se sentir responsables ou encore malheureux d'avoir à faire le deuil d'une certaine image de lui et des projections qu'ils avaient fait dans l'avenir. C'est vrai, il lui sera sans doute plus difficile d'avoir des enfants. Mais le reste ne change pas. Son homosexualité ne retire rien à sa personnalité, à sa capacité d'aimer, de donner. Ce sera toujours votre enfant et en vous livrant sa vérité, il vous témoigne une grande marque de respect et de confiance. A vous maintenant de respecter sa façon de vivre, ses choix. L'essentiel n'est-il pas son bonheur ?

L'aider à s’assumer. Compréhension et amour le rendront plus fort pour affronter l'extérieur, l'homophobie irrationnelle de certains, les moqueries, les histoires "drôles"…
Si maintenant, sur cette route souvent longue vers l'acceptation, vous avez des doutes, des inquiétudes, sachez qu'il existe des associations, espaces d'écoute et de dialogue, qui permettent à des homosexuels, à leurs parents et à leurs proches, d'échanger leurs expériences et d'apprendre à mieux se connaître, pour mieux respecter leurs différences.


Des images de l'homosexualité souvent caricaturales

Etre homosexuel ne veut pas dire être travesti, pédophile ou pervers, ni avoir forcément l'allure d'une folle exubérante pour un gai et d'un camionneur pour une lesbienne. Contrairement à ce que certains croient, les homosexuels vivent de grandes et belles histoires d'amour, comme les autres. Les relations homosexuelles se nouent entre adultes consentants, pas forcément dans des lieux de rencontre décadents, comme on a tendance à les présenter en agitant de surcroît l'épouvantail du sida. Les homosexuels ont certes payé un lourd tribut à cette épidémie, mais ils ont été aussi les premiers à se mobiliser.


Les couples homosexuels sont des parents comme les autres !

Les enfants de parents homosexuels n’ont pas de problèmes psychologiques particuliers. C’est ce que vient de démontrer l’une des premières études françaises sur le sujet. Les enfants élevés par des parents de même sexe ont un développement comportemental et psychologique identique à celui de couples hétérosexuels. Ils seraient même plus actifs que la moyenne, bien que plus timides.

Une étude sur 58 enfants. Les enfants de parents homosexuels sont-ils moins équilibrés que ceux de parents hétérosexuels ? Si de nombreuses études anglo-saxonnes ont été menées sur le sujet, les scientifiques français n’ont pas semblé s’y intéresser. Le sujet de la thèse soutenue en octobre 2000 par un jeune pédopsychiatre vient combler cette lacune.

En effet, le docteur Stéphane Nadaud, du centre hospitalo-universitaire de Bordeaux, a mené une étude sur 35 filles et 23 garçons, âgés de 4 à 16 ans. Tous ces enfants avaient des parents qui se déclaraient homosexuels, recrutés grâce à l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL). Dans 80 % des cas, le parent légal était une femme et vivait en couple avec un partenaire du même sexe, depuis sept ans en moyenne. Le mode de conception de ces enfants variait énormément : 64 % à l’occasion d’un rapport sexuel, 22 % après insémination et 2 % après appel à une mère porteuse. En outre, 12 % avaient été adoptés. Aucune différence avec la population générale. Afin d’évaluer le développement psychologique de ces enfants, le Dr Nadaud a envoyé aux parents plusieurs questionnaires. L’un d’eux permettait d’évaluer les profils psychologiques et comportementaux de chaque enfant. Résultat : les enfants de parents homosexuels ne sont pas différents de la population générale. Ceux nés après une insémination artificielle semblaient même plus équilibrés. Petit détail : ceux qui avaient au préalable vécu avec des parents hétérosexuels (59 % des enfants) avaient en moyenne un score un peu moins bon au questionnaire que ceux qui avaient toujours connu des parents du même sexe. Pour le Dr Nadaud, cela est peut-être lié au traumatisme de la séparation de ses deux premiers parents.

Des parents plus anxieux. L’un des questionnaires transmis par le pédopsychiatre concernait le tempérament de ces enfants. D’après les résultats, ceux-ci semblaient plus actifs et plus à même d’exprimer leurs émotions. Néanmoins, ils semblaient plus timides et moins sociables que la population générale. Selon l’auteur, ces enfants pourraient avoir plus de difficultés avec les autres, du fait des éventuelles critiques, concernant leur environnement familial, qu’ils subissaient.

Selon l’auteur, les réponses aux différents questionnaires sont fiables, les parents n’étant pas enclins à sous estimer les difficultés de leurs enfants. Au contraire, ceux-ci sont même plus anxieux pour leur progéniture que les autres parents : 41 % des enfants bénéficient ainsi d’un suivi psychologique.


Parler ou se taire ?

Se taire, se cacher et mentir semblent être la seule alternative pour se protéger des réactions négatives - réelles ou supposées - de l'entourage. Mais lassé(e)s du mensonge, certains jeunes homosexuel(le)s se posent la question du "coming out" c'est-à-dire d'informer leur entourage de leur préférence affective et sexuelle. Il faut toutefois prendre le temps d'évaluer son entourage et ne pas se précipiter. L'annonce faite à la fin d'un repas où toute la famille est réunie n'est pas forcément la meilleure méthode.

Il est préférable de repérer parmi ses proches une personne de confiance qui sera la première à qui on se confiera. Outre une "répétition générale", ceci permettra également d'avoir un ou une allié(e) lors de l'annonce au reste de la famille. Mais attention, il n'est pas facile de savoir comment les autres vont réagir. Même s'ils tiennent régulièrement des propos hostiles aux homosexuels, ils réagiront peut-être différemment face à l'homosexualité d'une personne qui leur est proche, montrant de l'affection et de la compréhension.

A l'inverse, on peut être tolérant avec des amis homosexuels et ne pas accepter l'homosexualité de son enfant. Les réactions peuvent être particulièrement violentes. Même si les cas de rejet, de mise à la porte sont rares, ils existent. Il ne faut pas oublier que si, pour soi, l'acceptation de son homosexualité a été un chemin difficile à parcourir, pour les parents aussi cela peut être une épreuve douloureuse, voire violente. Ils devront eux aussi faire leur chemin vers l'acceptation en passant par des phases de culpabilité ou de déni. Eux aussi ont besoin de temps.


Trouver à qui parler

Il est important dans toutes ces situations de pouvoir en parler, de trouver un interlocuteur qui ne vous jugera pas, qui vous respectera en tant qu'individu et qui vous écoutera en toute confidentialité. Des associations sont à votre disposition pour répondre à toutes vos questions. Ils vous informeront sur la sexualité et les maladies sexuellement transmissibles, vous donneront des adresses pour obtenir une aide ou rencontrer d'autres personnes partageant des sentiments similaires.

C'est aussi le rôle des psychologues, des psychanalystes, des psychothérapeutes et des conseillers conjugaux. Pas besoin d'être malade pour aller les voir. Ils peuvent être très utiles pour avoir quelqu'un à qui parler, à la condition qu'ils respectent une règle fondamentale : le non-jugement. Pour éviter les mauvaises expériences, il est préférable de demander l'adresse d'une personne de confiance à son médecin généraliste, à l'infirmière scolaire ou une association spécialisée. Dans tous les cas, si le psy ne vous convient pas, vous devez en changer. Il n'y aucune obligation de continuer à le voir. Vous devez pouvoir choisir la personne qui vous aidera le mieux à avancer dans votre réflexion.


Conclusion :

• Le comportement homosexuel est universel et a toujours existé, tant chez les humains que chez les animaux.
• Les humains sont en majorité bisexuels
• Du point de vue médical, homo et bisexualités ne sont pas des maladies, mais des variantes comportementales, au même titre que l'hétérosexualité.
• Assumer son homosexualité, c’est "faire le deuil" d’un mode de vie socialement reconnu

 

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:06

LES TROUBLES DE L’HUMEUR DU CYCLE FEMININ

Grandes variations des taux d’hormones féminines de façon cyclique
De la puberté à la ménopause

1) SYNDROME PREMENSTRUEL :
• 70 % des femmes se plaignent quelques jours avant les règles
• œdèmes avec prise de poids et seins douloureux, maux de tête, crises de larmes voire déprime…
• Stressées et irritables
Causes : excès œstradiol / à la progestérone : œstradiol = psychostimulant, progestérone = sédative
Précision : des chercheurs viennent de découvrir que pendant cette période, le centre émotionnel du cerveau a une activité cérébrale plus intense, (chez certaines femmes les plus chanceuses cela peut présenter l’avantage de stabiliser leurs émotions, même si leurs hormones n’en font qu’à leur tête).

2) ARRIVEE DES REGLES =
effondrement brutal des taux d’hormones féminines
• pénible pour certaines femmes :
• tendance à l’apathie, la somnolence.
• situation aggravée lorsque les règles sont (très) douloureuses (douleurs spasmodiques).


Comparaison avec un phénomène physiologique très similaire : l’hypoglycémie (chute du sucre dans le sang) = sensation de fatigue, vertiges = mauvaise humeur. Si le taux de sucre agit sur comportement, il est facile de comprendre que les taux d’hormones peuvent produire les mêmes réactions.


CCL : les fluctuations d’humeur ont un fondement physiologique involontaire,
• très variables d’une femme à l’autre.
• Inconfort physiologique peut être aggravé voire révélé par le machisme


Les hommes aussi…
Les hommes ayant une production insuffisante de testostérone deviennent irritables et déprimés, dès qu’ils arrêtent le traitement hormonal substitutif. De la même manière, la reprise de testostérone de substitution améliore rapidement leur humeur.

 

Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:05

LES PERVERSIONS SEXUELLES

Qu’est-ce qu’une perversion sexuelle ? Aujourd’hui, on parle de paraphilie plutôt que de perversion sexuelle. Attention de ne pas confondre les perversions sexuelles avec les pervers (psychopathes).
 

Les perversions sexuelles sont des comportements sexuels « déviants » par rapport à la sexualité commune admise par la société, on parle aussi de pratiques sexuelles atypiques.
Donc on peut dire que les paraphilies sont des fantaisies, impulsions, ou des comportements différents de ce qui fait partie de la norme établie.

Ces paraphilies (perversions sexuelles), regroupent :
     - les attirances sexuelles différentes de l’acte hétérosexuel classique 
     - et les comportements sexuels différents de la norme.

Il est donc difficile d'établir une limite entre la normalité et l'anormalité sexuelles. Car certaines paraphilies sont totalement innocentes, alors que d’autres sont à la limite du pathologique. Il faut surtout préciser que les déviances sexuelles (par rapport à la norme) font partie intégrante de chacun d’entre nous. On les retrouve dans beaucoup de fantasmes. Or, on sait que la majorité des êtres humains ont des fantasmes. Il y a donc des pratiques sexuelles différentes bien admises, mais où commence la perversion sexuelle ?

Les professionnels considèrent qu’il y a perversion sexuelle (paraphilie) : 

  - Lorsque le plaisir sexuel ne peut être obtenu que par cette pratique sexuelle déviante.
  - Avec un caractère répétitif qui s’étend sur une période d’au moins 6 mois
  - Mais aussi lorsqu’il y a une souffrance psychique consécutive à cette déviance
  - avec éventuellement une altération du fonctionnement social, professionnel ou autre.

En fait, l’élément central de la perversion « hard » n’est pas le sexe extrême lui-même, mais le manque de liberté qu’elle suscite. Il est ainsi l’esclave d’une sexualité basée sur un scénario imposé. C'est donc une dépendance.

Cette catégorisation se fait au regard de la norme sociale, qui elle-même peut évoluer. Autrefois, les fantaisies érotiques des préliminaires, et l’orgasme obtenu autrement que par le coït était considéré comme anormal et donc pervers. Heureusement on n’en est plus là. Ainsi, l’homosexualité n’est plus considérée comme une paraphilie selon la bible des psychologues et des psychiatres (DSM-IV).

Quelle différence y a-t-il entre perversion sexuelle et déviation sexuelle ?


Ce qui était qualifié avant de perversion, a été renommé, déviation sexuelle. Le terme de perversion étant un peu fort pour ce qui peut être simplement un petit écart ou une fantaisie dans sa sexualité. Le terme de perversion ayant une connotation d'agressivité et de cruauté, très négative. Le terme de perversion peut être conservé pour la pédophilie, et autres déviations, caractérisées par la cruauté et l'agressivité.

Où commence la perversion sexuelle ?


Il y a perversion et perversion… L’imaginaire érotique ignore bien souvent les limites de la normalité. La perversion soft consiste à réaliser des fantasmes, qui n’avaient jusqu’alors pas dépassé l’imaginaire sexuel. A titre individuel, certains hommes peuvent avoir une aventure homosexuelle "pour voir" sans pour autant devenir homosexuel (l’homosexualité n’est plus une perversion). En couple, des partenaires peuvent fréquenter une soirée échangiste pour finalement s’en détourner après une expérience.

Au sein du couple, ces perversions dites soft, peuvent-elles devenir dangereuses ?


C’est la peur de la routine qui conduit des couples à rechercher de nouvelles émotions, le passage à une perversion soft peut parfois donner plus de liberté à la sexualité. Le danger est que l’un des deux partenaires demande plus que l’autre et que le passage à l’acte heurte finalement la pudeur de l’un des amants. Le passage à l’acte réduit la sublimation nécessaire et détruit le jardin secret de l’un des partenaires.

Enfin, la perversion hard peut être réprimée par la loi morale, mais également pénale (pédophilie, sadisme avec partenaires non consentants, exhibitionnisme…).

Le fait d’accepter les perversions « soft » du partenaire, est-ce aussi de la perversion ?


Ce qui est dangereux c’est d’accepter de subir la perversion de l’autre sans en avoir réellement envie. Ainsi, les femmes qui acceptent les soirées échangistes de peur de perdre leur mari alors qu’elles n’en ont aucune envie.

Il faut préciser que le fantasme ou la simple attirance paraphilique n’est pas condamnable dans les sociétés modernes. C’est le passage à l’acte qui peut éventuellement être condamnable. Donc certaines perversions tombent sous le coup de la loi

Si ces pratiques impliquent un partenaire non consentant, c’est un viol, puni pénalement, même dans un couple marié . La notion de devoir conjugal n’existe plus. 

La pédophilie fait partie des interdits majeurs, comme l’inceste.
L’exhibitionnisme est condamné par l'article 222-32 du Code pénal à des peines pouvant aller jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 €uros d'amende..

Quelles sont les paraphilies les plus connues ?

Le bondage
: Cette pratique consiste à entraver son partenaire, à l’empêcher de se mouvoir, à l’attacher grâce à des cordes, des sangles, des chaînes.

Le fétichisme : Le fétichisme est l'attirance particulière voire exclusive pour une partie du corps, un vêtement, une image ou quelque chose qui permet d'assouvir son désir. Cela peut aller du latex, aux dessous féminins en passant par les talons aiguilles, le cuir, la dentelle, la fourrure, le pied etc…

J’ai connu un patient qui ne pouvait atteindre l’orgasme que si sa partenaire portait de grosses chaussettes de laine… Mais attention, un homme qui aime les sous vêtements de sa femme n'est pas forcement un fétichiste.....


Le frotteurisme : Fait de toucher ou de se frotter contre une personne non consentante (ex dans les transports en commun).

Le masochisme et le sadisme sexuel : L’objet de l’excitation est de subir ou d’infliger de la douleur et des humiliations à l’autre.

Il y a des nuances, ça peut être très « soft » si les partenaires sont réellement consentants. Mais cette pratique tombe sous le coup de la loi si le partenaire n’est pas consentant. C’est alors de la violence, voire de la torture infligée à l’autre.


La pédophilie : L’attirance sexuelle pour les enfants mais surtout le passage à l'acte et donc les viols qui en découlent font régulièrement la une des journaux. Chaque année des milliers d'enfants subissent des abus sexuels.

Le transvestisme fétichiste : L’excitation est alors pour un homme hétérosexuel de s’habiller plus ou moins complètement en femme et de s’imaginer en être une. Cette tendance peut être un simple fantasme ou cacher un problème d’identité de genre.

Mais il y a souvent en nous une part de voyeurisme, c’est souvent très excitant de voir son partenaire nu ou se déshabiller.


La zoophilie (terme ancien : bestialité) : attirance sexuelle pour les animaux. La pratique de la zoophilie remonte à l'antiquité, et il existe de nombreux dessins de cette période illustrant cette pratique. Le célèbre tableau de Michel Ange, Léda et le cygne montre Léda ayant un rapport avec un cygne. Ce thème a inspiré de nombreuses œuvres d'art.

En France, cette pratique n'est pas répréhensible par la loi, sauf les actes de cruauté ou de torture sur des animaux.


Dans d'autres pays, c'est un crime. Au Canada, par exemple elle est passible d'un emprisonnement maximal de 10 ans.

Enquête de Kinsey (1948 à 1954) aux EU. A cette époque, 8 % d'hommes et 4 % de femmes disent avoir eu des expériences sexuelles avec des animaux. Dans les campagnes ces pratiques étaient socialement admises. Mais dans les villes, cette activité était jugée dégradante.

A la campagne se sont plus les hommes qui utilisent le vagin des chèvres ou des juments, et à la ville ce sont plus les femmes qui aiment se faire lécher par leur chien.

La zoophilie existe donc dans le plus grand secret,

La gérontophilie : rapports sexuels avec des personnes agées. Condamnable si l'on considère que la personne âgée n'était pas capable d'un réel consentement

La nécrophilie : attrait érotique à l'égard des cadavres, condamnée si passage à l'acte. 

L'urophilie et la coprophilie : sont caractérisées par une forte excitation érotique éprouvée en souillant ou en étant souillé, par de l'urine ou des matières. Les urophiles et coprophiles peuvent être actifs ou passifs. Une variante de cette pratique consiste à uriner dans ses sous-vêtements et ses vêtements, parfois en public.

L'exhibitionnisme : Fait d’obtenir du plaisir en se montrant en public, le plus souvent en exposant ses organes génitaux ou alors lors d’une relation sexuelle. Ces deux cas sont illégaux en dehors du cadre privé. Mais attention, ceux qui aiment se promener nus chez eux ne sont pas obligatoirement des exhibitionnistes.

Le voyeurisme : L’obtention du plaisir sexuel se fait en regardant d’autres personnes, lors de leurs relations intimes ou nues ou en train de se déshabiller. Ces pratiques sont illégales si les personnes observées le sont à leur insu.

Petite anecdote d'un procès intenté par une dame âgée à l'encontre de ses jeunes voisins qui, disait-elle, ne cachaient pas leurs ébats amoureux devant la fenêtre ouverte de leur chambre. Mais l'enquête a pu démontrer que la maison du jeune couple était entièrement entourée de hautes haies et que la plaignante a fini par avouer qu'elle montait sur une chaise , posée sur la table de la cuisine, pour regarder les ébats du jeune couple par dessus la haie...


On voit aussi apparaître des perversions plus modernes

Perversion sur le Net : Des blogs sans tabou pour lecteurs avertis. Grâce à l’anonymat et à la liberté d’internet, de nombreux internautes se livrent à d’étonnants aveux concernant leurs fantasmes ou leurs pratiques sexuelles.  

Peut-on reconnaître un pervers hard ?


Il est très difficile d’identifier un pervers.

La plupart des vrais pervers sont des séducteurs charmants mais sans être réellement sympathiques, ils sont intelligents mais froids, ce que ressent l’autre ne l’intéresse pas… La perversion commence quand l’autre est amoureux. Le (la) pervers(e) commence à montrer son jeu dès lors qu’il sent sa (son) partenaire en son pouvoir. Il va alors tenter de la (le) dominer psychiquement en lui faisant croire qu’il détient le secret de son bonheur, de sa jouissance... En réalité le vrai pervers vise à détruire l’autre. Sa personnalité est extrêmement égocentrique, uniquement tournée vers son propre plaisir.

Peut-on guérir un pervers ?


C’est très difficile et ll faut distinguer ceux qui souffrent de leur paraphilie et ceux qui n’en souffrent pas.

Ceux qui n’en souffrent pas peuvent trouver d’autres personnes ayant la même perversion ou une perversion complémentaire, en particulier grâce à internet.

Le vrai pervers (qui ne souffre pas en principe de sa paraphilie) peut mettre en sourdine son activité perverse face à la loi, par crainte de la sanction.

Pour ceux qui en souffrent, la psychiatrie et la psychothérapie ont toutes les peines à traiter un paraphilique hard, mais elle peut aider à changer une perversion hard en perversion soft si celui qui en souffre a réellement la volonté de changer.

La psychiatrie et la thérapie peut aussi aider la ou le partenaire du pervers en l’amenant à se libérer de la pulsion masochiste qui la (le) maintient auprès de son bourreau.

Conclusion


Pas de panique pour ceux qui font preuve d'une inventivité acrobatique et accessoirisée durant les rapports. Tout un chacun flirte avec des pratiques perverses, le plaisir sexuel n'est pas à enfermer dans des cases.

La perversion réelle est avérée quand l'individu ne peut se défaire d'un scénario immuable pour jouir et/ou fait souffrir sciemment son partenaire, ou l'utilise systématiquement comme un objet pour satisfaire ses pulsions sexuelles.


Par A.C.C.S.
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Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 23:03

LES DISPUTES

Pourquoi est-ce qu’on se dispute ?

• L’agacement n’est pas facile à vivre et nous sommes plus perfectionnistes qu’avant, nous nous agaçons dès qu’un détail n’est pas parfait.

• D’abord, parce qu’on a du mal à comprendre que la personne qu’on aime soit celle qui nous énerve le plus ! Plus les gens sont proches, plus ils nous touchent et plus leurs différences nous tapent sur les nerfs

• Parce que nous en voulons toujours plus – plus de qualité de vie, de réalisation personnelle, de confort, bref plus de tout ! – les frustrations liées au quotidien nous exaspèrent aussi plus vite.

• Plus on vieillit ensemble, plus on s’accepte.

Quelles sont les causes de disputes les plus fréquentes ?


• L’éducation les enfants
• Les relations avec les parents et beaux-parents
• Le manque de partage des tâches ménagères
• Certaines petites manies répétitives de l’autre nous horripilent (tubes de dentifrice jamais rebouchés, pieds pas essuyés avant d’entrer, le linge sale qui traine, les bruits incongrus …)
• les activités politiques, syndicales ou autres… hors du foyer
• l’ordinateur et internet
• le sexe (seulement 6 % des cas) mais 20 % des personnes interrogées avouent éviter d’en parler
• La consommation abusive d’alcool et de tabac 

Peut-on vivre en couple sans se disputer ? Ce serait plus facile.

Pourquoi un couple serait-il uniquement caractérisé par l'ordre et l’harmonie perpétuelle ? La vie commune est faite de mouvements, de désaccords et d'accord, et aussi d’un minimum d'ordre pour la rendre apaisée. Car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Autrefois, on pensait que si un couple avait peu ou pas de disputes c'était bon signe car s'opposer, était dangereux pour le couple.

Aujourd’hui, tous les professionnels en relations humaines sont d’accord pour dire que :

- Ne jamais se disputer peut être révélateur d'une résignation.
- C’est une façon de dire : "Je ne crois plus à notre couple ». « Il n'y a plus rien à faire pour que les choses s'améliorent." Chacun continue de vivre sous le même toit mais la relation est réduite au minimum.
- Les disputes sont bénéfiques et les conflits font partie de la vie du couple

Les disputes seraient donc utiles ?


1) Elles servent à garder la relation vivante :

La vie est une lutte permanente. Une relation de couple doit être dynamique pour exister. Les disputes apportent une certaine animation salutaire pour le couple.

• En évitant les affrontements nous ne sommes pas dans une relation authentique, et nous risquons petit à petit de glisser vers une indifférence dangereuse pour la vie du couple.
• Par contre, en disant notre désaccord, nous prouvons à l'autre que notre relation compte beaucoup et que nous souhaitons qu'elle reste vivante.
• Le fait de demander là l’autre de faire un peu plus d'efforts ou de lui dire que son attitude vous énerve, c’est souvent une façon détournée de lui dire que vous cherchez à améliorer votre vie ensemble parce que cette relation est importante pour vous.

2) Elles servent aussi à aider chacun à exister : Les " orages " ont un sens.

• Une attitude agressive peut être un appel. Si l’un des partenaires se sent insignifiant, il va commencer une dispute pour prouver qu'il existe. C’est une façon de dire : " Regarde-moi ! Ecoute-moi ! J’existe ! Je voudrais que tu me reconnaisses comme une personne "
• Ou bien il peut avoir l’impression que certains de ses besoins ne sont pas compris ? Le dialogue est donc très important et la dispute est peut-être le seul moyen qu’il ait trouvé pour exprimer ce qui ne va pas.
• Nous savons que nos mots révèlent notre pensée intérieure, les disputes permettent donc de se révéler à soi-même avec ses côtés cachés. Le fait d’éviter d’entamer une dispute permet de ne pas se dévoiler et de garder ces émotions refoulées car ils craignent le rejet et la rupture de la relation.

3) Les disputes servent à crever l’abcès


• Plutôt que de garder tout sur le cœur et de nourrir son ressentiment et sa rancœur, "Le conflit qui éclate permet souvent de remettre les pendules à l'heure,
• Le couple, en effet, comme tout système, a besoin d'une soupape de sécurité pour son bon fonctionnement : les disputes !
• L’arbre cache parfois la forêt, et l'on profite parfois de la dispute en cours pour dire des choses qui n'ont plus rien à voir avec son motif initial mais qu’on avait enfouies au lieu de les exprimer librement au moment des faits"», C’est ainsi que pour une banale histoire de poulet mal cuit ou de facture impayée, on reproche à sa femme son manque de désir au lit, ou à son mari son avarice… ce n’est pas forcément idéal, mais au moins l’abcès est crevé. il faudra alors plusieurs séances pour tout résoudre !

4) S’opposer à l’autre permet de construire l’identité de chacun


• Chacun de nous s'identifie en se différenciant.
• C'est parce que quelqu'un nous résiste que nous existons.
• Pour avoir conscience d'être, il faut donc un autre à qui s'opposer.
• L'autre nous révèle à nous-mêmes.
• Si les querelles conjugales sont bien gérées, elles conduisent chacun à se responsabiliser, à remettre salutairement en question ses valeurs et ses motivations.

5) C’est grâce aux conflits que nous pouvons changer et donc faire évoluer notre relation 


•  Les conflits sont des facteurs d'équilibre et de changement dans le couple
• La plupart des gens préfère maintenir l'ordre établi parce que les habitudes sont rassurantes.
• Changer, c'est aller vers l'inconnu.
• Alors nous nous opposons fortement à toute nouveauté car notre sécurité affective est en jeu.
• Nous restons sur nos acquis, même s'ils sont décevants, par peur de l'inconnu.
• Les petites disputes du quotidien construisent l’intimité du couple

Se disputer c’est donc très utile !


• Se disputer, c'est savoir exprimer sa colère sans trop de violence verbale,
• C’est savoir écouter la colère de l'autre
• C’est savoir négocier pour consolider son couple tout en se réalisant soi-même.
• Se disputer, c'est comme faire l'amour : ça s'apprend !

Y-aurai-t-il un art de bien se disputer ? Quelques recommandations de base :

1) Déculpabilisez ! Un couple qui se dispute n'est pas forcément un couple qui va mal !

2) Mieux vaut réagir rapidement avec celui ou celle dont on partage la vie afin d’éviter d’accumuler les rancœurs et de laisser monter la mayonnaise.

3) Evitez d’aller trop loin dans vos propos, la colère nous pousse parfois à dire des choses qui dépassent notre pensée et qui risquent de blesser l’autre gravement et donc de rompre le dialogue. Cad. Essayer de garder la tête froide pour dire ce qu’on a à dire mais pas plus.

4) Expliquer la nature du problème mais en parlant de votre ressenti, plutôt que d’accuser l’autre, évitez la dynamique du klaxon (tu… tu… tu…) de Jacques Salomé, dites JE...

5) Evitez les sous-entendus culpabilisants

6) Laissez votre interlocuteur répondre et exposer ses arguments.

7) Le pouvoir doit être partagé !!!
• Trouvez un terrain d’entente qui corresponde à l’accord des deux partenaires.
• Il ne faut pas oublier que la plupart du temps, chacun est sincère dans ce qu’il ressent
• que les actes reprochés ne sont pas dus à la bêtise ou la méchanceté de votre partenaire (tous les conjoints ne sont pas des pervers narcissiques…)

8) Et si l’autre « n’entend pas » votre désaccord : dites simplement votre point de vue et changez de sujet sinon vous risquez d’entrer dans un réel conflit qui serait plus difficile à résoudre. « Lâcher la raquette » le premier est un signe d’intelligence qui désarme bien souvent l’adversaire. Ainsi, votre ressenti aura été entendu.
• Ne criez pas, ça ne ferait qu’aggraver le différent.

Mais que faire si la colère de notre partenaire est telle qu’il ne peut s’empêcher de hurler ?

Utilisez la technique de la messe basse, cad. baissez d’un ton. En baissant le niveau sonore de vos propos : il n’entendra plus rien et devra en faire autant. C’est très efficace… et on se comprend mieux à 35 décibels qu’à 90 ! Et que ceux qui n'élèvent jamais la voix pour se faire entendre nous jettent le premier rouleau à pâtisserie !

Comment éviter l’escalade


• quand la moutarde vous monte au nez, changez de pièce et pensez à autre chose.
• Dépistez les pensées assassines du style : « il lèche son couteau, c’est un vrai plouc, qu’est-ce que je fais avec lui ? »,
• Et un peu d’humour quand vous êtes calmé, c’est miraculeux pour ramener le beau temps : à condition d’éviter d'en profiter pour lui lancer des piques

Est-ce qu’il y a des erreurs à éviter pour éviter le pire ?


1 - Jamais de violence physique : ça va mieux en le disant et c’est largement efficace...

2 - Evitez les accessoires : Claquer une porte peut soulager mais casser la vaisselle de belle-maman ne servira qu'à enrichir le commerce.

3 - Ne cherchez pas des alliés extérieurs : la dispute lors d'un dîner entre copains est déconseillée. Tout le monde est mal à l'aise et l'autre se sent d'autant plus humilié.

4 – Ne pensez pas à la place de l'autre : pour savoir ce que pense l'autre, mieux vaut lui demander et écouter ses réponses.

5 - Ne cherchez pas à avoir forcément raison car les torts sont toujours partagés et le « jusqu’au-boutisme » ne sert qu’à vous ridiculiser dans votre mauvaise foi.

6 - N'abusez pas du "tu" : Il serait utopique de vouloir complètement le supprimer, mais essayez plutôt d'utiliser le "je". "J'ai été blessée par tes paroles. Je ne supporte plus ce comportement." Ca change tout !

7 - Tournez sept fois votre langue dans votre bouche : avant d'utiliser des injures mettant en cause le physique, la santé mentale, les performances sexuelles et, de manière générale, tout ce qui humilie et rabaisse.

8 - N'hésitez pas à vous excuser... mais n'abusez pas trop de ce procédé. Vous finiriez par ne plus être crédible dans vos regrets.

9 - Ne menacez pas l'autre de rétorsion : La scène de ménage doit être gratuite, sans conséquences. Elle sert à remettre les choses à plat.

Conclusion


• Les disputes ne doivent pas être une lutte de pouvoir, mais un partage des pouvoirs
• Reconnaître des vérités dans les paroles de l'autre, et laisser un peu de place à l'autre.
• renoncer un peu à soi est un signe de maturité.
• Négocier lors des disputes permet d’aboutir à un compromis
• Accepter l’idée que la différence de l'autre, n’est pas contre soi, mais un enrichissement pour soi,
• Ne pas adhérer systématiquement aux idées de l'autre,
• Savoir prendre du recul et dédramatiser (quitter la pièce pour se calmer…)
• Par contre, si les disputes deviennent le seul moyen de communication, elles sont plutôt un signe de mauvaise santé du couple. Dans ce cas il faut vite consulter un professionnel du couple avant qu’il ne soit trop tard.
• Mais les couples qui ne se disputent jamais sont encore plus louches.


Par A.C.C.S.
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